COORDINATION CONTRE LES EPANDAGES DEGRADANTS
Mairie
Place Marcel Lagarde 33240 CUBZAC LES PONTS
Aquitaine Composts, entreprise de SEDE Environnement située à CESTAS, laquelle est une filiale de VEOLIA Environnement, a demandé un accord préfectoral pour épandre, ce qu’elle appelle des « composts hors normes » sur des terres agricoles de 22 communes de la Gironde.
Il s’agit en fait de déchets ultimes, issus :
- de boues de stations d’épuration, urbaines et industrielles contenant des métaux lourds hautement toxiques,
- d’élevage industriel de volailles comportant des risques sanitaires,
- d’industries papetières et d’industries agro-alimentaires, de broyages de bois et d’agglomérés.
Tous ces déchets seraient mélangés à des débris végétaux recueillis auprès de collectivités et de particuliers, dans la proportion annuelle de 7 000 tonnes pour 35 000 tonnes pour leur donner l’aspect d’un compost.
Parmi ces substances, certains sont connus pour leur dangerosité : plomb, zinc, mercure, arsenic… ; d’autres, moins connus, sont classés cancérigènes : nickel, cadmium, naphtalène…et/ou portant atteinte au système reproducteur comme les phtalates, voire au patrimoine génétique et au système immunitaire comme le cadmium. Toutes ces substances sont produites par l’industrie (peintures et pigments, plastiques, cosmétiques, objets métalliques…) et par l’agriculture industrielle. Ils font partie de notre environnement quotidien, ils ne sont pas éliminés par les traitements d’épuration et se retrouvent dans les boues, publiques, domestiques et industrielles.
Les pesticides comme le chlordane, l’aldrine, l’heptachlore, le calbaryl, l’endrine…ne sont pas répertoriés par les normes NFU 44 051 et NFU 44 095, mais sont des produits utilisés ordinairement par l’agriculture intensive et se retrouvent dans les boues et dans les composts (cf. le Guide méthodologique de l’ASTEE, paru en juin 2006, disponible sur www.astee.org/publications ). Sans compter les médicaments qui se retrouvent dans les boues.
Les communes concernées sont :
- Dans le Sud-Ouest du département, Cestas, Le Barp, Lugos, Mios et Saucats, qui recevraient les « jus de compost » ou lixiviats
- Dans le Nord-Nord-Ouest, Asques, Cubzac-les-Ponts, Saint Romain la Virvée et Parempuyre, communes situées sur des paluds en bordure de Dordogne et Gironde.
- Dans l’Entre-deux-mers, 13 communes : Baigneaux, Castelviel, Cleyrac, Coirac, Frontenac, Martres, Mourens, Rions, Saint Brice, Sainte Foy la Longue, Saint Germain de Graves, Saint Laurent des Bois et Sauveterre de Guyenne.
Cette demande est irrecevable. Elle porte atteinte à la santé publique et à notre environnement. Le Préfet ne doit pas donner son accord.
Depuis mars 2008 notre coordination a sensibilisé la population locale, les élus, les ministres concernés. été reçue à la préfecture et y a remis des pétitions.
Cette demande d'autorisation d'épandage doit être mise à l'ordre du jour d'une réunion du CODERST (Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et technologiques). Chaque membre de cette commission a reçu le dossier sur la dangerosité de ces épandages.
Nous comptons à nouveau sensibiliser la population et les élus à partir de "cartes postales " qui seraient remises à la préfecture avec médiatisation. Nous recherchons un dessin à mettre au dos de la carte postale qui symbolise les épandages. Si vous avez des idées faites nous les connaître.
Bernard
