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Bilan de la cyberaction : Celtique Energie veut forer à Noiraigue

Mise en ligne du 30/08/2013 au 28/03/2014

Le 12 août dernier, le directeur général de Celtique Energie a écrit une lettre aux habitants de Noiraigue, dans le canton suisse de Neuchâtel (voir pièces jointes), en les invitant à une exposition qui se tiendra au Centre Sportif du Val-de-Travers, à Couvet, vendredi 30 août de 14h-20h et samedi 31 août de 10h à 16h *.
Il propose également de faire des commentaires à l'adresse mail : office@tbf-consulting.com
Le Collectif Val de Travers "Non aux forage d'hydrocarbures" vous propose de participer une "cyber-action"
https://www.facebook.com/collectif.valdetravers?hc_location=stream

Bilan de la cyberaction :

2745 participants

Neuchâtel : moratoire contre les forages
Le projet de loi imposant un moratoire de 10 ans sur les forages

dans le canton de Neuchâtel est sous toit

La commission des pétitions et des grâces du Grand Conseil a rendu son rapport. Elle a décidé de donner suite à la pétition « Non au forage d’hydrocarbures dans le Val-de-Travers », déposée en septembre dernier par un collectif citoyen avec plus de 10’000 signatures, en proposant un projet de loi interdisant tout forage destiné à la recherche de gaz ou de pétrole pendant 10 ans, et ceci sur l’ensemble du territoire neuchâtelois.

Le rapport de la commission a été accepté par 9 voix contre 1 et 1 abstention. Le projet de loi « permet d’apporter une réponse adéquate et rapide à la question et d’éviter que le débat ne s’enlise« , indique la commission, présidée par la socialiste Sylvie Fassbind-Ducommun, mais à majorité de droite. Si celle-ci « n’a pas jugé nécessaire de requérir l’avis d’experts en la matière afin de se prononcer« , elle estime néanmoins que « prendre le risque de pratiquer un forage exploratoire d’hydrocarbures traversant la couche aquifère et provoquer une éventuelle pollution importante des réserves en eau, malgré les garanties émises, apparaît à la commission comme étant disproportionné en rapport au gain espéré. »

Le terme du moratoire est fixé à 2024. Pour que le moratoire puisse s’appliquer aussi au forage que Celtique Energie souhaite réaliser à Noiraigue – un projet qui est à l’origine de la pétition – une disposition transitoire a été prévue, indiquant que le moratoire « est applicable à tous les permis de recherche délivrés et à toutes les concessions existantes au moment de son entrée en vigueur. »

Le Grand Conseil devra donner son aval lors d’une session ultérieure. D’ici là, la commune et le canton auront peut-être fait part de leur décision sur le projet de Celtique, qui n’a pas encore fait l’objet d’une demande formelle de permis de construire. A mi-janvier, les représentants du groupe britannique regrettaient dans nos colonnes »n’avoir pas été consultés par la commission avant leur décision de proposer un projet de loi ».

Le projet de loi ne concerne pas uniquement le controversé gaz de schiste, que Celtique a d’ailleurs toujours contesté vouloir rechercher sur sol neuchâtelois, mais tout type d’hydrocarbures.

Présentation de la cyberaction :

Comme vous l'avez appris par la presse, l'entreprise Celtique Energie envisage d'effectuer à Noiraigues, dans le canton de Neuchâtel (CH) un forage d'exploration en quête d'hydrocarbures. Cette société, qui date de 2006, possède des permis tous localisés en Europe, et elle n'a pas, à ce jour, conduit de travaux de forages. La responsabilité des membres est limitées et le Capital de la société est de 1000 Livres réparti en 100 000 actions d'une valeur nominale de 0,01 Livres anglaises chacune.
Voir les statuts de l'entreprise aux pages 48 et suivantes du document PDF:
http://nonaugazdeschistelyon.files.wordpress.com/2011/05/permis-moussic3a8res.pdf  

Le forage prévu à Noiraigue vise à priori un gisement non conventionnel, où les hydrocarbures sont piègés dans la roche-mère, faiblement poreuse, en principe plutôt du gaz (tight gas), récupérable avec la méthode de la fracturation hydraulique, si l'on en croit l'annonce faite par Celtique Energie à ses actionnaires. Or cette entreprise n'a pas fourni les mêmes informations aux autorités neuchâteloises, annonçant à ces dernières son intention de chercher des gaz conventionnels. Tout forage comporte des risques, notamment celui de polluer la nappe phréatique. Les eaux souterraines du Val-de-Travers permettent d'alimenter une bonne partie de la ville et du canton de Neuchâtel et une pollution de ce réservoir serait catastrophique.

* http://www.arcinfo.ch/fr/regions/canton-de-neuchatel/celtique-energie-ecrit-aux-habitants-et-propose-une-exposition-556-1211856  

L'impossibilité de traiter de manière satisfaisante les eaux d'un forage gazier ou pétrolier dans les structures existantes du Canton de Neuchâtel, comme en Suisse de manière générale, le bruit et la pollution générée par un forage à quelques dizaines de mètres des habitations du village de Noiraigue, le trafic de camions empruntant la seule route disponible dans une vallée encaissée, la proximité du haut-marais des Sagnes Rouges, protégé par l'Ordonnance 451.32 sur la protection ds hauts-marais et des marais de transition d'importance nationale du 21 janvier 1991 (Etat le 1er janvier 2008) et de
l'Areuse, les risques de fuites, de débordement des bassins, de tremblement de terre, voir de blow up, (pour n'évoquer que les risques et aléas à courts terme) etc., font de ce projet une hérésie environnementale.

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur,

Je tiens à vous informer de ma totale opposition au forage exploratoire que l'entreprise Celtique envisage à Noiraigue. Quels que puissent être les résultats de l'étude d'impact que votre entreprise a elle-même mandaté, je partage les inquiétudes des responsables de l'approvisionnement en eau d'une grande partie du canton de Neuchâtel, des autorités du Val-de-Travers, des habitants de Noiragues dans leur grande majorité, et du collectif Val de Travers "Non aux forage d'hydrocarbures".

Je réprouve vivement, par ailleurs, le manque de transparence sur les annonces de la nature du gisement visé par votre entreprise et sur les techniques envisagées, le cas échéant, pour une exploitation dans le cadre du permis du Cygne Blanc ; je dénonce enfin l'information tronquée que vous délivrez à la fois aux autorités et aux habitants du canton de Neuchâtel.

Au vu de ces considérations, et dans le contexte global du réchauffement climatique, sachez qu'une seule voie me parît digne d'être suivie par notre pays comme par l'ensemble des nations : celle de la sobriété énergétique.

Recevez, Monsieur Bohrer, ainsi que les membres de votre société, mes salutations.

 

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4 commentaires

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Celtique n'a pas obtenu gain de cause à Neuchâtel. Voir l'article sur le site ci-après :
http://stopgazdeschiste.org/2013/11/06/suisse-le-canton-de-neuchatel-ne-veut-pas-du-gaz-de-schiste/  

La France saura-t-elle se préserver ?

PS.- vérification anti-robot pas idéale avec des mots anglais et des écritures parfois peu lisibles

Jacqueline Bonnefoy-Claudet
Le 18/11/2013 à 08:45:26

Un dossier vient d'être déposé. L'enquète publique est ouverte pour 1 mois. Les conclusions seront rendues en janvier 2014. Mobilisez-vous...
Cette société a constaté l’opposition au recours aux énergies fossiles, et feint de ne pas en comprendre les raisons, sinon elle aurait utilisé ses ressources à l’économie d’énergie. Elle compte justifier son forage par les besoins à venir et l'indépendance énergétique de la Suisse. Hors le besoin en énergie ne justifie pas le recours aux énergies fossiles. Le lien entre effet de serre et changement climatique étant prouvé, le risque est suffisamment important pour que nous mettions notre aptitude et notre capacité actuelle d’adaptation à nous en préserver en évitant d’ajouter le carbone fossile au carbone de la biosphère.
La Suisse, pas plus qu’un autre endroit n’est un sanctuaire à l’abri des changements climatiques, mais, comme tout état disposant de moyens et de choix, elle en est politiquement et moralement coresponsable. Quant à la pérennité des besoins, la prise de conscience sur constats avérés doit aider au changement de modèle culturel, technique et économique. Redéfinissons la notion de besoins.
Utiliser les ressources locales pour éviter l’impact transport ne suffit pas. D'un point de vue énergétique, c’est le rapport entre énergie globale pour (extraction + transport + stockage + distribution + consommation) sur énergie utile qu’il faut prendre en compte et y ajouter les risques physico-chimiques, techniques, sanitaires et environnementaux. Préférer la non dépendance tout court à la dépendance, en redéfinissant la notion de besoins, comme en diminuant nos besoins.
Cette société prétend trouver du gaz, donc le coefficient CO2 serait plus favorable que pour le fuel. Mais ce facteur plus favorable cache celui moins favorable des risques de fuite, dispersion. Le gaz nécessite des unités de compression et liquéfaction bruyantes, énergivores. Le risque est proportionnel au volume et au temps.
L'étude de risque et d'impact n'empêche pas la prise de risque, et lorsqu'il se concrétise par un accident, les victimes doivent toujours faire la preuve de cause à effet. Et lorsque ce lien de responsabilité est établi, il n’y a plus personne pour réparer ou indemniser correctement. Qui rembourse la progression des maladies tropicales, les dégâts causés par les super-typhons, les supers grêlons...
Cette étude propose magnificence industrielle aux parfums d’hydrocarbures limitée, aux risques chimiques et environnementaux maîtrisés contre richesse faunistique et végétale, beauté des paysages naturels, charme de la vie locale. Dans quel environnement faut-il souhaiter vivre ?
Que vaut l’économie sans l’homme, voire contre lui et la nature ?
Quel cataclysme climatique, quel accident industriel majeur, quelle preuve environnementale supplémentaire faut-il encore pour une prise de conscience que le modèle consumériste actuel compromet la vie sur notre planète ?
Ne trouvez-vous pas que cette proposition de forage est à l’opposé de l’image traditionnelle et historique donnée par le nom de l’entreprise "Celtique Energie" ?
Comment un pays comme la Suisse qui a su maintenir la préférence au transport ferroviaire pourrait-il, à l'heure de la transparence, tourner le dos à des choix écologiques universels ?

Arduynna
Le 17/11/2013 à 00:23:00

Il y a toujours urgence à ne rien laisser faire
lorsque la nature et la collectivité ont plus
à y perdre qu'à y gagner...

stoppeur
Le 02/09/2013 à 13:12:54

Le vocable autour du mot « Celte » associe une tradition millénaire écologique que je ne reconnais pas dans l’exploitation de sources de carbone fossile préjudiciables à l’avenir de la planète.

Arduynna
Le 02/09/2013 à 12:47:12

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