actualité écologie

Journal des Bonnes Nouvelles

Les amis des 150

22 V'là les acteurs des transitions

Bonne année 2025

33è anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl

météo

APPEL : Les petits pas ne suffisent pas

PROJECTION DU FILM UNE FOIS QUE TU SAIS

vacances de votre animateur

Ne laissez pas vos appareils en veille

Cyberaction N° 852: Refus du CETA Bravo et Merci au Gouvernement wallon

Le Gouvernement abandonne le projet de Notre Dame des Landes

Jour du dépassement : Pourquoi le recul cette année du 'jour du dépassement' est un trompe-l'œil

2024 année délicate

SPAM etc...

2023 l'année des droits

EPR : Echec Prévisible de la Roulette Russe

On l'a dans le BABA

AG Cyberacteurs

image vide cyberacteurs
image vide

Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Charente-Maritime consultation publique sur vénerie sous terre du blaireau

Mise en ligne du 16/05/2026 au 01/06/2026

Malgré la suspension et l'annulation de son arrêté du 24 mai 2022 (en ce qu'il méconnait l'article L.424-10 du code de l'environnement) et la suspension de son arrêté du 31 mai 2024 par le tribunal administratif de Poitiers, la préfecture de Charente-Maritime propose à la consultation du public un projet d’arrêtérelatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 1er juin 2026 au 12 septembre 2026.

Bilan de la cyberaction :

865 participants

Consultation terminée

Présentation de la cyberaction :

La préfecture a publié une note de présentation.
AVES France vous invite à vous opposer à ce projet d’arrêté jusqu’au 28 mai 2026.

Important : pour que votre avis soit pris en compte, utilisez nos arguments pour rédiger une réponse personnalisée.
Modalité de réponse à cette consultation :
par e-mail : ddtm-rcfs@charente-maritime.gouv.fr.  
Objet : Projet d’arrêté relatif à l’exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 1er juin 2026 au 12 septembre 2026
jusqu'au 28 mai 2026
Précision importante : tout le monde a le droit d’exprimer son avis sur ce projet d’arrêté, quel que soit son département de résidence.

Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime,  
Malgré la suspension et l'annulation de votre arrêté du 24 mai 2022 en ce qu'il méconnait l'article L. 424-10 du code de l'environnement et la suspension de votre arrêté du 31 mai 2024 par le tribunal administratif de Poitiers, la Direction départementale des territoires et de la mer de Charente-Maritime propose à la consultation du public un projet d’arrêté relatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 1er juin 2026 au 12 septembre 2026.
Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.

SUR LA FORME :
Avant toute chose, je dois vous avouer ma surprise de voir quels moyens la préfecture de la Charente-Maritime met pour autoriser l'ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau, alors que vous écrivez : "Il n’y a plus que 5 équipages en Charente-Maritime. Pour 2025, sur la période autorisée seulement 9 blaireaux ont été prélevés par un équipage." Cette attitude est incompréhensible de la part d’un préfet dont la fonction est définie par l’article 72 de la Constitution de la Cinquième République : « dans les collectivités territoriales de la République, le représentant de l’État, représentant de chacun des membres du Gouvernement, a la charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois. » Votre rôle est de défendre l'intérêt général et le respect des lois, et non de défendre les intérêts particuliers d'un petit groupe de chasseurs. 

Votre note de présentation est une longue succession de charges contre le blaireau pour tenter de justifier votre projet d'arrêté, mais sa longueur n'apporte toutefois aucun élément de preuve. Elle s'appuie sur des données invérifiables provenant  de la fédération des chasseurs et de la chambre d'agriculture, sans jamais être étayées de preuves (notamment en ce qui concerne les dégâts). 

Vous rappelez en introduction à votre note de présentation que : "En application de l’article R424-5, le préfet peut, sur proposition du directeur départemental des territoires et de la mer, et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) et de la fédération des chasseurs, autoriser l'exercice de la vénerie du blaireau pour une période complémentaire à partir du 15 mai et jusqu’à l’ouverture générale de la vénerie du blaireau (15 septembre)." Pour semer le doute dans la tête du contributeur, vous affirmez même que : "le Conseil d’Etat a rejeté la requête des associations AVES France, ASPAS et One voice visant à obtenir l’abrogation de cet article R. 424-5 du Code de l’environnement et a confirmé que la vénerie sous terre est un mode de chasse et que la période complémentaire doit être autorisée par le Préfet du département." Or, le conseil d'Etat rappelle dans son ordonnance que les chasseurs ont interdiction de tuer les petits blaireaux, conformément aux dispositions de l’article L. 424-10 du Code de l’environnement. D'ailleurs, de nombreux tribunaux administratifs sanctionnent désormais les arrêtés autorisant l'ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau pour méconnaissance de l’article L. 424-10 du code de l’environnement.

Concernant la contradiction entre l’article R. 424-5 du Code de l’environnement et l’article L. 424-10 du même code, de plus en plus de tribunaux sanctionnent les préfectures qui autorisent des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, pour méconnaissance de l'article L. 424-10 du code de l'environnement. Par deux arrêts du 24 février 2026, la Cour administrative d’appel de Bordeaux s’est prononcée sur le principal moyen mobilisé par les associations à l’encontre des arrêtés préfectoraux autorisant des périodes complémentaires de vénerie sous terre (VST) du blaireau : leur méconnaissance de l’article L.424-10 du code de l’environnement, interdisant la destruction des « petits » des mammifères chassables. Pour la première fois, une juridiction d’appel a considéré qu’eu égard à l’objectif d’équilibre agro-sylvo-cynégétique posé par l’article L. 420-1 du code de l’environnement, il y a lieu d’entendre par « petits de tous mammifères » le petit qui n’a pas atteint une autonomie et qui n’est pas capable de survivre seul sans dépendance de sa mère. Un tel état ne devant être assimilé, ainsi que la cour le précise, ni à la période de sevrage ni à la maturité sexuelle du mammifère.

La vénerie sous terre est une technique de chasse aveugle qui consiste à envoyer un chien dans le terrier pour acculer les blaireaux, puis détruire leur habitat pour les en extraire avant de les tuer. Dans plusieurs départements, la transmission par l’administration des chiffres des prises de blaireaux a prouvé que la vénerie sous terre conduit à la destruction des terriers et de l’ensemble de ses occupants, y compris des jeunes de l’année, dépendants et qui n’ont évidemment pas pu se reproduire. Le pourcentage de jeunes tués lors des opérations de vénerie sous terre peut dépasser 45% ! Elle s’ajoute à une mortalité déjà élevée chez les blaireautins. Etonnamment, cette donnée essentielle n'a pas été fournie aux contributeurs dans votre note de présentation qui fait pourtant 13 pages et qui est en totalité consacrée à ce sujet. 

Vous citez le rapport du sénateur Pierre Cuypers, sénateur qui n’a jamais caché sa proximité avec le lobby cynégétique et qui a rendu un rapport à charge contre le blaireau, rapport qui a été dénoncé par plusieurs de ses collègues, mais également par l’ANSES. Le Sénateur Arnaud Bazin a interrogé l’ANSES suite à la publication de ce rapport. Dans sa réponse, l’ANSES a rappelé que la lutte contre la tuberculose bovine ne justifie pas l’élimination préventive du blaireau. La Dordogne expérimente actuellement la vaccination des blaireaux pour lutter contre la tuberculose bovine, suite au succès de ce programme en Irlande. D'ailleurs, la présence de foyers de tuberculose bovine dans votre département devrait être un argument pour interdire la vénerie sous terre sur l’ensemble de votre territoire, et non un argument pour en autoriser l’ouverture anticipée. La vénerie sous terre est d'ailleurs interdite sur les 136 communes à risque tuberculose bovine sur 462 communes que compte votre département. En effet, la vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit la vénerie sous terre du blaireau pour protéger les chiens.

Vous vous hasardez à faire des estimations de populations de blaireaux sans avoir de données pertinentes pour démontrer que la vénerie sous terre n'est pas de nature à mettre en danger les populations de blaireaux de votre département. Vous vous appuyez sur des données officielles anciennes, qui ont été collectées il y a entre 15 et 25 ans ! Les autres données proviennent de la fédération des chasseurs. Outre le risque d'insincérité des données produites, les chasseurs ayant tout intérêt à multiplier le nombre de blaireaux présents sur leur territoire, leurs méthodes de comptage n'ont aucune valeur scientifique. Mais si vos méthodes de calcul sont contestables, la principale illégalité de votre projet d'arrêté repose sur le fait que vous n'êtes pas en capacité de démontrer que l'ouverture d'une période complémentaire de vénerie sous terre est indispensable dans votre département. Je vous rappelle que la vénerie sous terre peut être pratiquée légalement de mi septembre au 15 janvier chaque année, et que son ouverture anticipée doit être justifiée par autre chose que l'envie d'un groupe de chasseurs de pratiquer une chasse de loisir avant l'ouverture générale de la chasse. 

Pour en revenir aux données qui vous ont été transmises par les chasseurs de votre département, vous expliquez qu'en 2023, "la FDC a menée une enquête sur 29 communes durant 11 semaines. Le but était d’inventorier les terriers avec et sans présence de blaireau. En 2024, l’enquête a été réalisée sur 16 communes sur un autre secteur, durant 11 semaines." En ayant "enquêté" dans 45 communes sur les 462 que compte votre département, les chasseurs ont pu estimer une population de blaireaux entre 6000 et 9000 blaireaux. La vérité est que votre administration n'a aucune idée du nombre de blaireaux présents sur son territoire et qu'elle cherche juste à autoriser par tous les moyens l'ouverture anticipée de la vénerie sous terre réclamée par les 5 équipages de votre département.

Vous sous-entendiez dans la note de présentation 2025 que depuis que vos arrêtés sont attaqués et que les périodes complémentaires sont réduites, vous êtes contraints de prendre plus d'arrêtés de destruction administrative. Or, pour la saison 2025-2026 dont la période complémentaire n'a pas été suspendue, 14 arrêtés ont été pris pendant la période complémentaire et 43 blaireaux on été prélevés, alors que seulement 9 blaireaux ont été prélevés par la vénerie sous terre. C'est bien la preuve que la vénerie sous terre est une chasse de loisirs et non une chasse de régulation, d'autant plus qu'elle est interdite sur 30% de votre territoire pour des raisons sanitaires.  

L’article 9 de la Convention de Berne n’autorise les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées qu’« à condition qu’il n’existe pas une autre solution satisfaisante et que la dérogation ne nuise pas à la survie de la population concernée pour prévenir des dommages importants aux cultures, au bétail, aux forêts, aux pêcheries, aux eaux et aux autres formes de propriété ». Pour être légales, les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux blaireaux doivent être justifiées par trois conditions, devant être cumulativement vérifiées : la démonstration de dommages importants aux cultures notamment ; l’absence de solution alternative ; l’absence d’impact d’une telle mesure sur la survie de la population concernée. L’exercice récréatif de la chasse est exclu. Or, la note de présentation n’apporte aucun élément pour justifier cette période complémentaire. Elle ne fournit aucune estimation fiable des populations de blaireaux dans le département, ni aucun rapport de dégât de blaireau (seuls des chiffres démesurés et invérifiables sont avancés). Par ailleurs, vous rejetez la mise en place de mesures préventives qui pourraient facilement solutionner les rares dommages causés par ces animaux. Dans ces conditions, rien ne justifie la période complémentaire de vénerie sous terre du blaireau et le projet d’arrêté est donc entaché d’illégalité. 

Vous affirmez que : "Dans le département de la Charente-Maritime, cette date est repoussée au 1er juin afin de permettre une meilleure émancipation des jeunes blaireaux." Pourtant, de l’avis de l’ensemble de la littérature scientifique, le blaireau est un « petit » tout au long de sa première année de vie. Le sevrage des blaireautins n’est que le passage d’une alimentation lactée à une alimentation solide, généralement fournie par la mère blairelle. Cette étape alimentaire n’a aucun rapport avec le passage à l’âge adulte des blaireautins, lesquels demeurent pleinement dépendants de leur mère jusqu’à la fin de leur premier automne. Autoriser l'ouverture anticipée de la vénerie sous terre est donc bien une infraction, qui conduit de plus en plus de tribunaux administratifs à suspendre et annuler les arrêtés concernés.

Le scientifique François Lebourgeois a écrit dans Activités saisonnières et comportements du blaireau européen (Meles meles L.) en contexte forestier tempéré de feuillus de plaine : résultats de 11 ans de suivi journalier (2013-2023) : "Comme beaucoup de mammifères, le blaireau est donc une espèce « altriciale », c’est-à-dire que la croissance et le développement des jeunes nécessitent des soins postnaissance prodigués par des individus adultes (notamment la mère). Même après le sevrage (chez les mammifères « processus durant lequel une mère cesse définitivement d’allaiter son petit »), les jeunes restent dépendants des adultes pour les soins, les différents apprentissages liés à la recherche de la nourriture, aux comportements pour la cohésion des groupes, à l’entretien des terriers." Cet article est en accès libre et serait certainement une lecture plus enrichissante que les documents qui vous sont transmis par la fédération départementale des chasseurs. 

Vous tentez de justifier l’ouverture anticipée de la vénerie sous terre du blaireau par les risques de collision routière ou les dommages aux infrastructures. Pourtant, vous savez que la vénerie sous terre ne peut en aucun cas répondre à ce genre de problématique, ne pouvant pas être réalisée à proximité des voies ferrées, des routes ou des digues. Seules des solutions permettant un renforcement des ouvrages et la création de terriers artificiels permet de résoudre ces cas précis. Concernant les collisions routières, les blaireaux comme les autres animaux sauvages en sont les principales victimes. Il convient de diminuer la vitesse de circulation dans les zones concernées, et non de les tuer préventivement, ce qui est une aberration totale. 

Dans la conclusion de votre note de présentation, vous écrivez que : "la chasse du blaireau se pratique essentiellement par la vénerie sous terre", alors qu'en 2025, seulement 9 blaireaux ont été prélevés par cette méthode. Il apparaît donc que la vénerie sous terre n'est absolument pas, dans votre département, le mode de chasse principal pour cette espèce.

En ce qui concerne la limitation de prélèvements à 50 individus pendant la période complémentaire, on voit bien que ce quota n'est pas pertinent, puisque qu'en moyenne sur les 5 dernières années, une trentaine de blaireaux ont été prélevés tous modes de chasse confondus.

On peut lire en introduction à votre projet d'arrêté "Vu l'avis favorable de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage consultée en date du 6 mai 2026." Chacun sait que ces commissions sont déséquilibrées et que les représentants d'intérêts cynégétiques y siègent en large majorité. La publication d'un compte-rendu de la CDCFS aurait toutefois permis aux contributeurs de savoir quelle a été la nature des débats et les éventuelles oppositions soulevées contre votre projet d'arrêté. De plus, l'avis de la CDCFS est seulement consultatif, et il est de votre responsabilité de faire respecter la loi et de ne pas céder aux chasseurs, alors que vous savez que votre arrêté sera une nouvelle fois attaqué devant le tribunal administratif. 

Je me permets de vous rappeler qu’au moment de la publication de l’arrêté final, l’article L 123-19-1 du code de l’environnement stipule qu’ « au plus tard à la date de la publication de la décision et pendant une durée minimale de trois mois, l’autorité administrative qui a pris la décision rend publics, par voie électronique, la synthèse des observations et propositions du public avec l’indication de celles dont il a été tenu compte, les observations et propositions déposées par voie électronique ainsi que, dans un document séparé, les motifs de la décision. » Je vous remercie donc de bien prévoir la publication d’une synthèse des avis qui vous ont été envoyés.


LES JURISPRUDENCES EN FAVEUR DU BLAIREAU : 
Suite aux recours en justice déposés par les associations, les juges des tribunaux administratifs donnent de plus en plus souvent raison aux associations. 
Dans leurs ordonnances, les tribunaux administratifs justifient la suspension ou l’annulation des arrêtés pour les motifs suivants : 
Insuffisance de démonstration de dégâts
Illégalité destruction « petits » blaireaux
Défaut de recours à des mesures alternatives à l’abattage
Insuffisance de justifications dans la note de présentation
Méconnaissance de l’état des populations de blaireaux
Défaut de fixation d’un nombre maximal d’animaux susceptibles d’être prélevés
Irrégularité de la convocation des membres de la CDCFS
Risque sanitaire lié à la tuberculose bovine
Illégalité de l’article R.424-5 du code de l’environnement
Non respect de l’équilibre agro-sylvo-cynégétique
Maturité sexuelle des petits non effective
Insuffisance de démonstration de dégâts aux infrastructures


SUR LE FOND : 
Suite aux recours des associations, de plus en plus de départements reconnaissent l'illégalité des périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau et ne les autorisent plus.

Cette pratique, appelée « vénerie sous terre », est particulièrement barbare et cruelle. Elle inflige de profondes souffrances aux animaux puisqu’elle consiste à acculer les blaireaux dans leur terrier à l’aide de chiens, puis, pendant plusieurs heures, à creuser afin de les saisir avec des pinces. Les animaux, dans un état de stress très important, sont ensuite achevés à la dague.

La vénerie sous terre met en danger les chiens qui sont envoyés dans les terriers et qui peuvent être blessés, répandre des zoonoses ou être tués par les animaux sauvages qui se défendent d’une agression extérieure. D’ailleurs, la Suisse a interdit cette pratique dans le but de protéger les chiens. 

La vénerie sous terre n’est pas sans conséquences pour d’autres espèces sauvages. En effet, une fois l’opération terminée, les terriers, souvent anciens, se trouvent fortement dégradés. Or ces derniers sont régulièrement utilisés par d’autres espèces, dont certaines sont réglementairement protégées par arrêté ministériel et directive européenne, comme le Chat forestier (Felis silvestris) pour les départements concernés ou des chiroptères lorsque certaines espèces sont en phase d’hibernation pendant la période de septembre/octobre à fin avril : « Le Petit rhinolophe hiberne dans des gîtes souterrains (mines, caves, sous-sols ou même terriers de Renard ou de Blaireau) »source : Atlas des Mammifères de Bretagne éd. 2015.

Le Conseil de l’Europe recommande d’interdire le déterrage : « Le creusage des terriers, à structure souvent très complexe et ancienne, a non seulement des effets néfastes pour les blaireaux, mais aussi pour diverses espèces cohabitantes, et doit être interdit. »


À PROPOS DU BLAIREAU :
Les populations de blaireaux sont fragiles et souffrent de la disparition de leurs habitats (haies, lisières, prairies, …) et sont fortement impactées par le trafic routier.

Inscrit à l’annexe III de la Convention de Berne, le Blaireau d’Europe, Meles meles, est une espèce protégée (cf. art. 7). A titre dérogatoire, la Convention de Berne encadre strictement la pratique de la chasse et la destruction administrative de cette espèce (cf. art. 8 et 9). Le ministère de l’écologie doit soumettre « au Comité permanent un rapport biennal sur les dérogations faites ».

La dynamique des populations de blaireaux est extrêmement faible (moyenne de 2,3 jeunes par femelle et par an).

Cette espèce n’est jamais abondante (mortalité juvénile très importante (de l’ordre de 50% la 1ère année).

Une mortalité importante de blaireaux est liée au trafic routier.
Les opérations de vénerie peuvent affecter considérablement les effectifs de blaireaux et peuvent entraîner une disparition locale de cette espèce.

Les dégâts que le blaireau peut occasionner dans les cultures de céréales sont peu importants et très localisés, essentiellement en lisière de forêt. Selon l’Office National de la Chasse ONC bulletin mensuel n° 104 : « Les dégâts que peut faire le blaireau dans les cultures ne sont gênants que très localement (…) Et il suffit de tendre une cordelette enduite de répulsif à 15 cm du sol pour le dissuader de goûter aux cultures humaines. »

En ce qui concerne les éventuels dégâts causés sur les digues, routes ou ouvrages hydrauliques par le creusement des terriers, la régulation du blaireau a montré son inefficacité, voire même un effet contre-productif du fait de la place libérée par l’animal éliminé qui est très vite occupée par un autre individu.

Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème, ceci accompagné de la mise à disposition à proximité de terriers artificiels. Les avantages de cette solution sont que les animaux continueront d’occuper un territoire sur le même secteur et ne permettront pas l’intrusion d’un nouveau clan. (source : LPO Alsace) 

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime,  
Malgré la suspension et l'annulation de votre arrêté du 24 mai 2022 en ce qu'il méconnait l'article L. 424-10 du code de l'environnement et la suspension de votre arrêté du 31 mai 2024 par le tribunal administratif de Poitiers, la Direction départementale des territoires et de la mer de Charente-Maritime propose à la consultation du public un projet d’arrêté relatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau pour une période complémentaire du 1er juin 2026 au 12 septembre 2026.
Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêté.
Une méthode simple et pérenne consiste à utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème.

 

Une erreur est survenue, le nom ou l'email ne sont pas corrects. Merci de recommencer.

7 commentaires

credible

Connexion / inscription
image vide Vous devez posséder un compte pour pouvoir poster un commentaire
Courriel
Mot passe
Rester connecté-e


Stop au délire obsessionnel sur les dégâts des ESOP qui doivent être considérés avant tout comme des êtres vivants avant d'être systématiquement accusés de nuisibles sans aucune forme de nuance.

Pierre MOREAU
Le 25/05/2026 à 18:59:05

Monsieur le Préfet
Malgré la suspension de votre arrêté du 19 juin 2023, la Direction départementale des territoires et de la mer. propose à la consultation du public un projet d’arrêté relatif à l'exercice de la vénerie sous terre du blaireau.
Je souhaite déposer un AVIS DÉFAVORABLE à votre projet d’arrêt autorisant deux périodes complémentaires de vénerie sous terre du blaireau, du 1er juillet 2026 au 19 septembre 2026 et du 15 mai 2027 au 30 juin 2027.
Ce projet n'étant aucunement utile mais simplement destiné à satisfaire l'appétit sanguinaire de certains individus dans le plaisir sadique de donner la mort à des animaux sauvages qui ne posent aucun problème. Il ne s'agit pas de régulation d'une espèce mais d'un"loisir" ignoble" qui n'est pas à l'honneur de ceux qui me pratiquent ni de ceux qui les autorisent.
De plus, on voit bien que fait et cause sont pris en faveur du lobby des chasseurs.

Philippe ALVAREZ
Le 25/05/2026 à 13:21:25

Chasse au blaireau : le tribunal administratif suspend la possibilité de vénerie sous terre de juin à septembre dans la Marne
https://france3-regions.franceinfo.fr/grand-est/marne/chasse-au-blaireau-le-tribunal-administratif-suspend-la-possibilite-de-venerie-sous-terre-de-juin-a-septembre-dans-la-marne-3353056.html  

Alain UGUEN
Le 21/05/2026 à 16:02:15

Honte à cette pratique d'un autre temps. Stop à la souffrance, stop à la vénerie sous terre !!!

Brigitte Dubois
Le 19/05/2026 à 15:04:53

le seul fondement de cet arrêté est de satisfaire quelques blaireaux à 2 pattes

Yves Mollet
Le 18/05/2026 à 22:41:08

Je souhaite déposer un avis défavorable à votre projet d'arrêté.
Une méthode simple et pérenne consiste utiliser des produits répulsifs olfactifs sur les terriers posant problème.
Merci de tenir compte de mon commentaire .
Cordialement.
Martine Gueguen.

Martine GUEGUEN
Le 18/05/2026 à 16:48:30

Et hop un département et un projet d'arrêté de plus. C'est plus long que le tour de France à vélo. Au fait, quel préfet héritera du maillot jaune ?
J'attends le tour de la Haute-Garonne, où un cobra venimeux se balade en liberté depuis quelques jours. Les creuseurs de terrier pourraient bien avoir une sacrée surprise, tsss, tsss... ;-))

Frawald
Le 16/05/2026 à 14:10:25

traits de séparation
Agir
+ Pétitions
+ Cyber actions
+ Liste rapide
+ Proposer
+ Vigilance roundup
+ Cyber manifestations
+ Bilans
+ Lanceurs d'alertes
+ Consultations
Super actions
+ Vigilance roundup
+ Hors TAFTA
S'informer
+ Blog
+ e-quotidien
+ Sites amis
+ Annuaire solidaire
+ Publications
+ Vidéo
+ Agenda
+ Liste d'élus
+ Infos sur les OGM
Nous connaître
+ L'association.
+ Les statuts
+ FAQ
+ Nous contacter
Mon compte
+ Connexion
+ Déconnexion
+ Inscription
+ Lettre d'infos
+ Mon profil
Nous aider
+ Don
+ Adhésion
+ Recommander
+ Code pour sites
+ Livre d'or
+ Boutique solidaire

 

notre page framasphère    notre page facebook    icone twitter    icone google+   icone flux rss   
traits de séparation
| CYBERACTEURS | C/O Alain Uguen 152 rue F.Pelloutier 29000 Quimper | Mentions légales
| GRAPHISTE : Mary-Morgane |
logo enercoop

CSS Valide !