Bonjour,
Voici quelques nouvelles d’un dossier qui agite les milieux de la protection de la nature depuis maintenant deux semaines.
La rapidité de notre mobilisation, l’engagement de nombreuses fédérations, la cohérence de notre message dénonçant l’organisation d’un championnat de chasse sous terre, comme le soutien d’amis Belges, de nombreux naturalistes et de nombreuses personnalités qui se sont personnellement impliquées (Dominique Voynet, ministre de l'environnement de 1997 à 2001, Noël Mamere, Brigitte Bardot, …) nous ont permis d’être entendus. Le ministère de l'Écologie est intervenu auprès des Préfets de l'Allier et du Cher afin de leur demander d'être vigilants quant au déroulement de ce concours.
Si d'un point de vue juridique, le championnat n'a pu être interdit, le Ministère a fixé certaines conditions:
Ø le concours ne sera pas autorisé dans les forets domaniales et devra donc se dérouler en terrain privé,
Ø la mise à mort des animaux est interdite : le concours devra se limiter à une présentation de la capture,
Ø les femelles suitées ne devront pas êtres poursuivies.
Bien entendu, ces mesures plutôt positives, ne répondent pas à notre demande d'annulation. Et nous restons perplexes en ce qui concerne le respect de ces obligations, tant elles semblent difficiles à appliquer. Les animaux acculés au fond de leur terrier par les chiens peuvent en effet être mortellement blessés lors des attaques par exemple. On peut également s’interroger sur la capacité des chiens à reconnaître sous terre les femelles suitées...
Nous devons encore obtenir de la préfecture de l’Allier communication du dispositif de contrôle qui sera mis en place pour veiller au respect des instructions du Ministère et proposons nos services en tant qu’observateurs.
Mais comme nous nous y attendions, la réplique des chasseurs s’organise. Si nous souhaitions ouvrir le débat sur la cohabitation avec la faune sauvage en tentant de réhabiliter le blaireau, inviter le grand public à un autre regard sur la nature, les chasseurs se sentent directement menacés et face à un front soudain, la Fédération Nationale des Chasseurs passe à la contre offensive. (voir http://www.chasseurdefrance.com/ ).
Il nous faut donc encore élargir notre audience au plus vite et populariser notre argumentaire pour que toute cette affaire ne se réduise pas à un simple affrontement entre chasseurs et anti-chasseurs ! La presse jouera dans les prochains jours un rôle capital …
Cordialement
Pascal Blain, Serre Vivante
Fédération Nationale des Chasseurs
13, Rue du Général Leclerc 92136 Issy-Les-Moulineaux Cedex – Tél. 01 41 09 65 10
Fax. 01 41 09 65 20 – www.chasseurdefrance.com
Association loi 1901 – Siret : 439 220 153 000 27 – APE 913E
COMMUNIQUE DE PRESSE
Jeudi 18 mai 2006
Le déterrage en ligne de mire
(la « deep ecology » déterre la hache de guerre)
La galaxie des mouvements de protection animale, que la FNC a identifiée en détails lors d'une étude en Septembre dernier, passe à l'attaque ! Une trentaine de ces associations regroupées sous la bannière de France Nature Environnement, inondent de courriers électroniques les médias, ministères, administrations et mairies (voire évêchés !) contre une nouvelle cible : le déterrage.
L’objectif est triple : stigmatiser la « cruauté » de ce mode de chasse, remettre en cause la période de chasse complémentaire (de mai à septembre) dont elle bénéficie dans certains départements, et empêcher le déroulement normal des épreuves de chiens prévues dans l’Allier par
l’Association des déterreurs (AFEVST) à l’occasion de son cinquantenaire, du 26 au 28 mai prochains.
La stratégie utilisée, dite radicale, s’inspire de celle du mouvement anglo-saxon des « saboteurs de la chasse », dont on a pu mesurer les conséquences sur l’exercice de la vénerie en Grande Bretagne…
Devant les premiers signes inquiétants de trouble, voire d'inquiétude, exprimés par les administrations confrontées à cette campagne médiatique, et pour ne pas créer un précédent redoutable
qui consisterait à voir annuler, sous la pression de quelques extrémistes, des manifestations cynégétiques s’exerçant dans un cadre parfaitement légal (chasse, régulation, ou épreuves de chiens) au nom des « troubles possibles à l’ordre public » (sic), l’AFEVST, la Société de Vénerie et la F.N.C. sont convenus de répondre de façon ferme et sans ambiguïté sur le même terrain que nos adversaires, et ce au nom du droit républicain à la tolérance et à la liberté. Les chasseurs, leurs fédérations et associations sont donc invités à réagir solidairement, en adressant eux aussi un courrier, fax ou mail (inspiré du modèle joint) aux responsables de la chasse française : ministres, préfets concernés…dont
les coordonnées sont jointes en annexe.
Cette attaque inattendue en période de fermeture générale, parfaitement orchestrée, et mettant en oeuvre la technique du réseau facilitée par l'usage d'internet, sonne comme une répétition et interpelle le monde de la chasse sur les futurs défis qu'il aura à affronter.
* un « matraquage » via Internet est aussi organisé par les mêmes groupuscules pour remettre en cause la fête de la chasse de Fontainebleau les 3 et 4 juin prochains.

