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Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Pour une Sélune Libre ; Oui à l'effacement des Barrages

Mise en ligne du 16/10/2014 au 18/10/2014

pour une fois que l'on veux effacer des barrages et pas en construire de nouveaux : nous en pouvions pas ne pas mettre en place cette cyber @ction express (l'enquête se termine demain 17 octobre à 17 heures)

Bilan de la cyberaction :

1023 participants

Résultat enquête publique Sélune
http://www.manche.gouv.fr/content/download/21203/135160/file/Conclusions%20loi%20sur%20l%27eau.pdf  

Communiqué des amis de la Sélune à l'issue de l'enquête: le PDF est visible à l'adresse : http://www.cyberacteurs.org/pdf/Barrages-Selune-Communique-de-Presse-final1Dec2014.pdf  

Communiqué : nouvelle reculade de S Royal sur un en enjeu environnemental majeur : l'arasement des deux grands barrages de la Sélune remis en cause
le PDF est visible à l'adresse : http://www.cyberacteurs.org/pdf/CPAmisSeluneVisiteRoyal5decDef.pdf  

Merci à toutes celles et ceux qui se sont mobilisés pour cette action.

- Il y a eu 515 participations via le site "Pour une Sélune libre"
 www.selunelibre.org/.  

- 1023 à la pétition de cyber @cteurs alors qu'elle n'a été activée que 24 h !!!
http://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id_petition=845
 

Un grand merci aussi à Alain Uguen de cyberacteurs pour son aide et sa... cyber-réactivité ;)

Dans des conditions d'urgence bien difficiles nous pouvons nous féliciter pour ce bon résultat qui a permis de surclasser largement les amis des barrages !

Maintenant nous attendons les conclusions de cette enquête publique...

Xavier Bouchet

Présentation de la cyberaction :

Les barrages de la Roche qui boit et de Vezins sur la Sélune bloquent la libre circulation des poissons migrateurs et provoquent d'autres dommages à l'environnement naturel de cette vallée. Le projet de leur démantèlement est actuellement en enquête publique jusqu’au 17 octobre.
La Sélune est un fleuve côtier qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel. De ce fait, elle présente un intérêt halieutique et piscicole majeur. C’est d’ailleurs un des tout premiers bassins à saumon de France à avoir été classé comme cours d’eau à migrateurs dès 1924.

Les barrages hydroélectriques de Vezins et de la Roche qui Boit mesurent quelques dizaines de mètres de hauteur chacun et constituent donc un obstacle majeur à la libre circulation des espèces de poissons migrateurs. Implantés dans les années 1930, ils devaient être équipés d’aménagements techniques garantissant la libre circulation effective des migrateurs au plus tard début 1991. Or, 18 ans après, seules des études techniques ont été réalisé, démontrant l’impossibilité d’aménagement pour la montaison et dévalaison des poissons migrateurs et en particulier des saumons et des anguilles.

Le démantèlement des deux barrages permettrait la conformité avec les Schémas Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux Seine-Normandie de 1996 et 2009 ainsi qu’avec la réglementation européenne et nationale : Directive européenne Cadre Eau de 2000, loi sur l’Eau et les Milieux Aquatiques de 2006.
De même, le SAGE Sélune avait dans ses objectifs, tranché en faveur de l’effacement de ces ouvrages anciens perturbant gravement la vie aquatique. Eau & Rivières de Bretagne, membre de la Commission locale de l’eau réunissant les acteurs locaux qui a établi ce SAGE, ne peut donc que saluer cette mesure indispensable à la restauration du bon état écologique de nos cours d’eau.

Néanmoins, ce démantèlement peut se traduire par une dégradation importante de la qualité des eaux durant l'opération suite aux relargages de matières en suspension à l'aval des ouvrages. A cet égard, il est essentiel que les dispositions techniques prévues au dossier soient scrupuleusement appliquées, et si besoin est, au vu du déroulement des travaux, complétées par toute mesure indispensable à la protection du milieu à l'aval.
En outre, il est indispensable que soit assurée au quotidien la transparence la plus totale sur le déroulement des opérations, les conditions notamment de pluviométrie et de débit dans lesquelles elles sont menées, les impacts sur le milieu, et les éventuelles mesures correctives prises pour les réduire.
Sous le bénéfice de ces observations, Eau et Rivières émet un avis très favorable au projet soumis à enquête publique.
http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/media/user/File/ERB%20observations%20projet%20démantelement%20barrages%20Sélune(1).pdf  

En savoir plus
http://www.selunelibre.org  

Dossier d'enquête
http://www.manche.gouv.fr/Dossiers/L-effacement-des-barrages-de-la-Selune  

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le président de la Commission d’enquête,

De très nombreux travaux scientifiques montrent que les barrages sont une cause majeure de dégradation des fleuves et de leur biodiversité. Comme le collectif pour une Sélune Libre je pense que ces effacements sont une chance unique pour le territoire rural du sud Manche de repenser son avenir sur les plans énergétique, écologique, économique et social ou culturel.

Pour ces raisons, je vous demande, M. le président de la Commission d’Enquête, de rendre un avis très favorable au projet d’arasement des grands barrages de Vezins et La Roche qui Boit, un projet gouvernemental et citoyen juste et raisonnable.

 

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14 commentaires

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Enquête publique conjointe sur le projet de démantèlement des deux barrages de la Sélune
Les avis favorables de la Commission d’enquête ont été rendus et publiés le 28 novembre
Au préalable, il convient de rappeler que l’enquête publique conjointe concernait :

- La demande d’autorisation au titre de la loi sur l’eau,
- la déclaration de projet constatant l’intérêt général de l’opération et la mise en compatibilité des documents d’urbanisme qui en sont la conséquence,

A la lumière des éléments exposés dans chacun des rapports du 24 novembre particulièrement synthétiques et pédagogiques, dont je vous recommande la lecture, la Commission d’enquête a rendu deux avis favorables.

Le premier est favorable à la demande d’autorisation sollicitée au titre de la loi sur l’eau de l’opération de démantèlement des barrages de Vezins et de la Roche-qui-Boit sur la Sélune, et recommande que l’élaboration du Plan de Prévention des Risques d’Inondation soit engagée dans les meilleurs délais.

Le second constate l’intérêt général de l’opération et la mise en compatibilité des documents d’urbanisme qui en sont la conséquence.

Principaux points saillants rappelés par la commission d’enquête dans le rapport loi sur l’eau

La Commission rappelle :

« Les inquiétudes éprouvées et la récusation exprimée par le public par rapport au démantèlement des barrages, ne coïncident pas avec l’objet de cette enquête. Le dossier explique correctement les arguments motivant l’option retenue, son bilan coût/avantage, les enjeux environnementaux, la portée des travaux, leur incidence sur les milieux… »

La Commission d’enquête estime :

« En substituant cette enquête à un référendum, le public amalgame le projet d’arasement, décision arrêtée par la puissance publique, avec les incidences des travaux, objet de l’enquête. Méconnaissance des procédures ou exutoire revendicatif, nous décelons dans ces conduites toute la complexité de la consultation publique… »

« Le projet, tel qu’il est conçu, nous semble la seule solution viable pour atteindre les objectifs fixés par les règlements nationaux et européens. Il permet ainsi la restauration de la continuité écologique et celle de la qualité de l’eau. L’arrêt des barrages diminue à la marge le potentiel de production hydroélectrique national… »

« La crainte de voir s’aggraver le risque d’inondation mobile fortement le public. Les études démontrent que cette vision n’est pas scientifiquement fondée… »

« La qualité des eaux de la baie du Mont-Saint-Michel a tout à gagner avec l’arrivée d’un cours d’eau retrouvant sa dynamique naturelle et des eaux de meilleure qualité… »

« Nous découvrons qu’en fustigeant publiquement ce projet, certains élus s’écartent de la décision qui a été adoptée il y a plus d’un an. Alimenter l’opposition sur le terrain et élaborer simultanément des projets de reconversion, témoigne à nos yeux d’un pragmatisme audacieux. Le dossier présente les atouts des futurs lieux et nous estimons que ceux-ci permettent la création de nouvelles activités économiques et touristiques. Charge aux acteurs locaux de s’approprier cette opportunité pour dynamiser leur vallée retrouvée. Nous estimons indispensable que les élus partagent et accompagnent des projets de territoire portés avec la population locale et les structures qui la représentent. »

Principaux points saillants rappelés par la commission d’enquête dans le rapport consacré à la déclaration de projet constatant l’intérêt général de l’opération et mise en compatibilité des documents d’urbanisme qui en sont la conséquence

La Commission constate :

« Le dossier présente les enjeux et définit les modifications à apporter en fonction des travaux concernés. Les différentes phases sont décrites et leurs incidences scientifiquement analysées, en particulier la gestion sédimentaire et celle de la vidange. Nous relevons que les opérations de démantèlement sont détaillées et que la renaturation du site fait l’objet d’un examen attentif… »

La Commission estime :

« Le démantèlement des barrages relève d’une décision actée et sa réalisation reste conditionnée à la mise en compatibilité des documents d’urbanisme dont nous approuvons les modalités. Malgré la durée d’élaboration du projet, les maîtres d’ouvrage ne sont pas parvenus à convaincre la population locale ni les élus qui la représente. L’hostilité affichée par certains d’entre eux ne doit pas conduire à suspendre les décisions,.. »

« L’ensemble des études présentées et les travaux envisagés attestent de la préoccupation des maitres d’ouvrage pour préserver la ressource et l’environnement. Seule une coopération affirmée des collectivités permettra d’atteindre la réussite de ce projet qui pour l’instant demeure insuffisamment partagé… La compatibilité de l’opération avec les autres documents d’organisation territoriale prouve que ce projet allie une préoccupation environnementale avec une vision économique… »

« Cette détermination concourra à améliorer les conditions pour retrouver une Sélune vivante dans son intégralité, rétablir ses fonctions écologiques ainsi que celles du milieu hydraulique, dévoiler vingt kilomètres de vallée occultés depuis des décennies...
Cette opération ne consomme pas de surface, au contraire elle permet d’en récupérer. Son coût financier devrait permettre d’obtenir des bienfaits environnementaux, sociaux et économiques supérieurs à ceux produits par la situation actuelle. Les enjeux de ce défi imposent de patrimonaliser ces nouvelles surfaces, dont la destinée recommande au territoire recommande une mobilisation de tous ses acteurs locaux. »

Il est à noter que la notion évoquée par la commission d’enquête sur la patrimonialisation de nouvelles surfaces couvre aussi l’ensemble des autres enjeux de reconquête du patrimoine naturel liés à l’opération de démantèlement des barrages de la Sélune, digne de restauration et de conservation, en lien avec les objectifs de développement durable qui doivent être collectivement partagés et portés pour ces territoires.

Cette patrimonialisation du territoire naturel couvert par les barrages a été consolidée au fur et à mesure, à travers le processus de gouvernance de l’eau assuré par la Commission locale de l’eau, le recours juridique initié par nos structures et la décision politique de l’Etat de ne pas renouveler ces concessions.

Jean-Paul DORON
vice-président
Fédération nationale pour la pêche en France
et la protection du milieu aquatique

Pour ceux qui veulent accéder à l’ensemble des documents et des rapports :

http://www.manche.gouv.fr/Publications/Annonces-avis/Loi-sur-l-eau/Autorisation/BARRAGES-SELUNE-VEZINS-ROCHE-QUI-BOIT  

Quelques chiffres de la participation du public à l’enquête publique conjointe :

4 589 INTERVENTIONS

2 419 AVIS FAVORABLES soit 53% du total.

2 146 AVIS DÉFAVORABLES soit 47% du total.

Jean-Paul DORON
Le 29/11/2014 à 10:02:25

La FNSEA en première ligne pour la défense des barrages de la Sélune,
où la complainte de l’arroseur, arrosé…

Les agriculteurs de la FDSEA s'inquiètent des conséquences de la destruction des barrages de la Sélune et en appelle à une étude d’impact sur les activités agricoles, mais peut être conviendrait-il d’objectiver le débat et de le replacer au niveau où il devrait être. Ainsi, ne leur faudrait-il pas s’inquiéter préalablement de l’impact de l’agriculture du bassin versant sur la gestion qualitative, quantitative des eaux sur le bassin et de ses conséquences.

Dans les faits, si les inquiétudes des agriculteurs situés en aval pourraient apparaitre légitimes, les réponses ne sont pas dans le maintien des barrages mais dans l’agriculture elle-même. Pour se faire, suivant l’état des lieux et les évaluations aujourd’hui connues, il conviendrait avant toute chose que ces agriculteurs de la FDSEA en appellent à un autre modèle agricole que celui pour lesquels ils se posent aujourd’hui en innocentes victimes potentielles.

Si on se réfère à l’étude récente menée en 2012-2013 et consacrée au cas de la Sélune amont dans la mise en œuvre du programme de mesures visant l’atteinte de l’objectif du bon état des eaux fixé par la Directive cadre européenne sur l’eau : « la Sélune amont est une tête de bassin rurale peu dense mais marquée par le productivisme agricole ».

Ainsi : « Les principaux enjeux de ce bassin aujourd’hui vis-à-vis du bon état écologique portent sur l’érosion-ruissellement à l’échelle du bassin versant, la morphologie et la continuité des affluents de la Sélune. Ils sont principalement liés aux dynamiques agricoles (agrandissement des exploitations, augmentation de la part des terres labourées, nombreux travaux hydrauliques et de remembrement)…

Les principaux freins repérés par rapport aux enjeux du bassin sont…, un attentisme lié au conflit sur les barrages situés en aval et enfin et surtout une dynamique agricole qui aujourd’hui va dans le sens inverse de la préservation de l’eau et sur laquelle le monde de l’eau n’a pas prise.

Un bassin au service de cette intensification du modèle agricole où les travaux « lourds » d’hydraulique et de remembrement ont tout particulièrement touché le bassin de la Sélune amont : 80 % de la surface du bassin de la Sélune amont a fait l’objet d’un aménagement foncier entre 1967 et 2010 (source : DDTM 50). « A ces temps forts collectifs très impactant, il faut aussi ajouter la somme de microdécisions individuelles prises chaque jour par chaque agriculteur ».

Les principales conséquences rappelées dans l’étude :
- « Ce secteur présente l’une des plus faibles densités de haies du département de la Manche ;
- près de 30% du linéaire des affluents du bassin a été rectifié, plus de 40% a été recalibré, et plus de 50% des parcelles riveraines ont été drainées (plus de 1000 drains recensés, entrainant la disparition de nombreuses prairies humides et le rejet direct de particules… « Si l’essentiel des travaux de remembrement et hydrauliques a eu lieu dans les années 60 à 80, certains de ces travaux ont été réalisés depuis moins de dix ans » (constats issus du diagnostic sur l’hydromorphologie du bassin Sélune amont, Hydroconcept, 2009-2010).
- les affluents sud de la Sélune ont été beaucoup plus atteints que ceux du nord : avantagées par les conditions pédoclimatiques donc plus intéressantes pour la mise en culture et le remembrement.

Au final, cette intensification agricole et les travaux d’aménagements associés ont entrainé une augmentation du lessivage des intrants agricoles, une diminution de la capacité d’épuration du bassin et une altération des habitats aquatiques des affluents ».

Par ailleurs, l’étude souligne que : « La politique de l’eau se heurte à un triple mur agricole : la PAC, le prix du lait et du blé, les mentalités...

… Beaucoup d’agriculteurs vivent en vase clos. Leur îlot d’exploitation, c’est le centre du monde. Ils raisonnent à l’échelle de chez eux, de leurs parcelles et de leur exploitation, pas du territoire. La rivière c’est leur rivière, leur héritage, leur droit naturel. Enfants, ils y ont pêché, joué… mais adultes, c’est une contrainte dans leur système d’exploitation. Ils ont le sentiment d’une accumulation de contraintes… L’environnement c’est un mot qui fâche dans nos campagnes...

… Non sans lien avec ce conflit sur les barrages, l’enjeu est depuis au moins une décennie de fédérer les différentes collectivités du bassin de la Sélune et plus largement de la baie du Mont Saint Michel autour d’un projet commun de territoire : « il n’y a pas encore d’identité Vallée de la Sélune : l’énergie qu’il y a sur le littoral avec le tourisme du Mont Saint Michel ne rentre pas à l’intérieur des terres. On n’en est pas encore à un projet de territoire »…

… Dans cette dynamique qui dégrade la qualité des milieux aquatiques en stimulant l’arasement des haies, le retournement des prairies et l’agrandissement des parcelles, plusieurs leviers se dessinent qui pourraient entrainer soit une accélération de ces tendances défavorables aux milieux et à l’emploi, soit au contraire un renversement, selon la manière dont ces leviers sont saisis ou pas par les politiques publiques »

Ainsi il ne peut être accepté qu’un modèle agricole instrumentalise les barrages de la Sélune, depuis longtemps transformés en vastes bassins de décantation et de rétention, au service d’une dynamique agricole qui continue à aller dans le sens inverse de la préservation de l’eau.

En effet, avec une approche restrictive de court terme, les arguments développés par la FDSA en faveur des barrages se heurtent aux conséquences directes de cette agriculture sur les premières victimes que sont les agriculteurs eux-mêmes.

Pour conclure, les agriculteurs doivent prendre la mesure des impacts actuels de leur activité et des enjeux liés à la reconquête de leur vallée. Ce n’est certainement pas le maintien des barrages de la Sélune qui répondra à terme à leurs préoccupations et à la viabilité de leur activité économique.

UDI ECO 50
Le 10/11/2014 à 01:16:18

Non l'effacement des barrages ne seras pas une reconquète pour les poissons migrateur.
En effaçant ces barrages vous vous engagez dans une action don vous ne maitrisez pas le coût réel de ce démentèllement et remise en état de la vallée pour la rendre attrayante économiquement.
Ce projet doit être de nature examplaire selon les dire du gouvernement précédent.
Je crains fort que lorsque ces barrages auront était supprimer l'état se désengage de ce projet et, demande aux collectivités local de prendre le relais de réhabilitation.
Vous connaissez les finances local? Il n'ya plus d'argent dans les caisses et ces collectivités sont endettées pour plusieurs décennies.
Ce projet est un abime sans fin au niveau financier.
Vous allez mettre en péril toute une vallée pour le plaisir de quelques prise de poisson. Mais

un anonyme
Le 07/11/2014 à 19:26:22

Je viens de lire vos commentaires sur l'arasement des barrages.
Le commentaire inscrit selon vous par UDI 50 est faux....archi faux.
Je suis le référent UDI écologie dans le 50 et vous demande de bien vouloir faire paraitre un démenti immédiatement.
Merci

Pierre Juhel
Le 07/11/2014 à 16:01:43

N'est pas pu participer car reçu le message trop tard.
Désolé donc mais espérant que ça serve de leçon pour donner plus de temps de s'organiser afin d'être le plus efficace possible.
Bravo à l'équipe pour les plus de mille signatures en espérant que ça suffise.

Didier V.
Le 26/10/2014 à 09:03:34

Plus encore que sur les cours d'eau, un barrage au situé au débouché vers l'océan est aujourd'hui reconnu comme un obstacle qui bloque la continuité écologique et sédimentaire et génère des dysfonctionnements importants sur le bassin versant. Il est temps que ces ouvrages soient aménagés ou arasés ...
Esteb

Esteb
Le 23/10/2014 à 15:04:23

non au barrage, oui au lux de la vie et aux ressources naturelles, les vraies !

novi
Le 22/10/2014 à 12:32:39

Merci d'avoir pris le temps de me répondre aussi longuement. Il est certain que je n'ai pas une connaissance totale de la situation de ces lieux, berceau de ma famille (mes grand-parents étaient riverains de la Sélune, à Ducey, et ont subi un grand nombre de crues). J'espère que l'avenir donnera raison à votre explication...

Sandrine D'Hooge
Le 22/10/2014 à 10:22:23

Je vous rassure, vous n'êtes pas la seule à connaître les barrages de la Sélune mais visiblement votre analyse apparait pour le moins inexacte.
L'économie du tourisme que vous évoquez demeure limitée pour plusieurs raisons. La première est liée au contexte physique avec peu d'accès, voir des accès bloqués par des riverains qui se sont "appropriés" les retenues, en y interdisant l'accès. Telle est l'une des tristes réalités locales, comment alors pouvoir parler de développement touristique.
Par contre, la réouverture des 20 km de vallée en domaine public peut largement permettre au public de se réapproprier et partager un espace naturel retrouvé !
En ce qui concerne les inondations, pour avoir une véritable efficacité en matière d'écrêtement des crues, il conviendrait que la retenue soit maintenue abaissée pour permettre un stockage "tampon". Or dans les faits et si on s'appuie sur le retour d'expérience de la crue de 2000, une des plus importantes connues localement et ayant impacté notoirement Ducey, il doit être rappelé que cette crue a été amplifiée par une mauvaise gestion des barrages qui, cette
année-là, n’a pas été efficace.

Autre élément qu'il convient de rappeler, c'est la situation juridique liée aux ouvrages pour laquelle une décision de justice est intervenue, avec échéance au 31 décembre 2013.

Dans le détail :

Rappel du contexte :

Depuis 1924 et le classement par décret de la Sélune au titre de la libre circulation des poissons migrateurs, le barrage de La-Roche-Qui-Boit construit entre 1915 et 1919 devait se mettre en conformité. Par ailleurs à l’époque, le projet de barrage de Vezins devait intégrer cette législation. Déjà, l’impossibilité technique est relevée et les ouvrages non conformes. En 1986, un arrêté ministériel donne 5 ans à EDF pour se conformer à ses obligations… Toujours sans effet ! Depuis, face aux graves perturbations environnementales qui ont amené l’homme à protéger ses ressources et renforcer ses politiques environnementales, et face aux considérations économiques et techniques liées au renouvellement des concessions des ouvrages, le projet d’effacement des deux barrages a vu le jour.

Un choix réglementaire

Il faut le rappeler, cette décision est avant tout une décision ministérielle annoncée le 13 novembre 2009 à Lisieux par Mme Chantal JOUANNO, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, à l'occasion du lancement du plan d'action national pour la restauration de la continuité écologique des cours d'eau. L'opération d'effacement des barrages et de renaturation de la Sélune a été ensuite inscrite dans la "convention d'engagement pour une hydroélectricité durable et cohérente avec la restauration des milieux aquatiques suite au Grenelle de l'Environnement", signée le 23 juin 2010 entre l'Etat et 17 partenaires (notamment associations d'élus, associations représentatives de l'hydroélectricité, principaux producteurs hydroélectriques et certaines associations de protection de l'environnement).

Cette décision a été prise en considérant et en respectant le cadre juridique, réglementaire et environnemental trop souvent ignoré et bafoué, à savoir :

- la Sélune est une rivière classée au titre de l’article L. 432-6 du code de l’environnement par décret du 23 février 1924,
- l’arrêté ministériel du 2 janvier 1986 fixe les espèces pour lesquelles ce classement est effectif : à l’aval de sa confluence avec la Gueuche pour les espèces Saumon atlantique, Truite de mer, Truite fario, Anguille d’Europe, Brochet, Lamproie marine, Lamproie fluviatile,
- la Sélune est une rivière réservée au titre de la loi du 16 octobre 1919 en aval du barrage de La Roche-qu-Boit,
- le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux du bassin Seine-Normandie de 1996 visait déjà l’effacement des barrages de la Sélune,
- la Sélune et ses affluents sont classés zone d’action prioritaire en application du Règlement « anguille » n°1100/2007,
- le SAGE Sélune préconise de restaurer l’axe migrateur à la fin de la concession des barrages hydroélectriques de Vezins et de La-Roche-Qui-Boit,
- Après plus de 24 ans de non-respect de ses obligations, sur la base d’un contentieux engagé par nos structures (Union régionale des fédérations de Bretagne – Basse-Normandie – Pays de la Loire et fédération de la Manche pour la pêche et la protection du milieu aquatique) la cour d'appel administrative de Nantes, dans un arrêt en date du 19 octobre 2010, a mis en demeure l'exploitant (l'Etat désormais pour Vezins) de rétablir la libre circulation des poissons migrateurs pour fin 2013,
- …
Un choix économique

Les solutions de substitution à l’effacement des barrages sont formelles, elles sont trop contraignantes économiquement. Sur un cycle de 35 ans, la perte de production associée aux coûts de restauration et entretien des ouvrages représenterait une perte économique supérieure à 19% de la production théorique pour le concessionnaire. De plus, les mesures nécessaires à l’atteinte des objectifs de bon état de la Sélune et ses affluents seraient trop contraignantes pour les acteurs économiques de la vallée. Aujourd’hui, déjà, agriculteurs et industriels remettent en cause en permanence le SDAGE, y compris en comité de bassin lorsqu’il s’agit de voter les amendements au futur SDAGE… Ils disent le SDAGE trop contraignant. Un SAGE retenant une solution autre que l’effacement des ouvrages serait inévitablement voué à l’échec !

Le risque « inondation »

Les ouvrages de La Roche-qui-Boit et de Vezins avaient essentiellement un rôle de production hydroélectrique. Comme les études l’ont démontré, ils n’ont aucun rôle dans la gestion des inondations. Leur donner un tel rôle serait même dangereux pour les deux barrages. D’une manière générale, les risques liés aux inondations sont dus à des problèmes d’urbanisme et d’utilisation des sols. « L’inondation » est un phénomène naturel et tient un rôle majeur dans le cycle « de vie » des cours d’eau. La création des barrages a accentué le risque d’inondation en amont (retenue). Retrouver un fleuve avec un lit mineur et un lit majeur fonctionnels (jouant un rôle tampon lors des crues) améliorera au contraire la gestion du risque inondation et la reconquête de zones naturelles d’expansion des crues, seules capables de limiter et réduire les risques.

Les objectifs Directive Cadre sur l’Eau

La présence des barrages remet clairement en cause l’atteinte du bon état écologique prévu par la DCE et le SDAGE en 2021. Les efforts nécessaires pour compenser les effets des barrages ne seraient pas supportables et réalisables pour les acteurs économiques concernés. Il est nécessaire également de prendre en compte les prévisions liées au réchauffement climatique. Eutrophisation et évaporation ne cesseront d’augmenter… Les effets « retenues », déjà marqués par les activités anthropiques, seront donc plus forts. Les habitants percevront ces installations comme des nuisances et les agriculteurs et industriels, qui jusqu’à présent se sont peu souciés de leur impact sur l’environnement, ne pourraient plus pratiquer ou développer leur activité sous les contraintes du SAGE. Encore une fois, la solution d’effacement est la seule qui ne compromet pas la réalisation des objectifs d’atteinte du bon état écologique des eaux.

Obstacle à la continuité écologique et au développement du territoire

En cas de maintien des barrages, aucune solution ne permettra la continuité, à la fois écologique mais aussi sédimentaire. Il n’existe pas de technique autre que permettant de rétablir la continuité l’effacement sur de tels ouvrages. La problématique de la gestion du sédiment lors des vidanges prouve bien à quel point il est compliqué de respecté la continuité sédimentaire et à quelle vitesse ceux-ci s’accumulent… D’autre part il y a un véritable enjeu « migrateurs » sur la Sélune et ses affluents. Les barrages de La Roche Qui Boit et Vezins ont trop longtemps bloqué et menacé une faune emblématique et patrimoniale. Une solution, bien que coûteuse et moyennement efficace, puisse être proposé pour assurer la montaison des poissons. En revanche il n’existe pas de solution pour la dévalaison ni pour la restauration des habitats et frayères détruits par l’emprise des barrages.

De même, il n’existe pas de solutions quant au rétablissement de la continuité terrestre des usagers potentiels face aux problèmes d’accès aux lacs posés par les différents obstacles existants, d’un site cependant issu du domaine public.

En conclusion, il apparait clairement que la solution d’effacement des barrages est une solution d’avenir. Aujourd’hui, la Sélune, son fleuve, sa vallée et ses territoires font l’objet d’une démarche concertée dans un cadre « durable » alliant environnement, économie et société. Sa mise en place fut longue et mouvementée. Demain, la reconquête de la vallée et de ce lieu de vie retrouvé portera un véritable projet de développement durable.

Ainsi « La Sélune » sera un exemple et une voie à suivre pour nos concitoyens concernés eux aussi par un contexte similaire et se questionnant sur l’avenir de leur territoire. C'est une étape historique dans la concrétisation des volontés et politiques environnementales de ces dernières générations pour laquelle la vallée de la Sélune en baie du Mont-Saint-Saint-Michel sera l'ambassadrice.

UDI ECO 50
Le 21/10/2014 à 22:08:05

Oui, mais... Tout n'est jamais blanc ou noir. Dans ce cas précis, que je connais assez bien, depuis le temps, une économie du tourisme s'est créée autour des retenues d'eau. Ce qui est bien appréciable dans un contexte économique difficile. De plus, les barrages ont permis de réguler les crues de la Sélune, mesure indispensable pour les riverains.
La Sélune est toujours une rivière à Saumon de 1ère catégorie, preuve que les poissons ont trouvé le moyen de monter les échelles prévues pour eux.
Alors pourquoi vouloir revenir en arrière et à nouveau tout détruire ? Surtout dans un contexte où il faudrait augmenter les sources d'énergie renouvelable ? J'ai du mal à comprendre...

Sandrine D'Hooge
Le 20/10/2014 à 19:13:46

C'est bien de revenir en arrière sur une erreur telle que celle ci.

berthet bondet
Le 19/10/2014 à 23:19:49

restons vigilants !!

herrault
Le 17/10/2014 à 08:31:10

Merci à cyberacteur pour cette action!
Ces effacements de barrages sont non seulement une chance extraordinaire pour la Sélune, son environnement et toute cette région, mais c'est aussi un précédent et un exemple de renaturation des rivières au moment où elles sont gravement menacées par de nombreux projets, notamment pour l'irrigation et où la société civile se mobilise, comme au Testet contre le projet de barrage de Sivens. Cela nous aidera à faire face à une violente répression et à une propagande ignoble. Des pratiques insupportables dans un état de droit!

Xavier Bouchet
Le 17/10/2014 à 04:29:51

Il était temps !!

Mobilisons nous !!!

URGENT

FARINEAU Philippe
Le 16/10/2014 à 18:58:08

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