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Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Donnons à l'eau le statut de commun par excellence.

Mise en ligne du 26/11/2021 au 22/07/2022

Les Soulèvements de la terre, Bassines Non Merci (BNM) et la Confédération Paysanne signent avec plus de 240 personnes une tribune de soutien aux actions contre les méga-bassines et exigent un arrêt immédiat de ces projets, à commencer par celui des 16 bassines du projet Sèvre Niortaise - Mignon.

Bilan de la cyberaction :

3170 participants

Présentation de la cyberaction :

"Stoppons les méga-bassines pour partager et préserver l’eau"

Dans le Poitou-Charentes, des coopératives agro-industrielles tentent de faire main basse sur l’eau dans le but de prolonger un mode de production destructeur du vivant et dont il est aujourd’hui urgent de s’affranchir. 93 « méga-bassines » dont plus d’une dizaine dans le Marais poitevin - deuxième plus grande zone humide en France - risquent d’être érigées dans les trois prochaines années. Ces énormes cratères plastifiés de 5 à 15 hectares sont le dernier artifice de l’agro-industrie pour concilier raréfaction accrue de la ressource en eau et maintien de l’irrigation intensive.

Depuis quelques mois, le mouvement tissé patiemment entre habitant·es du Marais poitevin et d'ailleurs, paysan·ne·s et naturalistes pour donner un coup d'arrêt aux chantiers de méga-bassines, a pris un essor national. Samedi 6 novembre, à l'appel de Bassines Non Merci, de la LPO, de la Confédération Paysanne et des Soulèvements de la Terre, plus de 3000 personnes et 20 tracteurs se sont retrouvés à Mauzé-sur-le- Mignon, non loin d’une méga-bassine en construction interdite d'accès aux manifestant·e·s. Après avoir traversé champs, rivières et nuages de gaz lacrymogènes, les manifestant·e·s ont collectivement investi le site d'une autre méga-bassine, illégale et déjà condamnée 5 fois par la justice, construite à Cram-Chaban.

Un élément de l'installation de pompage qui alimentait cette bassine a été démonté par des paysan·ne·s. Une fois la foule montée sur le talus de la bassine, un débâchage a été effectué pour la mettre hors d'état de nuire. Cette action collective de « désarmement » était un appel à reconsidérer les manières de préserver et partager la ressource en eau. Elle témoigne de la nécessité assumée, au vu de l'urgence climatique, d'utiliser les outils de la désobéissance civile quand des projets écocidaires passent en force.

S’il a fallu en arriver là, c’était aussi pour répondre, en pleine COP 26, à un gouvernement qui, derrière ses prétentions écologiquement vertueuses, finance à 70 % ces bassines et dont le ministre de l’agriculture Julien Denormandie prétend qu’elles s’emplissent avec les « pluies diluviennes » de l’hiver. Le morceau de tuyau ramené jusqu’aux portes de son ministère quelques jours après avoir été prélevé sur le forage de la bassine, venait le mettre face à son mensonge ou à son incompétence, en matérialisant le fait que les bassines s'emplissent aussi et surtout en pompant dans les nappes phréatiques.

Nous, signataires de cette tribune, affirmons ici que ce combat nous concerne toutes et tous, partout où nous sommes.

La lutte contre les méga-bassines est un enjeu national, qui dépasse de loin le Marais poitevin. Si celles-ci s’implantent dans les Deux-Sèvres, la France en sera bientôt couverte. Or la raréfaction de l’eau se constate à divers niveaux de manière accrue. La survie des zones humides riches en biodiversité, ainsi que des cours d'eau aux bords de l’épuisement dépend de l'état de nos nappes et des surplus d'eaux hivernales. Depuis des années déjà, des naturalistes, biologistes et hydrogéologues analysent et dénoncent les conséquences délétères de l'irrigation intensive et des méga-bassines sur ces écosystèmes à l'équilibre fragile et sur les êtres qui les peuplaient encore il y a peu, à l'instar de l'outarde canepetière ou du busard cendré dans le marais. L'’alimentation en une eau douce de qualité pour les zones ostréicoles proches est menacée elle aussi.

Les méga-bassines ne profitent qu’à une petite minorité d'irrigant·e·s qui vont continuer à s’agrandir pendant que leur voisin·e·s disparaîtront. Elles ne visent qu'à maintenir en sursis face au changement climatique un type de productions intrinsèquement dépendantes des intrants chimiques, qui stérilisent les sols, font disparaître la faune et la flore, polluent les milieux aquatiques et l'eau du robinet, empoisonnent les humain·e·s à commencer par les riverain·e·s et les agriculteurs eux- mêmes. Elles sont le symbole d'un modèle néfaste aux paysan·ne·s et à nos territoires, qui refuse de se réinventer et de s'attaquer aux racines du problème : l’agriculture productiviste. Nous ne pouvons en effet plus passer à côté d'une transition agricole profonde qui permette aux paysan·ne·s, pris·es au piège d’un dogme sans avenir, d'adapter leurs pratiques aux ressources disponibles et non l'inverse, tout en tirant un revenu digne de leur activité. L'irrigation, mesurée, doit être réservée pour des productions alimentaires diversifiées, relocalisées et denses en emplois. Tout l'inverse d'une irrigation essentiellement dédiée à la culture massive du maïs destiné à l'élevage hors-sol, à l'export ou à la méthanisation.

La lutte pour le partage de l’eau est une question vitale. L'eau est nécessaire à l'agriculture mais aussi à toute forme de vie sur terre. Elle est la sève de toutes nos existences. A ce stade de dégradation de la biodiversité, elle doit retrouver le statut de commun par excellence, que nul ne devrait pouvoir privatiser.

Les opposant.es aux bassines ont besoin de tout notre soutien. Dans les années 2000, alors que lobbies et décideurs voulaient faire entrer les OGM sur le marché sans faire de vague, nombre de paysan·ne·s et citoyen·ne·s s'y sont opposé·e·s, allant là aussi jusqu'à faire le choix de la désobéissance civile en fauchant volontairement des parcelles OGM pour alerter sur ce sujet majeur. Ce combat a fini par payer. En 2008, la culture des OGM à des fins commerciales a été purement et simplement interdite en France puis en Europe. Il est temps de faire de même avec les méga-bassines et de stopper ces projets aberrants d’accaparement de l'eau avant qu'ils ne se généralisent. Nous devons élaborer une solution politique durable aux conflits d’usage sur l’eau dans l’intérêt de tou·te·s, humain·e·s et non-humain·e·s. Nous avons plus que jamais besoin de territoires vivants plutôt que de terres mortes.
C'est pourquoi, nous, porte-paroles d'organisations nationales, d'associations, ou de syndicats, personnalités politiques, scientifiques, artistes, affirmons ici notre solidarité avec les défenseur·e·s de l’eau, du vivant, et d'une agriculture paysanne qui répond aux défis sociaux, alimentaires, écologiques et climatiques. Nous nous tenons prêt.e.s face à la répression qui menace de s’abattre sur celles et ceux qui luttent sur place. Nous ne pouvons par ailleurs que dénoncer les intimidations dont ils et elles ont fait l’objet émanant de l’État ou d'organisations agricoles refusant de voir le chemin à parcourir.

Nous nous engageons toutes et tous ensemble pour exiger un arrêt immédiat des projets de méga-bassines, à commencer par celui des 16 bassines du projet Sèvre Niortaise - Mignon.
Nous sommes le vivant qui se défend. Nous sommes l’eau qui jaillit. No bassaran!

Co-auteurs : Le Guet Julien (porte parole du collectif Bassines Non Merci et batelier dans le marais Poitevin) Girod Nicolas (porte-parole de la Confédération Paysanne et éleveur dans le Jura) Nouqui Lotta (plume des Soulèvements de la Terre, paysanne sur une Zone à Défendre et révoltée du climat)

Voir la liste des co-signataires
https://eau-iledefrance.fr/stoppons-les-mega-bassines-pour-partager-et-preserver-leau/  

3000 anti-bassines à Mauzé-sur-le-Mignon démontent une "bassine de la honte" et sa pompe
https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=11938  

Sur Arte, ces financiers qui ont soif d’eau et essorent les populations
https://www.lemonde.fr/culture/article/2019/12/17/sur-arte-ces-financiers-qui-ont-soif-d-eau-et-essorent-les-populations_6023201_3246.html  

Appel à manifester le 7 décembre, devant la bourse de Paris contre la marchandisation de l'eau !
https://www.youtube.com/watch?v=g0Vgw7FYg2g  

Nous vous proposons d'interpeller le Président de l'Assemblée Nationale et votre député.

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur

La lutte contre les méga-bassines est un enjeu national, qui dépasse de loin le Marais poitevin. La raréfaction de l’eau se constate à divers niveaux de manière accrue. le refroidissement des centrales nucléaires, la survie des zones humides riches en biodiversité, ainsi que des cours d'eau aux bords de l’épuisement dépendent de l'état de nos nappes et des surplus d'eaux hivernales.
Je me déclare solidaire face à la répression qui menace de s’abattre sur celles et ceux qui luttent sur place pour exiger un arrêt immédiat des projets de méga-bassines.
Donnons à l'eau le statut de commun par excellence.

 

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34 commentaires

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C'est évident que Gaïa se débrouille mieux que les technocrates de l'agrobizness pour gérer le cycle de l'eau ,laissons-la faire , arrêtons de bousiller le fonctionnement de ses réseaux !
C'est dans le même esprit que celui des opposants aux méga-bassines que , en Haute-Maurienne , s'organise actuellement une résistance populaire à la destruction du réseau hydrographique souterrain par le chantier de creusement du tunnel transfrontalier (57 km ! ) du très stupide projet "Lyon-Turin" . Informez-vous : c'est le moment de se mobiliser à l'échelle nationale !

jacques Bonnet
Le 16/09/2022 à 11:09:29

J'ai entendu un représentatif des Jeunes agriculteurs dire que l'on a aujourd'hui une pluviométrie égale aux décennies précédents mais que la totalité tombé pendant 2 mois au lieu d'être répartie sur 12. D'où le besoin de stockage.
Si on n'avait pas perdu des millions de kilomètres de haies et la plupart de la matiere organique de nos sols agricoles on serait en capacité de stocker beaucoup plus mais pas tout : la fréquence de évènements de fortes pluies augmente et nous devons trouver des solutions pour minimiser les dégâts et stocker davantage de cette eau mais les méga bassins à ciel ouvert remplis d'eau pompée des nappes phréatiques n'ont rien à faire dans tout cela.
L'enjeu n'est pas de sauver la peau de certains délinquants de l'agriculture industrielle mais d'assurer une production suffisante et de qualité accessible à toutes et à tous

Tim LEGG
Le 16/09/2022 à 11:01:35

Quelle bêtise ces étendues mortes avec de l'eau qui ne peut que s'évaporer faute d'ombrages .Honte à ceux qui prônent ces "solutions Replantons des haies et des arbres pour garder l'eau ....et la terre arable !

mireille laurent
Le 15/09/2022 à 17:43:49

L'eau c'est la vie, nous "inter-sommes" la vie !

Liliane Perrey
Le 14/09/2022 à 16:28:25

Stoppons les méga-bassines pour partager et préserver l’eau : Le démarrage des travaux à Sainte Soline est imminent !
Le démarrage des travaux de la bassine de Sainte Soline est imminent et plusieurs signes nous le signifient :

Un panneau de permis de construire a été posé dans la semaine du 22 août
la parution des appels d’offres et l’attribution des marchés,
le calendrier des travaux

La bassine de Sainte Soline est la plus grosse bassine du projet de la Sèvre niortaise et du Mignon. Avec une hauteur au sol de presque 8 mètres, une superficie de 16Ha, un volume de 730 000 m3 sur un plan d’eau de + de 10Ha avec un remplissage de + de 60 jours au rythme de 520 m3/h, 24h sur 24 !
https://bassinesnonmerci.fr/index.php/2022/09/01/le-demarrage-des-travaux-a-sainte-soline-est-imminent/  

Alain UGUEN
Le 14/09/2022 à 11:45:06

PAS UNE BASSINE DE PLUS ! MANIFESTATION DE FIN DE CHANTIER

En cas de démarrage d’un nouveau chantier de méga-bassine, on l’arrête en masse le 3e week-end d’après

La sécheresse qui sévit une nouvelle fois sur le pays, notamment sur le marais poitevin, confirme dramatiquement l’ensemble des critiques développées par les opposant.es aux méga-bassines : inadaptation intrinsèque du modèle agricole dominant qui vise à démultiplier les bassines face à la crise climatique, impact sur les réseaux hydrologiques extrêmement fragilisés, pompage hivernal malgré des nappes qui peinent à se recharger !

Au vu de la contestation, le chantier test de Mauzé-sur-le-Mignon - 1ère d’une nouvelle série de bassines - a été un calvaire pour ses promoteurs, que ce soit pour l'État ou pour les irrigants organisés en société anonyme. Face au diverses actions menées - rendez-vous hebdomadaires, envahissement du chantier, désarmement de plusieurs engins, mobilisations répétées de milliers de personnes - les difficultés de réalisation et les coûts de surveillance se sont démultipliés. Les irrigant.es et la Préfecture sont-ils vraiment prêts à voir ces coûts se reproduire à chaque nouveau chantier ? On peut en douter, d’autant que la présence et la pression policière qu’ils engendrent pèsent lourdement sur les riverain.es, qui constatent jours après jours, l’assèchement de leurs cours d’eau.

Pour le mouvement citoyen de contestation contre les méga-bassines, ce premier chantier a plutôt été un catalyseur qui n’a fait que l’amplifier et fortifier sa détermination. Ce mouvement assume aujourd’hui la nécessité de la désobéissance quand les crimes contre l’eau et les terres sont appuyés par le gouvernement. Il a pris une dimension nationale avec la défense et le partage du commun emblématique qu’est l’eau. Il travaille localement à d’autres projets de territoire alternatifs compatibles avec les enjeux climatiques. Dans le même temps, le protocole institutionnel de légitimation des méga-bassines n’a fait que se désagréger avec la sortie progressive des associations environnementales et de la fédération de pêche.

Manif de fin de chantier contre le méga-bassines



C’est l’antagonisme entre deux visions de l’agriculture et in fine du vivant qui s’est clarifié. L’une, agro-industrielle, qui cherche à en achever la marchandisation et la privatisation ; l’autre, paysanne, guidée par l’urgence absolue d’en prendre soin, de le mettre en partage et d’en maintenir la fertilité. Le dernier rempart du lobby agro-industriel tient à son mensonge structurel et à son chantage renouvelé sur sa prétendue nécessité pour nourrir le monde. Mais qui croit encore que l’on répondra aux besoins nourriciers des populations en continuant d’empoisonner les sols et d’assécher les nappes avec une agriculture auto-destructrice historiquement responsable de la disparition des paysan.nes à une échelle mondiale ?

Localement, les lobbys pro-bassines viennent de se voir infliger un désaveu réaffirmé. La cour d’appel a décidé mi-mai après plus de 10 ans de procédures de ratifier l’illégalité - du fait de leur impact environnemental - des 5 bassines mises en œuvre par l’ASA des Roches. Des opposant.es avaient pris les devants ces derniers mois. Deux de ces bassines avaient été préventivement démantelées, dont une le 6 novembre dernier par plusieurs milliers de personnes, tandis que la confédération paysanne revendiquait le démontage de sa pompe.


Mais le clan des pro-bassines, en plein déni de réalité, s’entête encore. Des méga-bassines continuent, à être planifiées en divers endroits du pays. Au moins trois démarrages de chantiers sont annoncés, possiblement à partir d’août, à Prière, Epannes et Sainte-Soline, peut-être d’autres dans la Vienne (86). La bassine en projet d’Epannes, dont un tronçon du futur réseau de canalisation a été démonté lors du printemps maraîchin fin mars, amplifierait les pompages sur le territoire voisin de la commune. Elle réduirait ses ressources en eau potable et mettrait en péril la tourbière du Bourdet. Nous ne pouvons envisager de les laisser faire !


Nous sommes à un moment charnière où nous devons unir nos forces à l’échelle nationale et internationale pour leur faire comprendre que chaque nouveau chantier aura un coût politique et économique ingérable. Puisque le gouvernement - pieds et poings liés avec l’agro-industrie et la FNSEA - malgré tous les effets d’annonce sur une éventuelle « planification écologique », reste incapable de prendre la décision - a minima - d’un moratoire, nous le mettrons en œuvre nous-mêmes.


En cas de démarrage de tout nouveau chantier de méga bassines, nous appelons à nous retrouver 3 semaines plus tard, plus massivement que jamais, pour manifester jusqu’au chantier et se donner les moyens de le mettre à l’arrêt. Nous resterons aussi longtemps qu’il le faudra et reviendrons aussi souvent que nécessaire.

Nous vous invitons d’ici là à faire connaître cet appel partout en France et au-delà, à en diffuser l’affiche sur les murs, dans les cafés, commerces et espaces associatifs, et à organiser des réunions publiques chez vous pour que chacun.e se tienne prêt.es à converger.

https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/pas-une-bassine-de-plus  

Alain UGUEN
Le 17/08/2022 à 15:43:17

Il faut se battre !!

Philippe FARINEAU
Le 03/06/2022 à 11:41:57


NON et NON au massacre de notre terre nourricière.

Pierre Verny

Pierre Verny
Le 02/06/2022 à 10:27:17

Deux décisions de justice légitiment notre revendication : la fin des mégabassines !

Une procédure judiciaire avait été lancée contre Nicolas Girod, le porte-parole de la Confédération paysanne, suite à la plainte de Thierry Bouret [1] bénéficiaire de la bassine de Cram-Chaban, contre laquelle la Confédération paysanne avait manifesté le 6 novembre. Bien que le vol d'un morceau de pompe ait été qualifié, notre porte-parole a été dispensé de peine et le préjudice moral a été ramené à l’euro symbolique. Ce démontage est donc bien reconnu comme une action syndicale symbolique.

En parallèle, cette bassine de Cram-Chaban et les 4 autres du bassin du Mignon ont une nouvelle fois été jugées illégales par la Cour administrative d'appel de Bordeaux ce 17 mai. La Cour a annulé l'arrêté préfectoral d'autorisation de création de ces 5 bassines. Elle a estimé que les éléments complémentaires apportés par l'ASAI des Roches, à laquelle elle avait laissé un délai pour fournir ces éléments, étaient toujours défaillants pour assurer que ces bassines avaient un impact limité sur le milieu.
Ces deux décisions légitiment nos actions syndicales contre ces mégabassines.

L’arrêt de la Cour d’appel de Bordeaux donne à voir à quel point les autorisations administratives de ces projet sont basées sur des données et des éléments qui n'apportent aucune évaluation réelle des conséquences de la construction de ces bassines. Il rend compte des insuffisances majeures des évaluations préalables à la construction de ces ouvrages ; absence d'informations sur les effets des prélèvements hivernaux sur la nappe ; références historiques des prélèvements obsolètes ; absence de sources des chiffres transmis... Les services de l’État autorisent donc ces projets non pas dans le cadre du respect de la loi sur l'eau, mais sous la pression d'une poignée d'irrigants. Si tous les projets sont montés ainsi alors aucun ne devrait être autorisé.
Bien que jugées illégales une première fois en 2018, ces 5 bassines continuent à être remplies et utilisées. Elles servent aujourd'hui un modèle agricole qui accroît les risques pour l'environnement et la ressource en eau : rotations courtes, sur-utilisation d'intrants chimiques et sur-utilisation de l'eau. Il est urgent de repenser le modèle agricole que l'irrigation doit soutenir. C’est un sujet de société majeur, dont l’urgence est exacerbée par ce nouvel épisode de sécheresse. Non, les mégabassines ne sont pas la solution pour répondre aux défis climatiques et de transition agricole. Elles sont un outil de concentration des moyens de productions, prédateur et néfaste pour l'emploi paysan et pour l’environnement.

La République a mandé et ordonné à la Ministre de la transition écologique de pourvoir à l’exécution de cet arrêt. C’est pourquoi, nous demandons à la Première ministre Élisabeth Borne, qui aura en charge la planification écologique, de mettre fin sans tarder à ces projets de mégabassines et d'engager en urgence un débat transparent avec tous les acteurs pour une gestion quantitative et qualitative de l'eau qui s'adapte réellement à l'évolution de la ressource.

[1] Mégabassines : l’agri-manager qui s’accapare 1 million de m3 d’eau : https://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=12374  

Alain UGUEN
Le 01/06/2022 à 14:26:19

En Charente-Maritime, cinq bassines agricoles de nouveau jugées illégales
https://reporterre.net/En-Charente-Maritime-cinq-bassines-agricoles-de-nouveau-jugees-illegales  

Alain UGUEN
Le 24/05/2022 à 09:01:23

Protection de la qualité de l’eau : victoire juridique de France Nature Environnement
https://fne.asso.fr/communique-presse/protection-de-la-qualite-de-l-eau-victoire-juridique-de-france-nature  

Alain UGUEN
Le 11/05/2022 à 10:58:51

Face aux méga-bassines, ces mobilisations qui pourraient gêner dès l’été le futur gouvernement
https://yonnelautre.fr/spip.php?article4699#forum165001  

Alain UGUEN
Le 27/04/2022 à 14:38:40

le livre de Jean Tirole "Economie du bien commun" seul prix Nobel de l'économie en 2014 est ( à mon humble avis ) à parcourrir;
Il fait aussi bien la part au défi climatique, qu'à vaincre le chômage ,qu'au digital modifiant la chaine des valeurs, que pour un Etat moderne dépenser moins mais mieux......Beaucoup beaucoup de thèmes sont abordés toujours dans l'analyse "du bien commun ".

Jeannine BERNARDINI
Le 31/03/2022 à 22:47:40

je n'ai pas pu aller à la manif le weekend dernier mais je soutiens ce mouvement

Annie MILLOT
Le 30/03/2022 à 10:34:02

Méga-bassines dans les Deux-Sèvres: des milliers de manifestants contre «l’accaparement de l’eau par l’agro-industrie»
https://www.liberation.fr/environnement/agriculture/mega-bassines-dans-les-deux-sevres-des-milliers-de-manifestants-contre-laccaparement-de-leau-par-lagro-industrie-20220326_RSM5U77OWFAG3BXSCZABPQRFE4/  

Alain UGUEN
Le 28/03/2022 à 08:03:17

Depuis le 1er janvier 2022, de nombreux lieux doivent être équipés d’une fontaine à eau potable accessible au public. De quoi encourager l’essor des gourdes ?
https://eau-iledefrance.fr/a-la-claire-fontaine/  

Alain UGUEN
Le 16/01/2022 à 10:06:03

l'eau est un bien commun et si peu prise en compte. on commence enfin à voir des panneaux solaires et/ou du photovoltaïque sur les constructions neuves, mais on ne tient compte de l'eau nulle part ! copier n'est pas un défaut, quand on copie ce qui se fait de bien. au japon, celà fait des années qu'on construit avec des récupérateurs d'eau bain-douche pour les toilettes qui n'ont nul besoin d'eau potable.
ici rien n'est fait.
à quand le courage d'imposer de nouvelles normes et des aides financières justes, en fonction des revenus, dans le neuf et la rénovation...avec des matériaux écolos de qualité, pas du polystyrène et du pvc...
il vaudrait mieux investir l'argent dépensé pour d'inutiles sommets en tous genres dans des réformes indispensables..

michele orenstein
Le 17/12/2021 à 21:37:24

Comment en sommes nous arrivé là, pour que même l'eau ce bien commun inaliénable se soit noyée dans la spéculation? C'est une forfaiture, une mise en danger de mort du vivant, un crime contre l'humanité...

gilles bas
Le 17/12/2021 à 13:56:15

L’eau, bien commun accaparé par la finance
https://reporterre.net/L-eau-bien-commun-approprie-par-la-finance  

Alain UGUEN
Le 16/12/2021 à 09:16:05

L'eau est un bien commun

Christine Roux
Le 15/12/2021 à 16:25:28

Pour une répartition juste de l'eau, il faut que des personnes
compétentes calculent ce dont un ménage de X ou Y personnes a besoin. Cette première partie ne doit pas être chère, car c'est un besoin vital. Au-delà, la consommation de l'eau doit coûter de plus en plus cher. Cela suppose que des compteurs d'eau soient obligatoirement installés très rapidement. Quand aux usages agricoles, l'eau doit être équitablement répartie et dans ce cadre, les méga-bassines ne devraient pas exister.
De même, il faut rompre le contrat qui, à Vittel permet à Nestlé de pomper l'eau au détriment des habitants.

Martine Herber
Le 14/12/2021 à 16:36:11

L'eau est fondamentalement un bien commun inaliénable, pas de concession.

Roland CHARLOU
Le 01/12/2021 à 16:57:40

L'eau, l'air, le vivant: nos biens communs, parmi d'autres, comme la chose publique, les langues, les cultures, les conquis sociaux...

nicolas wyss
Le 30/11/2021 à 22:08:14

L'eau, bien précieux, appartient à tout le monde, mais est petit à petit privatisée, comme la terre, et l'air...bravo à tou(tes)s les lanceurs de vérités, d'alerte qui se donnent pour le bien d'autrui, Merci.

Jean-louis Bouchet
Le 30/11/2021 à 15:43:08

on pourrait faire pareil pour le gaz et l'électricité !

DOMINIQUE BOUTS
Le 29/11/2021 à 14:59:05

Commençons par dénoncer le tout à l'égout.

catherine leroy
Le 27/11/2021 à 19:45:12

bien plus que le nucléaire, l'aviation,les autoroutes l'EAU est indispensable à la vie Chaque fois que nous touchons à l'eau nous créons un désastre Halte aux bassines

michel armagnat
Le 27/11/2021 à 18:33:43

Julien Denormandie trouve normal que l'eau du marais poitevin, des Deux Sèvres et peut être même de l'Est soit pompée. Fichtre, il s'en carre comme de sa première chemise made in Taïwan. Non, Monsieur le ministre de la souffrance des animaux, des empoisonnements de paysans, de ruraux, les bassines ne sont pas remplies par les nuages mais par les nappes phréatiques. Les pro-bassines, vos amis, Monsieur le M., assèchent les terres, vident les cascades, les torrents et tout ce qui suinte clair et pur. Est ce que cela vous grattouille? Nous n'aimons pas les cultures gourmandes en eau, les gerbes d'eau crachées en été sur le maïs alors que les vaches tirent la langue dans les prés d'herbe cramée. S'ils veulent de l'eau qu'ils viennent la pomper quand les rivières débordent à cause des crétins qui dérangent le climat. Ceux qui veulent barboter dans leurs bassines aiment la chimie dans les sols, l'extinction des animaux et la production destinée à l'export, chez Bolsonaro par exemple. Pas de cad-eaux aux irrigateurs picsous.

colette Nusbaum Vallet
Le 27/11/2021 à 11:39:15

Alain a raison pour 2018 ;o)

ENQUÊTE PUBLIQUE – 24 BASSINES SUR LA BOUTONNE Mise en ligne du 13/03/2018 au 19/03/2018
https://www.cyberacteurs.org/archives/bilan.php?id=1671  

Alain UGUEN
Le 27/11/2021 à 08:18:24

L'eau ne doit pas être confisqué par quelques agriculteurs... à moins qu'ils la paient comme tout le monde !

Krys
Le 26/11/2021 à 22:03:01

Bravo aux activistes de terrain. J'ai vu les débuts de ce mouvement en 2018, trois ans plus tard, vous n'avez rien lâcher... Que votre opiniâtreté berce nos révoltes ! No Bassaran ! :)

Alain Olivo
Le 26/11/2021 à 21:17:55

Il y a beaucoup de problèmes à régler sur ce plan des communs. L'air est un bien commun, mais certains le polluent à qui mieux mieux. La terre est aussi un bien commun, avec la liberté d'aller et de venir, avec le devoir de la tenir en "bon état" pour que la vie y soit possible: on voit ce qu'il en est.. Certes, les cultures inadaptées sont en cause, mais il y a des intérêts pour les préconiser et les imposer. L'eau, bien sûr, est aussi un bien commun.

geronimo
Le 26/11/2021 à 19:04:46

Les Sahéliens ne cultivent pas d'artichauts. Les Sahéliens ne connaissent pas non plus Christiane Lambert ;-)
Au lieu de bassiner la nature, si on adaptait les cultures au climat local ?
Que le maïs retourne sous ses tropiques natales. Il s'en portera mieux et nos nappes phréatiques aussi.

Frawald
Le 26/11/2021 à 13:50:45

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