Ni mégalo ni schizo, Ecolo !

primaire.org devient PARTAGE comme PARTenariat Autonome de la Gauche et des Ecologistes

Pour avoir une chance de changer de majorité en 2012, il faut changer les règles du jeu à gauche. Ce forum a pour objet d'échanger sur l'actualité politique. Les points de vue échangés n'engagent évidemment que leurs auteurs et en aucun cas l'Association Cyber @cteurs

Ni mégalo ni schizo, Ecolo !

Messagede alain » Jeu 29 Déc 2005 10:24

25 ans d’expérience

En 2007 cela fera tout juste 25 ans que je me suis présenté pour la première fois à une élection (cantonales de 1982): je l’ai fait sous l’étiquette écologiste et je n’ai jamais adhéré à aucun autre parti politique que les Verts.

Sur mon CV plein de trous vous pourrez juger que j’ai plus sacrifié ma carrière professionnelle à la politique que fait carrière en politique

J’ai essayé de mettre en oeuvre dans ma propre vie les idées que je défends

En politique il y a des laboureurs et des surfeurs, les laboureurs créent le sillon, les surfeurs surfent sur la vague produite par le sillon. Quand on fait partie de la première catégorie et qu’on a tendance à avoir de l’avance sur l’opinion publique (qu’elle soit interne ou externe) on court le risque d’être moqué au moment où on est en avance et d’être oublié au profit des surfeurs quand les idées portées deviennent majoritaires.

Ce fut vrai dans le domaine des déchets où à la fin des années 70 le titre de notre brochure payée par le fruit de la première collecte de papier “les ordures ou l’or dur" faisaient sourire ou dans le domaine des économies d’eau quand j’abordais le sujet au conseil municipal dans le début des années 80.

Ce fut vrai aussi en politique
- en 82 j’avais dédicé d’être conseiller municipal écolo et devant les difficultés à trouver 45 noms pour déposer une liste autonome, un journaliste écrivait : il ne fait de doute pour personne qu’Alain Uguen aura du mal à trouver les 44 personnes pour monter avec lui sur ce qui ressemble fort au radeau de la méduse.” J’ai trouvé les 44 personnes et j’ai été élu par 5,83% des voix au premier et seul tour.

- en 88 bien que n’appartenant pas à la majorité waechterienne de l’époque, j’avais été invité en tant qu’élu vert à une émission de radio par Renée Conan en délicatesse avec le mouvement après l’épisode de la candidature d’Yves Cochet aux législatives de 86 dans le Nord : j’avais expliqué à Renée mon ambition de devenir adjoint l’année suivante en remontant une liste verte ouverte. Avec 14,5 % des voix au premier tour, nous étions en situation de nous maintenir si nos propositions de fusion reposant sur la proportionnelle et un accord programmatique n’aboutissaient pas.
Lors de la rencontre le lundi matin suivant le premier celui qui allait devenir le premier adjoint décrétait “ il ne s’est jamais vu qu’une troisième liste qui se maintient maintienne aussi son score”. Faute d’accord sur l’application de la règle d’Hondt, nous avons maintenu notre liste, réalisé 13,5% et j’ai été adjoint pendant un an.

- en 95 j’ai inventé le concept de l’autonomie contractuelle qui est devenu la stratégie des Verts concept précisé en 2002 dans une motion ponctuelle qui a soudé la majorité de l’époque.voir la motion sur l'autonomie contractuelle mode d’emploi

- en 2005 j’ai plaidé pour l’abstention au référendum pour éviter que le mouvement ne se casse en 2 parts quasi égales et permettre que, comme nous l’avions fait en 92 dans le débat pour Maastricht, chacun puisse défendre les positions des Verts sur l’Europe tout conservant la possibilité de faire campagne en conscience pour un vote ou pour un autre.

Depuis le 21 avril 2002, je mène campagne pour une primaire pour la désignation du candidat de la gauche et des écologistes au premier tour de la présidentielle et des législatives : je n’ai malheureusement pas trouvé assez de signataires pour déposer une motion sur le sujet lors de notre dernière AG.

Nous avons laissé le PS qui n’y croit absolument pas s’en faire le chantre ( ce qui était le meilleur moyen d’enterrer ce projet).

Je souhaite maintenir cet affichage sur lequel j’espère franchir le cap d’un score à 2 chiffres lors de la présidentielle si vous m’accordez la charge de vous y représenter.


Pratiquant de l’”autonomie contractuelle”

Bien avant d’avoir imaginé l’expression l’autonomie contractuelle, je mettais en oeuvre cette stratégie

J'ai été pendant 1 an adjoint sans solidarité de gestion mais;devant le refus de rédiger un contrat et de prendre en compte les idées pour lesquelles nous avions été élus, nous avons voté contre le budget suivant, le maire m'a retiré ma délégation et j'ai démissionné de ma responsabilité d'adjoint perdant ainsi l'indemnité qui était à l'époque ma seule source de revenu.

Donc on ne peut pas me suspecter de préparer un quelconque ralliement :
au contraire je suis prêt en cas de refus du PS de prendre en compte
l'ensemble des propositions (ASSISES + répartition des circonscriptions) à ce que nous ayons des candidats partout et à ce que nous ne désistions pas sauf exceptions ( voir la motion sur l'autonomie contractuelle mode d’emploi adoptée en 2002)

Ni schizo

c'est schizophrénique de prétendre mettre en avant son autonomie en
présentant un candidat au premier tour de la présidentielle tout en
négociant des circonscriptions avec une méthode dont on sait au bout de 2
essais qu'elle ne donne que des strapontins. Les candidatures d'union
renforcent le vote utile et fusillent par avance les campagnes autonomes de la présidentielle comme des législatives.

Ni Mégalo

Nous ne pouvons rien changer sans la gauche mais la gauche ne peut y
arriver sans nous : nous n'avons donc d'autant moins d'intérêt à nous placer en situation de quémandeurs vis à vis du PS qu'à mon avis c'est autour de nous que peut se constituer un regroupement majoritaire qui tire une synthèse des oui et des non vers le haut.

Je fonde l'affirmation que nous pouvons prendre le leadership à gauche dans les 10 ans sur mon expérience municipale.

En 89 j'emmenais une liste verte ouverte aux régionalistes et aux alternatifs : nous avions réalisé 14,5%

En 2001 aux cantonales 3 candidats par canton se présentaient issus de cette même mouvance sur chacun des 3 cantons quimpérois : le total des 3 donnait 25,7% contre 27% au Parti Socialiste. Je pense donc que nous pouvons raisonnablement espérer inverser le rapport de forces si nous arrêtons de nous comporter en vassaux du PS pour revendiquer de fonder nos relations sur un commerce équitable.

On sent bien que la réaffirmation de la majorité socialiste sortante au congrès du Mans a suscité bien des déceptions chez ceux qui espéraient que le PS aurait entendu le message du 29 mai.

Ecolo

Je revendique enfin que le titre de la coalition fasse explicitement référence à l'écologie et non à la seule gauche.
a parce que sinon nous ouvrons un boulevard à une écologie indépendante
qui ne serait là que pour neutraliser des voix susceptibles de renforcer une
coalition majoritaire
b parce que si nous voulons que le vert soit être la couleur de 21 siècle
et que l'écologie soit l'avenir de la gauche, nous n'avons pas à nous cacher
dans une gauche quel que soit le qualificatif (plurielle, durable, unie
....) qu'on met derrière.
c parce que si nous voulons gagner sur la représentation proportionnelle
il nous faut refuser la tradition du désistement républicain comme nous
l'avons affirmé clairement dans la motion "l'autonomie contractuelle".

Pour toutes ces raisons je prétends qu'il nous faut choisir
- soit on peut avoir les 50 députés dans le cadre d'un processus qui permet
de faire en interne à la coalition la campagne du premier tour et notre
absence au premier tour de la compétition officielle ne me pose aucun
problème
- soit nous devons choisir d'avoir des candidats partout en annonçant
clairement que nous ne nous désisterons pas.

C'est maintenant que nous devons trancher ce débat entre la stratégie de l'autonomie contractuelle votée en 2002 et la décision de présenter un candidat à tout prix au premier tour de la présidentielle.

Je revendique haut et fort le droit de défendre devant les militants que la
stratégie mi-chèvre ni-chou que defendent tous les candidats que je connais est une stratégie suicidaire pour les verts, pour l'écologie politique et pour la gauche.

un message vers l’extérier

Le choix d’un candidat pour l’élection présidentielle je crois que ce n'est
pas une sélection de gravures
ou un défilé de mode
mais un problème de posture
et une question de méthode


A 7 ans d'intervalle Brice Lalonde et Antoine Waechter ont fait quasiment le même score : dans le premier cas ce fut perçu comme un échec (en juillet 8O Brice était donné à 9 % dans les sondages, dans le second cas comme un succès : Antoine était donné à 1% dans les derniers sondages).
C'est sur le score d'Antoine et sa posture de rupture que nous avons ensuite construit nos succès des municipales et des européennes de 89.

Les exemples sont nombreux qui démontrent que c'est l'élection qui fait la notoriété et pas l'inverse.


Face au PS, ce dont nous avons besoin c'est d'une candidature de rupture avec la pratique politique en place et d'un-e candidat-e en qui les électeurs peuvent se projeter parce qu'il-elle leur ressemble et qu'il-elle les respecte et je pense que je peux représenter ça.

Tous les intermittents et précaires du secteur privé peuvent se reconnaitre dans mon CV plein de trous
Tous les parents peuvent se reconnaitre dans mon expérience de père au foyer
Tous les citoyens qui aspirent à une autre conception du pouvoir peuvent se reconnaitre dans ma volonté de ne pas cumuler les responsabilités ni dans l’espace ni dans le temps
Tous les citoyens qui veulent que les élus les écoutent peuvent être séduits
- par ma pratique politique qui essaye de mettre en cohérence les pratiques et le discours
- par ma proposition d'Assises qui permettent de débattre d'un nouveau Pacte Social,
- par ma proposition de primaire qui sécurise la liberté de vote de premier tour,
- par ma proposition de répartition des circonscriptions à la proportionnelle qui permette une Assemblée Nationale plus représentative que ce n'est le cas actuellement,
- par ma proposition de démocratie délibérative qui permette à tous les participants au processus de voter pour les grandes orientations programmatiques du quinquennat.

En votant pour moi vous adresserez un message
- à nos partenaires sur notre volonté de changer les méthodes de partage du pouvoir
- aux citoyens sur notre volonté de conjuguer la radicalité de nos propositions pour une transformation de la société par la décroissance conviviale de nos consommations de matières premières et d’énergie en particulier avec les compromis nécessaires pour créer des majorités de gestion que nous proposons de fonder sur l’adhésion des citoyens plutôt que sur uniquement des négociations d’appareils
- à toute la société sur la nécessité de l’implication de chacun-e dans les changements nécessaires.


Alain Uguen
http://uguen.lesverts.net
alain
Administrateur
 
Messages: 3496
Inscription: Mar 2 Mar 2004 14:22

Retourner vers PARTAGE

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum: Aucun utilisateur enregistré et 1 invité

cron