Le PS et la règle du jeu présidentiel http://www.professionpolitique.info/article15152.html
Certaines personnalités socialistes souhaitent remettre en cause le mode de désignation du candidat.
Comment désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle ? Telle
est la prochaine controverse qui promet d’agiter le PS. Le résultat du
référendum a eu un effet collatéral désastreux pour la rue de Solférino : il
a démontré que les militants, érigés par la direction en boussole
indépassable de la démocratie interne, peuvent se tromper. Et même opérer des choix inverses à ceux du "peuple de gauche". Alors que 59% des adhérents du PS avaient approuvé le traité constitutionnel le 1er décembre 2004, la même proportion de ses électeurs l’a rejeté dans les urnes le 29 mai 2005.
Raison pour laquelle certains dirigeants PS commencent à réclamer un
changement de règle du jeu pour désigner leur candidat à l’Élysée. Ce sont
en effet les militants socialistes qui sont censés voter pour le choisir.
Mais le député des Landes, Henri EMMANUELLI, prône, lui, des "primaires" à gauche au cours desquels l’ensemble des sympathisants de gauche
s’exprimerait. Partisan d’un rassemblement de la "gauche antilibérale" qui
dépasse le cadre du seul PS, le sénateur de l’Essonne, Jean-Luc MÉLENCHON, n’est pas loin de vouloir la même chose. Mais c’est surtout Laurent FABIUS, toujours aussi impopulaire au sein du PS, qui aurait intérêt à ce que les adhérents du parti ne soient pas les seuls à voter. Avec l’idée que des sympathisants communistes, écologistes ou altermondialistes se rangent volontiers derrière sa candidature...
PS : FABIUS regrette le "choix du blockhaus" [jeudi 16 juin 2005]
Laurent FABIUS, qui ne fait plus partie de la direction du PS, a regretté
hier soir sur France 2 que la direction de son parti ait choisi "le
blockhaus" plutôt que "le bloc de gauche avec la colonne vertébrale
socialiste". "Cela ne m’empêche pas de continuer sereinement à écouter ce
que les Français nous ont dit, à rassembler les socialistes et la gauche et
préparer l’alternance", a-t-il ajouté. "Ca veut bien dire ce que ça veut
dire", a dit Laurent FABIUS, en réponse à une question sur ses ambitions
pour 2007.
Concernant la progression de l'idée de primaire, Jean Desessard sénateur
Vert me signale que c'est aussi le cas chez les Verts.
