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Bilan de la cyberaction : enquête publique portant sur le projet de serres agricoles ZAC Actipôle de TONNERRE

Mise en ligne du 19/09/2016 au 29/09/2016

La lecture des différents documents relatifs à la création de serres agricoles projetées sur la ZAC Actipôle de Tonnerre nous conduit à exprimer ici notre profond désaccord pour ce projet qui nous apparaît clairement comme un enchainement d'opportunités pour les pétitionnaires mais qui ne répond à aucune analyse des besoins locaux, si ce n'est l'éventuelle création d'emplois.

Bilan de la cyberaction :

1489 participants

Retrait du projet de centrale biomasse à Tonnerre, qui devait générer "100 à 150 emplois"

Les élus du Tonnerrois actent le retrait du projet de centrale biomasse, dans un communiqué parvenu à la rédaction ce 6 octobre 2020. Le site, remis en question depuis une dizaine d'années, devait générer "100 à 150 emplois directs ou indirects".
Le projet de centrale biomasse à Tonnerre, qui devait s'accompagner de la création d'une serre, ne va pas voir le jour. Voici ce qu'il faut retenir sur le sujet, en trois points.

Le point sur la situation
Dans un communiqué daté du 5 octobre, les élus de la Communauté de communes le Tonnerrois en Bourgogne (CCLTB) disent prendre acte du retrait de projet de centrale biomasse, qui devait s'accompagner de serres de tomate et de spiruline alimentées par la chaleur restante, sur le site Actipôle à Tonnerre. La centrale, destinée à produire de l'électricité en brûlant du bois, devait générer "100 à 150 emplois directs ou indirects".

Le document mentionne les raisons de France industrie énergie, la société derrière ce dossier lancé voici une dizaine d'années. "Alors que toutes les étapes légales et administratives ont été franchies avec succès, de nombreux recours et appels intentés par une association locale, tous déboutés, ont néanmoins lourdement pénalisé l'équilibre économique du projet." Précision supplémentaire : "Les partenaires serristes tomate et spiruline, lassés de patienter, se sont retirés et ont trouvé d'autres sites d'implantation."

Les réactions
Joint par téléphone ce mardi, le président du collectif Arpent se félicite de cette nouvelle. "On est agréablement surpris, et on ne peut que se réjouir de l'abandon d'un projet aussi stupide et aussi dévastateur pour la forêt", lâche Raphaël Darley, opposé à cette centrale perçue comme nuisible pour l'environnement. "Notre combat a été utile même si nous avions rencontré les porteurs de projet il y a quelques mois. Et malgré ce que l'on peut croire, le dialogue avait été positif. Ils avaient entendu nos arguments."

La présidente de la CCLTB, Anne Jérusalem, ne souhaite rien ajouter au communiqué envoyé. Ce dernier fait état des pertes pour l'emploi enregistrées par le territoire.

La suite
Les élus de la communauté de communes disent se tourner vers l'avenir malgré ce revers : "Les huit hectares de terrains réservés aux serristes redevenant libres, des rendez-vous ont d'ores et déjà eu lieu ou sont programmés avec différents porteurs de projets."

"L'énergie que nous avons mise contre ce projet nous allons la mettre en proposant des projets alternatifs, concernant notamment la forêt, qui pourront être un plus pour le Tonnerrois", assure le président du collectif Arpent.
https://www.lyonne.fr/tonnerre-89700/actualites/retrait-du-projet-de-centrale-biomasse-a-tonnerre-qui-devait-generer-100-a-150-emplois_13848573/#refresh  

Présentation de la cyberaction :

1.La production agricole sous serres est le mode de culture le plus consommateur d'énergie qui contribue donc encore plus au réchauffement climatique. Faut-il continuer dans cette voie après les engagements de la COP21 ? Le développement d'un maraichage local pour alimenter toutes les cantines du secteur (hôpital, lycée, collège, écoles, maisons de retraite, etc) en produits de qualité aurait, à notre avis, constitué une alternative plus cohérente au regard des enjeux climatiques des décennies à venir.
2. Les serres vont consommer 80 000 m3 d'eau par an, soit l'équivalent de la consommation d'environ 2000 personnes. Or, les restrictions d'usage, entre autres pour l'arrosage, sont de plus en plus fréquentes.
3. Le dossier d'étude d'impact ne concerne que les serres alors que ce projet est absolument indissociable de celui de la centrale biomasse. Aussi est-il faux d'écrire que ces serres éviteront que « la chaleur produite soit perdue » car, par définition, si la chaleur résiduelle de la centrale n'est plus utilisée, celle-ci n'est plus une centrale de cogénération.
4. Il est tout aussi faux d'affirmer que « le dimensionnement du projet de serres permettra l'utilisation de l'intégralité de la chaleur produite ». En effet, sur les 19,9 Mw de puissance de la centrale, 5 Mw sont transformés en électricité et environ 11 Mw seront disponibles sous forme de chaleur. Or, si cette puissance est suffisante pour chauffer les serres au mois de janvier -ce qui doit être le cas puisque le dossier ne mentionne pas d'autre source de chaleur-, seulement 10 à 15 % de cette puissance seront nécessaires pour les mois de mai à septembre. Sur l'année, ce n'est guère plus de 50 % des 95 Gwh d'énergie calorifique disponible qui seront utilisés.
5. L'argument de la limitation des transports et de leur impact grâce aux liaisons directes (route et rail) avec Paris et Lyon n'est absolument pas sérieux pour au moins deux raisons :
a) L'absence de gare de fret à proximité pour utiliser la liaison ferroviaire ;
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b)Le moindre impact voudrait qu'on envisage une production variée à destination des marchés locaux.
6. Quand l'étude d'impact ne prévoit qu'une augmentation du trafic routier de 6%, c'est sans prendre en compte l'alimentation de la centrale en combustible. Or, la dissociation des deux projets n'est pas justifiable dans la mesure où l'un ne peut fonctionner sans l'autre.
7.Les pertes inhérentes au fonctionnement de ce type de centrale de cogénération sont de l'ordre de 25 % (rendement brut de 75 %), l'énergie transformée en électricité représente environ 25 % et l'énergie thermique utilisable environ 50 %. Si la moitié de cette chaleur est utilisée pour le projet de serres, le rendement effectif global (électricité + chaleur / énergie contenue dans le bois) ne sera que de l'ordre de 50 %. La chaleur perdue -qui sera évacuée par les aéroréfrigérants-, soit environ 45 Gwh par an, permettrait de chauffer annuellement quelque 2000 logements, presque la population de Tonnerre...
8. Les évaluations de la disponibilité de la ressource en bois sont très imprécises et incomplètes. Si les forêts locales produisent environ 3 tonnes de bois à l'hectare par an, il convient de prendre en compte une multitude de facteurs :
a) Les pertes par mortalité naturelle
b) Les accidents climatiques (tempêtes, sécheresses...)
c) Le réchauffement qui va plus vite que la capacité des essences à s'adapter et à migrer. Les scientifiques sont assez unanimes pour situer la vitesse de réchauffement admissible pour la migration des essences autour de 1°C/siècle, au maximum 1,5°C. Or les prévisions les plus optimistes situent le réchauffement à plus de 2°C pour la fin de ce siècle.
d)Les maladies importées ou liées aux modifications climatiques (Ormes, Frênes...)
e)L'utilisation traditionnelle comme les affouages ou les coupes à usage de chauffage individuel (encore la première utilisation du bois-énergie en France)
f) L'augmentation très rapide et peu coordonnée de la demande. Le chauffage des serres par la biomasse a été multiplié par 7 entre 2008 et 2013. Les chaufferies biomasse d'envergure se multiplient...
9. A la lecture du compte rendu de la séance du 24 mars 2016 du Syndicat Intercommunal du Tonnerrois, nous pouvons douter de la solidité financière du porteur de projet puisque celui-ci fait demande au SIT de réaliser une bâche de 800m3 pour un montant de 320 000 €, dont 80 000 versés par la CASAY à la signature des ordres de travaux et 240 000 remboursés sur 12 ans. Pourquoi la CASAY ne fait-elle pas un emprunt auprès d'une banque ?
En conclusion, c'est un dossier qui manque de cohérence et de sérieux :
a) Dans le préambule du dossier de déclaration de travaux, il est mentionné :
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"Ce projet est directement lié à la mise en place d'une importante cogénération biomasse bois en 2016 en limite Nord du site. En effet, cette unité de production d'électricité a contractualisé avec EDF, pour une durée de 20 ans et en contrepartie, l'eau chaude générée par les turbines des moteurs électriques peut-être exploitée pour chauffer les serres au lieu d'être perdue"... L'eau chaude générée par les turbines des moteurs électriques ???
b)L'affirmation de l'utilisation de la totalité de la chaleur produite relève d'une grande incompétence où d'une certaine malhonnêteté.
c) La dissociation de ce dossier de celui de la centrale est un non-sens, l'un ne pouvant exister sans l'autre.
Depuis 2011, notre association réclame un véritable débat et une information claire et transparente sur ce projet. La communauté de communes et les pétitionnaires ne nous a toujours opposé que mépris, alors que nous avons rencontré de nombreux spécialistes, épluché de nombreux documents et que nous avons, aujourd'hui, une vision de ce dossier plus globale et plus précise que la grande majorité des élus qui en en ont pris l'initiative.

Une enquête publique est ouverte jusqu’au 28 septembre inclus à la mairie de Tonnerre concernant le projet d’installation de 10,5 ha de serres sur la ZAC Actipôle, serres qui seront chauffées par la future centrale biomasse.
L’association ARPENT a déposé ses observations sur ce projet (document ci-joint). L’enquête publique ne porte que sur les serres, le commissaire enquêteur nous l’a rappelé à plusieurs reprises, mais les serres ne peuvent se faire sans la centrale biomasse et la centrale biomasse ne peut se faire sans les serres.
Nous vous invitons à participer à l’enquête publique.
Raphal Darley
 www.foret-tonnerroise.fr.  

En savoir plus
Raphaël Darley : Qu’en est-il du projet de centrale électrique au bois de Tonnerre ?
http://yonnelautre.fr/spip.php?article8358  

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le Commissaire Enquêteur,
Je m'oppose aux projets de centrales brûlant du bois pour produire de l’électricité : leur rendement est très faible si la chaleur résiduelle n’est pas utilisée toute l’année.
Nos forets ne peuvent être ainsi sacrifiées pour des projets inutiles, générateurs de gaz à effet de serre et non-viables économiquement sans de colossales subventions.
Ainsi je m'oppose au projet de centrale sur la ZAC Actipôle de Tonnerre et à l’implantation qui l’accompagne de 10,5 ha de serres destinées à des cultures hors sol et à de la production de spiruline.
Dans l'attente; veuillez croire en ma vigilance sur vos décisions.

 

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12 commentaires

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Je m'oppose aux projets de centrales brûlant du bois pour produire de l’électricité : leur rendement est très faible si la chaleur résiduelle n’est pas utilisée toute l’année.
Nos forets ne peuvent être ainsi sacrifiées pour des projets inutiles, générateurs de gaz à effet de serre et non-viables économiquement sans de colossales subventions.
Ainsi je m'oppose au projet de centrale sur la ZAC Actipôle de Tonnerre et à l’implantation qui l’accompagne de 10,5 ha de serres destinées à des cultures hors sol et à de la production de spiruline.
Dans l'attente; veuillez croire en ma vigilance sur vos décisions

alya delbal
Le 14/05/2020 à 22:38:26

Et ou est parti l'intelligence de ces soit disant intelligent ???
jcb

jcb
Le 06/12/2017 à 09:53:29

au 21e siècle , la dernière trouvaille pour produire de l' énergie c' est de brûler du bois ???!!!... homo erectus a déjà découvert ça il y a 500000 ans !

autre idée ! et si on mettait tous les gros cons pleins de fric à pédaler en rang d' oignon , ça en ferait pas une belle de centrale électrique ? et zéro gaz à effet de serre !

jean
Le 25/09/2016 à 15:22:28

Les cultures Hors sol sont en général une hérésie et produisent des fruits et légumes sans saveurs

Erick LECONTE
Le 23/09/2016 à 10:22:53

La zone actipôle a été aménagée aux frais du contribuable et grâce à des subventions.Pour concrétiser ce nouveau projet,le contribuable paiera une seconde fois pour retirer une partie des réseaux. De plus sous réserve de pouvoir accéder aux délibérations, le syndicat des eaux devrait créer une reserve d'eau pour les serres, à ses frais( abonnés du syndicat), le coût serait remboursé sur 12 ans, avec quelles garanties?

un anonyme
Le 21/09/2016 à 19:50:14

ne cultivons pas systématiquement hors saison et nous n'aurons pas besoin de ces étendus de serres et du chauffage qui va avec

michel armagnat
Le 21/09/2016 à 18:15:42

On va détruire la forêt pour des tomates pas même bio8

un anonyme
Le 21/09/2016 à 17:55:09

l' agriculture industrielle est ce qu'on a fait de plus malsain pour la santé ( et pourtant , il y a d'autres horreurs ! ) Une Alimentation approprié a guérit DES CANCERS ! Mais ce n'est plus un secret , celle là nous y conduit ! STOP !

un anonyme
Le 21/09/2016 à 09:38:01

Assez des monocultures intensives qui usent de poisons (pesticides angrais) et les ressources aquafères pour produire des aliments faibles en nutriment et toxiques pour la santé

pierre
Le 20/09/2016 à 19:10:39

René D., au secours, "ils" sont devenus fous !!!

Gégé78
Le 20/09/2016 à 18:23:52

Bonjour,
le titre ne reflète pas le pb... Ce n'est pas contre des serres mais des serres chauffées .. et la centrale à bois.
Cordialement

martin bouchez
Le 20/09/2016 à 16:31:55

il me semble que la vapeur détendue recueillie en sortie de turbo-alternateur permet de chauffer de l'eau en plus ou moins grande proportion en fonction du besoin en chaleur. La production d'électricité va varier de façon minime en sens inverse du besoin de chaleur selon la pression de la vapeur détendue mais il est vrai que l'essentiel de la chaleur provient de la condensation de cette vapeur (recueil de la chaleur latente 550Kcal/Kg d'eau)

Lafeuille
Le 20/09/2016 à 13:25:43

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