Cette cyberaction est maintenant terminée
À l'occasion du sommet franco-allemand sur la souveraineté numérique européenne, le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), co-signataire, avec plus d'une centaine d'organisations et de personnalités, de la lettre ouverte initiée par son partenaire européen l'APELL, appelle les dirigeants français et allemands à dépasser les déclarations de principe pour adopter une véritable politique industrielle numérique. Face à une vulnérabilité stratégique qui nous coûte plus de 265 milliards d'euros par an et nous expose aux lois extraterritoriales de puissances étrangères, l'heure n'est plus au diagnostic mais à l'action décisive.
1388 participants
La situation est simple : l'Europe est devenue, faute de politiques adéquates et suite à une "corruption des esprits" de nos dirigeants, une colonie numérique. Nos administrations, nos entreprises et nos infrastructures critiques dépendent massivement de technologies développées et contrôlées hors de nos frontières. Croire que la simple localisation des données sur notre sol constitue une protection est une illusion dangereuse. La véritable souveraineté numérique ne se résume pas à la souveraineté des données ; elle exige l'autonomie technologique. Sans la maîtrise, notamment, du code qui gère nos données, nous ne sommes pas souverains, nous sommes des locataires sous surveillance.
Le CNLL affirme que cette autonomie technologique a un nom : le Logiciel Libre et l'Open Source. Il est le seul modèle à offrir des garanties fondamentales : le contrôle total et la réversibilité, qui empêchent tout verrouillage propriétaire ; et une sécurité vérifiable, issue de la transparence de son code. Ces caractéristiques en font le seul rempart efficace contre la menace d'un « kill switch » contrôlé par une puissance étrangère. Cette approche n'est pas un pari sur l'avenir, mais une réalité déjà à l'œuvre : de nombreuses organisations publiques et privées, en choisissant des logiciels libres européens, ont déjà atteint cette autonomie tout en générant des gains de productivité. C'est pourquoi l'Open Source n'est pas une simple option à considérer, mais bien le fondement stratégique indispensable de toute politique de souveraineté crédible.
Cependant, le CNLL insiste sur le fait que la souveraineté ne sera complète qu'en soutenant activement notre propre écosystème. Il ne suffit pas d'adopter de l'Open Source ; nous devons donner la priorité à l'Open Source Européen : des solutions dont le développement, la gouvernance et la communauté sont ancrés en Europe, et dont la valeur économique irrigue notre propre tissu industriel.
C'est pourquoi le CNLL demande au gouvernement français et à ses partenaires européens d'adopter un principe politique clair et puissant, qui transforme la commande publique en un levier d'investissement stratégique : « Argent Public, Code Public; Priorité à l'Open Source; Préférence Européenne ».
« L'Europe est à la croisée des chemins. Nous pouvons soit continuer à financer notre propre dépendance avec l'argent du contribuable, soit décider de l'investir dans notre propre autonomie, nos propres compétences et nos propres emplois », déclare Stefane Fermigier, Co-Président du CNLL. « Nous ne demandons pas un protectionnisme stérile, mais un rééquilibrage stratégique. La commande publique doit cesser d'être un simple acte d'achat pour devenir l'instrument de notre indépendance industrielle. Les solutions existent, notre écosystème est prêt. Il ne manque que la volonté politique. »
Le CNLL appelle donc le Président de la République et le Chancelier allemand à faire de ce principe le pilier de leur ambition numérique commune. Il est temps de construire notre avenir numérique, ouvert, collaboratif et transparent, avec des outils que nous maîtrisons.
À propos du CNLL
Le CNLL, Union des Entreprises du Logiciel Libre et du Numérique Ouvert, est l’instance représentative de la filière du logiciel libre en France. Il fédère plus de 300 entreprises spécialisées ou avec une activité significative dans le logiciel libre et l’open source : éditeurs, intégrateurs, sociétés de conseil, etc. Il assure la promotion de l´écosystème professionnel du logiciel libre, de son offre de logiciels et de services, et de ses besoins, notamment en termes d’emploi et de formation.
Contact Presse :
Stefane Fermigier, Co-président - sf@fermigier.com.
Nous vous proposons d'interpeller le Président de la République et votre député
 
| Courriel | |
| Mot passe | |
| Rester connecté-e
|
|
igor Schlumberger
Le 19/11/2025 à 21:35:23
Gilles Le Louedec
Le 17/11/2025 à 20:46:24
S FERMIGIER
Le 17/11/2025 à 13:56:42
ANNE MARIE MONET
Le 17/11/2025 à 13:51:04
Bruno Mauguil
Le 17/11/2025 à 12:51:35
Mandrin
Le 17/11/2025 à 10:22:15
|
PARIS – 27 novembre 2025 – Pour diffusion immédiate – Le Conseil National du Logiciel Libre (CNLL), représentant la filière française du numérique ouvert, apporte son soutien plein et entier à la lettre ouverte adressée mardi à la Présidente Roberta Metsola par une coalition transpartisane de 38 députés européens. Cette initiative, qui demande le remplacement des technologies et solutions propriétaires extra-européennes par des alternatives souveraines et/ou Open Source au sein du Parlement européen, marque une étape décisive dans la prise de conscience politique nécessaire à notre autonomie stratégique, et relève d'une approche pragmatique, fondée sur l'exemplarité, de la souveraineté technologique européenne.
Une convergence des volontés politiques et industrielles
Cette mobilisation parlementaire intervient quelques jours seulement après le Sommet franco-allemand sur la souveraineté numérique à Berlin et la publication de la « Déclaration d’Indépendance Numérique » par l'APELL et le CNLL. Elle confirme que le diagnostic posé par la filière est désormais partagé au sein de l'hémicycle européen : la dépendance technologique de nos institutions vis-à-vis de géants étrangers (notamment Microsoft, Dell, LG et HP, cités dans la lettre) constitue non seulement une vulnérabilité sécuritaire et politique, mais également une aberration économique.
Comme le soulignent les eurodéputés, continuer de financer notre propre dépendance avec l'argent du contribuable est insoutenable. Le CNLL rappelle son principe directeur : « Argent Public, Code Public ; Priorité à l’Open Source ; Préférence Européenne ». Le Parlement européen, en tant que cœur de la démocratie continentale, se doit d'être le fer de lance de cette doctrine.
La maturité de l’offre européenne
Le CNLL se félicite particulièrement de la précision technique des recommandations formulées par les signataires. En citant explicitement des solutions matérielles (Fairphone, Cherry, Slimbook, Tuxedo Computers, etc.) et logicielles (Linux, LibreOffice, /e/OS, Vivaldi, etc.), les eurodéputés démontrent que l'alternative n'est pas une chimère lointaine, mais une réalité industrielle immédiate,.
Ces solutions, portées par des entreprises européennes innovantes, existent, sont matures et offrent des garanties de sécurité et de confidentialité que les acteurs soumis aux lois extraterritoriales (Cloud Act, FISA) ne peuvent structurellement pas fournir.
Citation
« Cette lettre ouverte est un signal politique fort qui fait écho à notre combat pour une commande publique responsable, » déclare Stéfane Fermigier, Co-Président du CNLL. « Il est temps de mettre fin à l'hypocrisie qui consiste à prôner la souveraineté numérique dans les discours tout en renouvelant systématiquement les contrats avec les GAFAM dans les actes. Le Parlement européen a aujourd'hui l'opportunité historique de montrer l'exemple en migrant vers un environnement de travail qui respecte ses propres valeurs de liberté, de transparence et d'indépendance. »
Appel à l'action
Le CNLL soutient la demande des signataires de constituer une « task force » dédiée à cette transition et d'établir un plan de migration concret avec des objectifs chiffrés d'ici la fin de la mandature. L'organisation se tient, aux côtés de ses partenaires européens de l'APELL, à la disposition des services du Parlement pour apporter l'expertise de l'écosystème Open Source européen dans la mise en œuvre de cette feuille de route vers l'indépendance technologique.
À propos du CNLL
Le CNLL, Union des Entreprises du Logiciel Libre et du Numérique Ouvert, est l’instance représentative de la filière du logiciel libre en France. Il fédère plus de 300 entreprises spécialisées ou avec une activité significative dans le logiciel libre et l’open source : éditeurs, intégrateurs, sociétés de conseil, etc. Il assure la promotion de l’écosystème professionnel du logiciel libre, de son offre de logiciels et de services, et de ses besoins, notamment en termes d’emploi et de formation.
Références
Lien vers la lettre ouverte: https://cnll.fr/documents/119/Letter_European_Parliament_IT.pdf
Liste des eurodéputés français signataires:
Raphaël Glucksmann — Place Publique (???? S&D)
Thomas Pellerin-Carlin — Place Publique (???? S&D)
Chloé Ridel — Socialist Party (???? S&D)
Leïla Chaibi — La France Insoumise (???? The Left)
Rima Hassan — La France Insoumise (???? The Left)
Damien Carême — La France Insoumise (???? The Left)
Majdouline Sbaï — The Ecologists / EELV (???? Greens/EFA)
Stéphanie Yon-Courtin — Renaissance (???? Renew Europe)
Pays et affiliation de tous les eurodéputés signataires: https://pad.cloud.abilian.com/s/EhK7gdeAm#
Alain UGUEN
Le 28/11/2025 à 08:34:16