Cyber @ction 348 : pour de vraies alternatives aux pesticide

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Cyber @ction 348 : pour de vraies alternatives aux pesticide

Messagede alain » 26 Mar 2010 16:42

Vos remarques sur la cyber action "pour de vraies alternatives aux pesticide"
http://www.cyberacteurs.org/actions/presentation.php?id=77

Parce que l’usage des pesticides n’est pas une fatalité, nous avons décidé de prouver par l’exemple que l’on peut et que l’on doit se passer de ces toxiques !

En France et ailleurs, des collectivités, des entreprises, des associations et bien d’autres acteurs proposent des conférences, des projections de films, des débats, des expositions ou encore des spectacles, des sorties sur le terrain, des visites et portes ouvertes en jardins ou exploitations agricoles...

Toutes ces actions citoyennes démontrent que les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides sont désormais inacceptables et que les alternatives aux traitements chimiques existent et qu'elles sont viables.

Depuis son coup d’envoi en 2006, cette initiative originale apparaît comme l’événement fédérateur et novateur qui permet de maintenir la pression sur les décideurs et prouver que l’on peut et que l'on doit aujourd’hui se passer des pesticides.

Nous vous proposons de vous associer à cette semaine en envoyant des cartes postales à destination des grandes surfaces (non aux pesticides dans mon caddies), des villes (non aux pesticides dans la ville et non aux pesticides dans mon assiette) et du ministère de l'agriculture (non aux pesticides dans ma maison).

Nous vous proposons de vous les approprier et les envoyer à votre maire, aux grandes surfaces et au ministère.

Pour nos adhérents à jour de leurs cotisations, nous proposons contre une enveloppe timbrée à votre adresse de vous faire parvenir une planche d'étiquettes adresses avec les différents dessins de la campagne que vous pourrez coller sur les enveloppes que vous utiliserez pour écrire à votre maire, aux grandes surfaces et au ministère ou pour coller sur votre boite aux lettres.

Malissa Phitthayaphone
Chargée de mission "semaine pour les alternatives aux pesticides"
MDRGF
http://www.semaine-sans-pesticides.fr
Sur le site
Cette cyber @ction est signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/actions/form.php?id=77

Par courrier

Pour vous permettre d'envoyer des courriers postaux aux différentes cibles de cette campagne, le MDRGF a réalisé 4 cartes postales.
Vous pouvez soit les imprimer vous-mêmes

voir recto
http://www.cyberacteurs.org/superactions/imagesetpdf/planche_carte_recto.pdf

voir le verso
http://www.cyberacteurs.org/superactions/imagesetpdf/planche_carte_verso.pdf

soit les commander

4 exemplaires 4 euros + une enveloppe timbrée à votre adresse
    12 exemplaires 8 euros
    48 exemplaires 35 euros
    96 exemplaires 60 euros
    192 exmplaires 100 euros
    480 exemplaires 200 euros

Etiquettes autocollantes à découper

Vous pouvez soit les imprimer vous-mêmes
http://www.cyberacteurs.org/superactions/imagesetpdf/pesticides.pdf

Si vous nous envoyez une enveloppe timbrée à votre adresse, nous pouvons vous envoyer un jeu d'étiquettes autocollantes (à découper) avec ces dessins.

Si vous avez déjà apporté votre contribution (cotisation ou don) ou si vous le faites à l'occasion de cette action, nous vous ferons parvenir un jeu de 8 étiquettes autocollantes à découper (pour mettre sur les courriers que vous expédierez, sur votre boite aux lettres etc...) en prenant à notre charge les frais d'envoi.

Pour les commander
http://www.cyberacteurs.org/superactions/index.php

sur le terrain
retrouvez les actions de la semaine dans votre région
http://www.semaine-sans-pesticides.fr/france.php
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Re: Cyber @ction 348 : pour de vraies alternatives aux pesti

Messagede Daudon » 27 Mar 2010 7:35

Notre ferme en agrobiologie SANS PESTICIDES.
Notre ferme de Saumane, à Serres 05700, en culture maraîchère se passe évidemment de tout produit de synthèse. Nos règles sont simples et se retouvent sur le site http://daudon.free.fr, rubrique agriculture. Nos amis les Professeurs Jean Bouchet et Louis-Claude Vincent, aujourd'hui décédés, nous ont appris ces règles de bon sens et scientifiques dont vous pouvez profiter. Bien à tous, Jacques Daudon.
Daudon
 
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réponse de 2 sénateurs de la Charente-Maritime -Charente

Messagede alain » 29 Mar 2010 13:21

Madame, Monsieur,
Bien que nous ne soyons pas « encore ministres », nous supposons que ce message nous est destiné.
Vous avez souhaité attirer notre attention sur l’utilisation des pesticides. Le Sénat a adopté deux textes, Grenelle I et II (en attente d’examen par l’Assemblée Nationale). Nous vous invitons à consulter le site www.senat.fr, pour toute information complémentaire.
Loi No 2009-967 de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement

**

Projet de loi portant engagement national pour l'environnement

Lors de l’examen du projet de loi portant engagement national pour l’environnement
Plusieurs amendements ont été adoptés au Sénat à l’article 36 :
- La commercialisation et la distribution de produits phytopharmaceutiques sont soumises à un agrément administratif en raison des risques spécifiques qu'ils présentent pour la santé humaine et pour l'environnement. Cet agrément témoigne des qualifications acquises par son bénéficiaire pour les acquéreurs et pour les utilisateurs de ces produits. Pour assurer la crédibilité de cet agrément comme pour inciter tous les commerçants et distributeurs de ces produits à solliciter cet agrément dans un but à la fois dissuasif et pédagogique, la publicité des condamnations pénales pour exercer ces activités sans agrément est nécessaire. La publicité de la condamnation constitue d'ailleurs une prolongation logique de cette mesure déjà prévue en cas de mise sur le marché non conforme de produits phytopharmaceutiques.
- Dans le cadre de leurs activités, les utilisateurs professionnels de produits phytosanitaires peuvent faire appel à un conseil spécialisé qu'il convient d'encadrer. Tel est l'objet du nouvel article L. 254‑6‑1. Cependant, la décision de suivre ou pas ce conseil, cette préconisation, relève de la responsabilité du chef d'entreprise.
- Le matériel d'application des pesticides utilisé par les professionnels doit être régulièrement inspecté par des organismes désignés par les États membres. Selon la future directive européenne sur un usage durable des pesticides, ce matériel doit bien fonctionner mais il doit aussi être conforme à des exigences sanitaires, environnementales et de sécurité.
Plusieurs amendements ont été adoptés à l’article 40 :
- un amendement visant à introduire dans le droit rural les restrictions à l'utilisation des pesticides qui découlent des accords européens sur le paquet « pesticides ». Les études d'impact ayant montré que certaines catégories de personnes sont plus sensibles aux risques présentés par les pesticides, tels que les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes, il apparaît très important de limiter au maximum leur exposition en interdisant l'utilisation de ces produits dans les infrastructures publiques ou en la limitant au minimum.
-L’amendement n°511 a été adopté, après rectification. Selon l’auteur L'amendement, plutôt que d'interdire les publicités pour les produits phytopharmaceutiques amateurs, prévoit leur strict encadrement. En la matière, il faut distinguer les produits à usage amateur des produits utilisés par les professionnels, qui font déjà l'objet d'un dispositif de formation et d'information renforcé par le Grenelle I avec la réforme de l'agrément des distributeurs et des applicateurs. M. Bruno Sido, rapporteur a répondu, qu’un régime différent pour les professionnels et les amateurs se justifie du fait de la sur-utilisation par ces derniers des produits phytopharmaceutiques. On pourrait permettre l'effort pédagogique envisagé par l'amendement n°511 mais les particuliers ont tendance à se tourner vers les professionnels, pour lesquels aucun encadrement n'est proposé. Il faudrait donc mieux encadrer l'ensemble des publicités, qu'elles concernent les professionnels ou les amateurs, d'autant que les supports sont souvent les mêmes. Un encadrement publicitaire existe déjà dans plusieurs secteurs, le crédit à la consommation par exemple. La commission propose donc de rectifier cet amendement en y supprimant les quatre mentions « en dehors d'un cadre professionnel ». Dès lors que cet amendement serait ainsi rectifié, il satisferait les deux autres amendements identiques, dont l'objet est plus étroit et auxquels la commission serait donc défavorable. Mme Chantal Jouanno, secrétaire d'État. - Avis favorable à l'amendement n°511 s'il était rectifié
Plusieurs amendements ont été adoptés à l’article 40ter :
- L'objectif de réduction de 50 % des usages des pesticides en 10 ans est l'un des engagements majeurs du Grenelle de l'environnement. Il est donc nécessaire que le Gouvernement fasse un bilan annuel des avancées au Parlement.
Le 1er article de la loi Grenelle 1 prévoit d'ailleurs que le Gouvernement fasse un rapport annuel sur sa mise en œuvre qui doit aussi comporter une étude spécifiant l'impact des mesures contenues dans la présente loi sur le secteur agricole. Il est important que cette étude de suivi prenne en compte les usages agricoles mais aussi non agricoles des produits phytopharmaceutiques aux niveaux qualitatif et quantitatif. L'analyse devra notamment utiliser l'indicateur NODU qui permet de prendre en compte la concentration des produits.
- L'article 15 du décret loi du 2 mai 1938 relatif au budget interdit à toute association, société ou collectivité ayant reçu une subvention d'en employer tout ou partie à d'autres associations, sociétés, collectivités privées ou œuvres.
Dans la mesure où la loi précise les destinataires des concours financiers dont l'objet s'inscrit dans les missions de l'ONEMA, il convient de préciser dans la loi le recours par l'ONEMA à des financements indirects, permettant ainsi d'attribuer des aides pour des opérations groupées et contractualisées avec les organismes reversant ces aides aux maîtres d'ouvrages ou aux bénéficiaires finaux (par exemple des chambres d'agriculture), Par ailleurs cet amendement limite le champ de ces concours financiers au programme national arrêté par le ministre chargé de l'agriculture dans le cadre de la mise en œuvre du Plan Ecophyto, visant à la réduction de l'usage des pesticides dans l'agriculture et à la maîtrise des risques y afférents, en particulier à travers des actions d'information des utilisateurs de produits phytopharmaceutiques, des actions de mise au point et de généralisation de systèmes agricoles permettant de réduire l'utilisation des pesticides, des programmes et réseaux de surveillance sur les bio‑agresseurs et sur les effets non intentionnels de l'utilisation des pesticides, notamment en zone agricole.
Nous vous informons également d’une question écrite publiée au journal officiel
Suppression des produits phytosanitaires et homologation de préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP)

Question n°08902 publiée le 28 /05/09 M. Daniel Laurent attire l'attention de Mme la secrétaire d'État chargée de l'écologie,sur la suppression des produits phytosanitaires. Le Grenelle de l'environnement a fixé des objectifs : suppression des produits phytosanitaires les plus préoccupants d'ici fin 2010 et réduction de moitié d'ici fin 2012 des produits pour lesquels il n'existe pas de substitution. De manière générale, l'objectif est de réduire de moitié les usages des produits phytopharmaceutiques et des biocides en dix ans, en accélérant la diffusion de méthodes alternatives, sous réserve de leur mise au point et en facilitant les procédures d'autorisation de mise sur le marché des préparations naturelles peu préoccupantes. Il conviendrait dès lors que les demandes d'homologation des préparations naturelles soient simplifiées et supportables financièrement pour les petites entreprises oeuvrant dans la recherche de procédés de traitement biologique, mais qui n'ont pas la logistique juridique, industrielle et commerciale des multinationales. De même, il lui demande de bien vouloir lui apporter des précisions sur le projet de décret relatif à la procédure d'évaluation de ces produits. En conséquence, quelles sont les mesures mises en œuvre par le Gouvernement pour faciliter et accélérer les procédures d'homologation des produits de substitution aux phytosanitaires?

Réponse du Secrétariat d’Etat chargé de l’écologie publiée le 05/11/09 Les produits destinés à la protection des plantes sont formulés à partir d'éléments naturels, et notamment d'extraits de plantes. Ils relèvent de pratiques parfois anciennes mises en oeuvre pour lutter contre les ravageurs et maladies des cultures sans avoir à recourir aux produits chimiques de synthèse. Ils sont l'objet d'un regain d'intérêt en tant qu'alternatives intéressantes à l'utilisation des pesticides. Ils sont souvent élaborés empiriquement par des amateurs avertis sous des dénominations vernaculaires variées (préparations naturelles, purins, décoctions, tisanes, etc.). Leur fabrication en quantité importante est aujourd'hui le fait d'opérateurs économiques spécialisés et leur utilisation agricole dans des systèmes de cultures économes en intrants tend à s'accroître. La loi sur l'eau et les milieux aquatiques du 30 décembre 2006 avait prévu qu'un décret fixerait une procédure simplifiée d'autorisation de mise sur le marché de ce type de produits. En septembre 2008, le plan Ecophyto 2018 a rappelé, dans son engagement 17, la nécessité de faciliter la mise sur le marché de produits alternatifs, dont les produits phytopharmaceutique d'origine naturelle. Ce décret rédigé par le ministère de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, est paru le 25 juin 2009 et sera prochainement complété par un arrêté d'application qui précisera les modalités de mise en oeuvre des dispositions suivantes. Ce texte définit les préparations naturelles peu préoccupantes comme étant élaborées, selon des procédés accessibles aux utilisateurs, à partir d'éléments naturels non génétiquement modifiés, non identifiés comme dangereux pour la santé publique et ayant fait l'objet d'une procédure d'inscription sur la liste communautaire des substances actives. Il prévoit une procédure d'autorisation délivrée par le ministre de l'alimentation, de l'agriculture et de la pêche, le cas échéant après l'avis de l'Agence française de sécurité des aliments, pour une durée maximale de dix ans. Le décret fixe enfin le cadre de la procédure d'autorisation de mise sur le marché et établit les responsabilités qui incombent aux opérateurs et le régime de sanctions. Répondant à ce qu'attendaient les opérateurs économiques, il fixe le cadre de la mise sur le marché de ces produits alternatifs en cohérence avec la réglementation communautaire. La parution de ce décret ainsi qu'une mise en place du dispositif réglementaire, achevée dans les meilleurs délais, permettront aux opérateurs économiques et aux utilisateurs de mettre rapidement sur le marché et d'appliquer en toute légalité les préparations naturelles peu préoccupantes.
Voici les éléments dont nous tenions à vous faire part.
Restant à votre disposition.
Salutations distinguées.
MICHEL DOUBLET DANIEL LAURENT
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réponse de l'Assistant Parlementaire de Roger MADEC

Messagede alain » 30 Mar 2010 9:58

Madame, Monsieur,

J’ai bien pris connaissance de votre courriel me demandant solennellement d'œuvrer pour la disparition des pesticides dans l'environnement et dans les produits que nous consommons.

Je tenais à vous informer que nous avons longuement débattu de cette question au Sénat lors de l’examen des projets de loi sur le Grenelle de l’environnement.

Comme vous le savez, la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dite Grenelle I a fixé un objectif global de réduction de moitié des usages de produits phytopharmaceutiques sur 10 ans.

Dans cette perspective, le Projet de loi portant engagement national pour l’environnement dit Grenelle 2 en cours d’examen au Parlement propose :
- de renforcer l’encadrement des activités de vente, d’application et de conseil des produits phytopharmaceutique. (agrément et certificat d’acquisition des connaissances nécessaires à la protection de la santé publique et de l’environnement – sanctions pénales)
- de rendre les distributeurs responsables de la collecte et de la destruction des produits retirés du marché
- d’interdire la publicité pour les pesticides destinée aux jardiniers amateurs
Lors de l’examen de ce projet de loi au Sénat l’année dernière, le groupe socialiste a estimé que ces dispositions étaient insuffisantes, nous avons donc obtenu par voie d’amendements :
- l’interdiction de l’épandage aérien et un encadrement des possibilités de dérogations
- l’interdiction de l’utilisation de ces produits ou son encadrement dans les zones utilisées par le grand public et des groupes vulnérables
- un rapport annuel du gouvernement au Parlement sur les volumes de produits phytopharmaceutiques utilisés dans le secteur agricole et hors secteur agricole
- la conformité du matériel agricole aux exigences sanitaires, environnementale et de sécurité (et non uniquement leur bon fonctionnement)
- la délivrance d’une préconisation écrite lors d’un conseil spécifique à l’utilisation des produits phytopharmceutiques (substance active, cible, dose recommandée, conditions de mise en œuvre…)

Par contre, en raison de l’opposition farouche de la majorité, nous n’avons pas réussi à faire adopter d’autres amendements plus contraignants qui visaient à :
- détailler les types de connaissances nécessaires pour manipuler ces produits dangereux
- imposer aux distributeurs des produits phytopharmaceutiques un principe de non rémunération des vendeurs en fonction des volumes vendus, afin qu’ils puissent véritablement accompagner les agriculteurs dans une démarche plus durable
- orienter la recherche agronomique sur les objectifs des politiques environnementales
- faciliter la mise sur le marché et la vente des produits naturels peu préoccupants puisque le décret publié en juin pose problème en assimilant les substances actives aux éléments naturels.
Les dispositions adoptées ne sont donc malheureusement pas accompagnées d’efforts au niveau de la formation des agriculteurs, au niveau de la recherche sur la lutte intégrée contre les ravageurs, sur des pratiques culturales plus économes en intrants, ce qui aurait permis d’atteindre plus rapidement l’objectif fixé.
Quant aux moyens financiers inscrits dans le budget 2010, ils sont insuffisants pour mettre en œuvre correctement les objectifs du Grenelle de l’environnement.

Le projet de loi Grenelle II examiné au Sénat le 8 octobre 2009 n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale alors que le texte a été déclaré d’urgence par le gouvernement et que les premières conclusions du Grenelle de l’environnement ont été annoncées en grande pompe le 25 octobre 2007.
Suite aux propos tenus par le Président de la République lors du dernier Salon de l’agriculture, nous doutons sérieusement de la réalité des convictions écologiques de la majorité présidentielle.

Nous pouvons vous assurer que les parlementaires socialistes continueront à soutenir les dispositions du Grenelle de l’environnement et notamment celles qui permettent d’accompagner la transition de notre agriculture vers des systèmes de production plus respectueux de l’environnement.

Glen CHAVIN-COLLIN
Assistant Parlementaire de Roger MADEC
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Pascal DEGUILHEM Député de la Dordogne.

Messagede alain » 30 Mar 2010 9:59

Madame, Monsieur,

Les députés du Groupe socialiste, radical et citoyen à l'Assemblée Nationale sont depuis de nombreuses années très attentifs à ce dossier.
Dès la législature 1997-2002, nous avons ainsi soutenu l’émergence de nouvelles pratiques agricoles notamment à travers la défense de la loi d’orientation agricole du 11 juillet 1999, qu’ils ont fait adopter.

Avec l’instauration des Contrats territoriaux d’exploitation (CTE), nous avons défendu une politique incitative de soutien aux agriculteurs qui s’engageaient dans des démarches innovantes respectueuses de l’environnement. La diminution de l’usage des pesticides était un objectif fondamental de cette politique ainsi que la diminution de leur présence dans les cours d’eau. Nous n’avons pu que regretter l’orientation contradictoire prise par la majorité actuelle dès 2002 avec l’abandon de la politique des CTE.

Pourtant, l’Union européenne nous pousse à aller plus loin. Avec la directive REACH, déjà, l’industrie chimique est contrainte à plus de transparence. Mais, les pesticides sont directement ciblés puisque, parmi les sept stratégies thématiques présentées dans le cadre du sixième programme d'action pour l'environnement de l'Union, la Commission européenne a présenté en juillet 2006 une stratégie concernant l'utilisation des pesticides, en présentant notamment l’intérêt des plans d’action nationaux. Elle insistait particulièrement sur la nécessité d'inclure un objectif communautaire de réduction de l'utilisation de certaines substances de 25% en 5 ans et de 50% à échéance de 10 ans.

Les conclusions du Grenelle de l’environnement s’inscrivent dans ce
sillage, et ne font en réalité qu’inscrire la France dans la politique
communautaire de réduction de l’usage des pesticides. Nous soutiendrons
donc toute orientation qui permettra des avancées réelles en la matière,
et accueillons favorablement l’idée émise par le Gouvernement d’une
réduction de 50% de l’usage des pesticides dont la dangerosité est
connue d’ici à 2009.

Pour l’instant, le Parlement n’a pas été saisi de cette question, mais
nous ne manquerons pas d’être vigilants sur les actes réels du
Gouvernement au-delà des promesses faites aussi par le Président de la
République notamment au salon du Space de Rennes en septembre 2007.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à mes sentiments les meilleurs.

Pascal DEGUILHEM
Député de la Dordogne.
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réponse de Marcel Rogemont

Messagede alain » 30 Mar 2010 10:01

Cher Monsieur,

j'ai bien reçu votre pétition. Je soutiens votre initiative.

Avec mes collègues députés socialistes, nous défendrons le plan phytosanitaire sur lequel la majorité UMP veut revenir.

Vous pouvez compter sur notre mobilisation.

Cordialement
Marcel Rogemont
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Jean-Marc Todeschini sénateur de la Moselle

Messagede alain » 30 Mar 2010 10:03

Madame,

J’ai bien pris connaissance de votre courriel me demandant solennellement d'œuvrer pour la disparition des pesticides dans l'environnement et dans les produits que nous consommons.

Je tenais à vous informer que nous avons longuement débattu de cette question au Sénat lors de l’examen des projets de loi sur le Grenelle de l’environnement.

Comme vous le savez, la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dite Grenelle I a fixé un objectif global de réduction de moitié des usages de produits phytopharmaceutiques sur 10 ans.

Dans cette perspective, le Projet de loi portant engagement national pour l’environnement dit Grenelle 2 en cours d’examen au Parlement propose :
- de renforcer l’encadrement des activités de vente, d’application et de conseil des produits phytopharmaceutique. (agrément et certificat d’acquisition des connaissances nécessaires à la protection de la santé publique et de l’environnement – sanctions pénales)
- de rendre les distributeurs responsables de la collecte et de la destruction des produits retirés du marché
- d’interdire la publicité pour les pesticides destinée aux jardiniers amateurs
Lors de l’examen de ce projet de loi au Sénat l’année dernière, le groupe socialiste a estimé que ces dispositions étaient insuffisantes, nous avons donc obtenu par voie d’amendements :
- l’interdiction de l’épandage aérien et un encadrement des possibilités de dérogations
- l’interdiction de l’utilisation de ces produits ou son encadrement dans les zones utilisées par le grand public et des groupes vulnérables
- un rapport annuel du gouvernement au Parlement sur les volumes de produits phytopharmaceutiques utilisés dans le secteur agricole et hors secteur agricole
- la conformité du matériel agricole aux exigences sanitaires, environnementale et de sécurité (et non uniquement leur bon fonctionnement)
- la délivrance d’une préconisation écrite lors d’un conseil spécifique à l’utilisation des produits phytopharmceutiques (substance active, cible, dose recommandée, conditions de mise en œuvre…)

Par contre, en raison de l’opposition farouche de la majorité, nous n’avons pas réussi à faire adopter d’autres amendements plus contraignants qui visaient à :
- détailler les types de connaissances nécessaires pour manipuler ces produits dangereux
- imposer aux distributeurs des produits phytopharmaceutiques un principe de non rémunération des vendeurs en fonction des volumes vendus, afin qu’ils puissent véritablement accompagner les agriculteurs dans une démarche plus durable
- orienter la recherche agronomique sur les objectifs des politiques environnementales
- faciliter la mise sur le marché et la vente des produits naturels peu préoccupants puisque le décret publié en juin pose problème en assimilant les substances actives aux éléments naturels.
Les dispositions adoptées ne sont donc malheureusement pas accompagnées d’efforts au niveau de la formation des agriculteurs, au niveau de la recherche sur la lutte intégrée contre les ravageurs, sur des pratiques culturales plus économes en intrants, ce qui aurait permis d’atteindre plusrapidement l’objectif fixé.
Quant aux moyens financiers inscrits dans le budget 2010, ils sont insuffisants pour mettre en œuvre correctement les objectifs du Grenelle del’environnement.

Le projet de loi Grenelle II examiné au Sénat le 8 octobre 2009 n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale alors que le textea été déclaré d’urgence par le gouvernement et que les premières conclusions du Grenelle de l’environnement ont été annoncées en grande pompe le
25 octobre 2007.
Suite aux propos tenus par le Président de la République lors du dernier Salon de l’agriculture, nous doutons sérieusement de la réalité des convictions écologiques de la majorité présidentielle.

Nous pouvons vous assurer que les parlementaires socialistes continueront à soutenir les dispositions du Grenelle de l’environnement et notamment celles qui permettent d’accompagner la transition de notre agriculture vers des systèmes de production plus respectueux de l’environnement.
Jean-Marc Todeschini
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Réponse de François REBSAMEN

Messagede alain » 30 Mar 2010 10:51

Madame,
J’ai bien pris connaissance de votre courriel me demandant d\'agir pour la disparition des pesticides dans l\'environnement et dans les produits que nous consommons.
Je tenais à vous informer que nous avons longuement débattu de cette question au Sénat lors de l’examen des projets de loi sur le Grenelle de l’environnement.
Comme vous le savez, la loi de programmation relative à la mise en oeuvre du Grenelle de l’environnement dite Grenelle I a fixé un objectif global de réduction de moitié des usages de produits phytopharmaceutiques sur 10 ans.
Dans cette perspective, le Projet de loi portant engagement national pour l’environnement dit Grenelle 2 en cours d’examen au Parlement propose :
- de renforcer l’encadrement des activités de vente, d’application et de conseil des produits phytopharmaceutique. (agrément et certificat d’acquisition des connaissances nécessaires à la protection de la santé publique et de l’environnement – sanctions pénales)
- de rendre les distributeurs responsables de la collecte et de la destruction des produits retirés du marché
- d’interdire la publicité pour les pesticides destinée aux jardiniers amateurs
Lors de l’examen de ce projet de loi au Sénat l’année dernière, le groupe socialiste a estimé que ces dispositions étaient insuffisantes, nous avons donc obtenu par voie d’amendements :
- l’interdiction de l’épandage aérien et un encadrement des possibilités de dérogations
- l’interdiction de l’utilisation de ces produits ou son encadrement dans les zones utilisées par le grand public et des groupes vulnérables
- un rapport annuel du gouvernement au Parlement sur les volumes de produits phytopharmaceutiques utilisés dans le secteur agricole et hors secteur agricole
- la conformité du matériel agricole aux exigences sanitaires, environnementale et de sécurité (et non uniquement leur bon fonctionnement)
- la délivrance d’une préconisation écrite lors d’un conseil spécifique à l’utilisation des produits phytopharmaceutiques (substance active, cible, dose recommandée, conditions de mise en oeuvre…)
REPUBLIQUE FRANÇAISE
François REBSAMEN
Sénateur
de la Côte-d’Or
Maire de Dijon
- 2 -
Par contre, en raison de l’opposition farouche de la majorité, nous n’avons pas réussi à faire adopter d’autres amendements plus contraignants qui visaient notamment à :
- détailler les types de connaissances nécessaires pour manipuler ces produits dangereux
- imposer aux distributeurs des produits phytopharmaceutiques un principe de non rémunération des vendeurs en fonction des volumes vendus, afin qu’ils puissent véritablement accompagner les agriculteurs dans une démarche plus durable
- orienter la recherche agronomique sur les objectifs des politiques environnementales
- faciliter la mise sur le marché et la vente des produits naturels peu préoccupants puisque le décret publié en juin pose problème en assimilant les substances actives aux éléments naturels.
Les dispositions adoptées ne sont donc malheureusement pas accompagnées d’efforts au niveau de la formation des agriculteurs, au niveau de la recherche sur la lutte intégrée contre les ravageurs, sur des pratiques culturales plus économes en intrants, ce qui aurait permis d’atteindre plus rapidement l’objectif fixé.
Quant aux moyens financiers inscrits dans le budget 2010, ils sont insuffisants pour mettre en oeuvre correctement les objectifs du Grenelle de l’environnement.
Le projet de loi Grenelle II examiné au Sénat le 8 octobre 2009 n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale alors que le texte a été déclaré d’urgence par le gouvernement et que les premières conclusions du Grenelle de l’environnement ont été annoncées en grande pompe le 25 octobre 2007.
Suite aux propos tenus par le Président de la République lors du dernier Salon de l’agriculture, nous doutons sérieusement de la réalité des convictions écologiques de la majorité présidentielle.
Nous pouvons vous assurer que les parlementaires socialistes continueront à soutenir les dispositions du Grenelle de l’environnement qui permettent d’accompagner la transition de notre agriculture vers des systèmes de production plus respectueux de l’environnement.
Espérant avoir répondu, au moins en partie à vos questions, je vous prie de croire, Madame, en l\'expression des mes sentiments les meilleurs.
François REBSAMEN
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Dominique DORD

Messagede alain » 30 Mar 2010 17:11

Monsieur,
J'ai lu avec attention votre e-mail par lequel vous appelez mon attention sur les pesticides.
Je vous remercie de me faire part de votre position sur cette question, que je partage avec vous.
En septembre 2008, le plan "Ecophyto 2018" a rappelé, dans son engagement n°17, la nécessité de faciliter la mise sur le marché de produits alternatifs dont les produits phytopharmaceutiques d'origine naturelle. Ces préparations naturelles sont l'objet d'un regain d'intérêt en tant qu'alternatives intéressantes à l'utilisation des pesticides.
Pour ce qui concerne plus particulièrement la Ville d'Aix-les-Bains, dont je suis Maire, sachez que depuis deux ans et demi, nous procédons déjà au service des parcs et jardins, à des lâchers d'insectes auxiliaires plutôt que d'utiliser des pesticides, polluants, irritants, voire cancérigènes. Cela permet de détruire les insectes phytophages qui s'attaquent aux plantes et aux arbres, et pour lesquels, on observait par ailleurs une mutation face à l'utilisation de produits chimiques. Il ne s'agit pas d'éradiquer ces prédateurs mais de maintenir un certain équilibre.
Soyez assuré que je reste attentif à cette question.
Restant à votre entière disposition, je vous prie de croire, Monsieur, à mes salutations les meilleures.
Dominique DORD
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Véronique BESSE, Député de la Vendée

Messagede alain » 01 Avr 2010 9:22

Monsieur,

Je vous remercie pour votre message électronique.

Je tenais à vous faire part de mes engagements à l'Assemblée nationale en faveur de la protection de l'environnement et de la promotion d'une agriculture de qualité.

L'usage croissant de pesticides a des répercussions extrêmement lourdes sur l'ensemble des organismes vivants. C'est également l'homme qui est affecté par cet usage massif de produits chimiques. C'est en
ce sens que les apiculteurs et les scientifiques nous ont alerté au sujet de la surmortalité des abeilles et des atteintes que font porter les pesticides sur la santé des plus fragiles que sont les enfants ou les personnes âgées.

C'est pourquoi j'ai toujours défendu auprès de mes collègues députés l'interdiction des pesticides les plus dangereux, notamment celle du CRUISER. Il y a quelques mois, j'avais écrit personnellement au
Ministre de l'Agriculture pour qu'il interdise l'utilisation de ce produit extrêmement toxique. Je vous en adresse une copie jointe à ce courrier.

Je veillerai par ailleurs tout particulièrement à ce que le projet de loi de modernisation agricole qui sera étudié par l'Assemblée nationale dans les prochaines semaines puisse réglementer l'usage des
pesticides les plus dangereux.

Il nous faudra pour cela trouver une équilibre entre d’un côté, la nécessité de soutenir nos agriculteurs et, de l’autre, la protection de l'environnement. Car je suis persuadée que ces deux enjeux, loin
d'être opposés, sont fondamentalement complémentaires.
Bien cordialement,
Véronique BESSE, Député de la Vendée
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françoise CARTRON

Messagede alain » 02 Avr 2010 8:24

Madame, Monsieur,

J'ai bien pris connaissance de votre courriel me demandant solennellement d'ouvrer pour la disparition des pesticides dans l'environnement et dans les produits que nous consommons.

Je tenais à vous informer que nous avons longuement débattu de cette question au Sénat lors de l'examen des projets de loi sur le Grenelle de l'environnement.

Comme vous le savez, la loi de programmation relative à la mise en ouvre du Grenelle de l'environnement dite Grenelle I a fixé un objectif global de réduction de moitié des usages de produits phytopharmaceutiques sur 10 ans.

Dans cette perspective, le Projet de loi portant engagement national pour l'environnement dit Grenelle 2 en cours d'examen au Parlement propose :
- de renforcer l'encadrement des activités de vente, d'application et de conseil des produits phytopharmaceutique. (agrément et certificat d'acquisition des connaissances nécessaires à la protection de la santé publique et de l'environnement - sanctions pénales)
- de rendre les distributeurs responsables de la collecte et de la destruction des produits retirés du marché
- d'interdire la publicité pour les pesticides destinée aux jardiniers amateurs
Lors de l'examen de ce projet de loi au Sénat l'année dernière, le groupe socialiste a estimé que ces dispositions étaient insuffisantes, nous avons donc obtenu par voie d'amendements :
- l'interdiction de l'épandage aérien et un encadrement des possibilités de dérogations
- l'interdiction de l'utilisation de ces produits ou son encadrement dans les zones utilisées par le grand public et des groupes vulnérables
- un rapport annuel du gouvernement au Parlement sur les volumes de produits phytopharmaceutiques utilisés dans le secteur agricole et hors secteur agricole
- la conformité du matériel agricole aux exigences sanitaires, environnementale et de sécurité (et non uniquement leur bon
fonctionnement)
- la délivrance d'une préconisation écrite lors d'un conseil spécifique à l'utilisation des produits phytopharmceutiques (substance active, cible, dose recommandée, conditions de mise en ouvre.)

Par contre, en raison de l'opposition farouche de la majorité, nous n'avons pas réussi à faire adopter d'autres amendements plus contraignants qui visaient à :
- détailler les types de connaissances nécessaires pour manipuler ces produits dangereux
- imposer aux distributeurs des produits phytopharmaceutiques un principe de non rémunération des vendeurs en fonction des volumes vendus, afin qu'ils puissent véritablement accompagner les agriculteurs dans une
démarche plus durable
- orienter la recherche agronomique sur les objectifs des politiques environnementales
- faciliter la mise sur le marché et la vente des produits naturels peu préoccupants puisque le décret publié en juin pose problème en assimilant les substances actives aux éléments naturels.
Les dispositions adoptées ne sont donc malheureusement pas accompagnées d'efforts au niveau de la formation des agriculteurs, au niveau de la recherche sur la lutte intégrée contre les ravageurs, sur des pratiques
culturales plus économes en intrants, ce qui aurait permis d'atteindre plus rapidement l'objectif fixé.
Quant aux moyens financiers inscrits dans le budget 2010, ils sont insuffisants pour mettre en ouvre correctement les objectifs du Grenellede l'environnement.

Le projet de loi Grenelle II examiné au Sénat le 8 octobre 2009 n'a toujours pas été inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale alors que le texte a été déclaré d'urgence par le gouvernement et que les
premières conclusions du Grenelle de l'environnement ont été annoncées en grande pompe le 25 octobre 2007.
Suite aux propos tenus par le Président de la République lors du dernier Salon de l'agriculture, nous doutons sérieusement de la réalité desconvictions écologiques de la majorité présidentielle.

Nous pouvons vous assurer que les parlementaires socialistes continueront à soutenir les dispositions du Grenelle de l'environnement et notamment celles qui permettent d'accompagner la transition de notre agriculture vers des systèmes de production plus respectueux de l'environnement.
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Joël GIRAUD Député des Hautes-Alpes

Messagede alain » 02 Avr 2010 14:53

Joël GIRAUD Député des Hautes-Alpes
Vice-Président du Conseil Régional PACA
Maire de L’Argentière-La Bessée
10, avenue de Vallouise
05120 L’ARGENTIERE-LA BESSEE
Tél. : 04.92.21.33.81
Fax : 04.92.21.43.73
Courriel : jgiraud@assemblee-nationale.fr

QUESTION ECRITE AU GOUVERNEMENT
Pesticides

Monsieur Joël GIRAUD attire l'attention de M. le ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire sur le problème de la prolifération des pesticides.
A l’occasion de la cinquième semaine pour les alternatives aux pesticides qui s’est déroulée du 20 au 30 mars 2010, de nombreuses actions citoyennes voient le jour afin de promouvoir un monde sans pesticide.
Toutes ces actions et mobilisations citoyennes démontrent que les risques sanitaires et environnementaux liés à l’utilisation des pesticides sont désormais inacceptables.
Ces produits chimiques sont connus pour leurs impacts dévastateurs tant pour l’environnement que pour les produits que nous consommons.
La filière agricole est lourdement affectée par l’utilisation massive de pesticides alors même que les alternatives aux traitements chimiques existent et qu’elles sont viables.
Or, le gouvernement s’est engagé à l’occasion du Grenelle de l’environnement à diminuer de moitié l’usage des produits phytosanitaires à l’horizon 2018. Il lui demande donc quelles sont les mesures concrètes envisagées par le gouvernement pour obtenir la disparition des pesticides comme il s’y est engagé.
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de Robert NAVARRO

Messagede alain » 13 Avr 2010 10:53

Madame,
Votre courrier électronique, dans lequel vous me demandez d'œuvrer, en tant que législateur, pour la disparition des pesticides, a retenu toute mon attention.
C'est l'occasion pour moi de vous informer de l'action que j'ai menée dans ce sens avec mes collègues socialistes lors de l'examen des projets de loi sur le Grenelle de l'environnement. Je peux vous assurer que nous mesurons
tous les enjeux de cette question qui y a été longuement débattue.
Comme vous le savez, la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement (Grenelle I) a fixé un objectif global de réduction de moitié des usages de produits phytopharmaceutiques sur 10 ans. Dans cette perspective, le Projet de loi portant engagement national pour l'environnement (Grenelle 2) qui n'a pas encore été adopté par le Parlement, a défini plusieurs mesures :
    -renforcer l'encadrement des activités de vente, d'application et de conseil des produits phytopharmaceutiques (agrément et certificat d'acquisition des connaissances nécessaires à la protection de la santé publique et de l'environnement, sanctions pénales)
    -rendre les distributeurs responsables de la collecte et de la destruction des produits retirés du marché
    -interdire la publicité pour les pesticides destinée aux jardiniers amateurs.

Nous jugeons cependant ces mesures très insuffisantes. Lors de l'examen de ces projets de loi, l'année dernière, nous avons soutenu et obtenu par voie d'amendements :
-
    l'interdiction de l'épandage aérien et un encadrement des possibilités de dérogations ;
    - l'interdiction de l'utilisation de ces produits ou son encadrement dans les zones utilisées par le grand public et des groupes vulnérables ;
    - un rapport annuel du gouvernement au Parlement sur les volumes de produits phytopharmaceutiques utilisés dans le secteur agricole et hors secteur agricole ;
    - la conformité du matériel agricole aux exigences sanitaires, environnementale et de sécurité (et non seulement leur bon fonctionnement);
    - la délivrance d'une préconisation écrite lors d'un conseil spécifique à l'utilisation des produits phytopharmaceutiques (substance active, cible, dose recommandée, conditions de mise en oeuvre…).

Nous nous sommes en revanche heurtés à l'opposition de la majorité pour d'autres amendements plus contraignants visant à:
-
    détailler les types de connaissances nécessaires pour manipuler ces produits dangereux ;
    - imposer aux distributeurs des produits phytopharmaceutiques un principe de non rémunération des vendeurs en fonction des volumes vendus, afin qu'ils puissent véritablement accompagner les agriculteurs dans une démarche plus durable;
    - orienter la recherche agronomique sur les objectifs des politiques environnementales ;
    - faciliter la mise sur le marché et la vente des produits naturels peu préoccupants (PNPP) puisque le décret du 23 juin 2009 pose problème en assimilant les substances actives aux éléments naturels.

Aucun effort particulier n'est prévu pour la formation des agriculteurs, la recherche sur la lutte intégrée contre les ravageurs, sur des pratiques culturales plus économes en intrants : nous pensons qu'il permettrait pourtant d'atteindre plus rapidement l'objectif fixé pour la réduction de l'usage de pesticides.
Les moyens financiers inscrits dans le budget 2010 sont en outre insuffisants pour mettre en œuvre correctement les objectifs du Grenelle de l'environnement.
J'aurais souhaité, comme vous, des avancées bien plus importantes pour lutter contre l'usage des pesticides. Avec mes collègues socialistes, nous continuerons à soutenir les orientations que je viens de vous exposer, afin d'assurer la transition de notre agriculture vers des systèmes de production plus respectueux de l'environnement.
Je vous prie de croire, Madame, en l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

Robert NAVARRO
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Réponse de Marc DAUNIS Sénateur des Alpes Maritimes (06)

Messagede szmidt » 13 Avr 2010 20:53

-------- Message original --------
Sujet : SUPPRESSION DES PESTICIDES
Date : Tue, 13 Apr 2010 12:15:27 +0200
De : Marc Daunis <m.daunis@senat.fr>

Madame, Monsieur,

J’ai bien pris connaissance de votre courriel me demandant d'œuvrer pour la disparition des pesticides dans l'environnement et dans les produits que nous consommons. Je vous en remercie.

Cette question a été très longuement débattu au Sénat lors de l’examen des projets de loi sur le Grenelle de l’environnement.

Comme vous le savez, la loi de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement dite Grenelle I a fixé un objectif global de réduction de moitié des usages de produits phytopharmaceutiques sur 10 ans.

Dans cette perspective, le Projet de loi portant engagement national pour l’environnement dit Grenelle 2 en cours d’examen au Parlement propose :

-de renforcer l’encadrement des activités de vente, d’application et de conseil des produits phytopharmaceutique. (agrément et certificat d’acquisition des connaissances nécessaires à la protection de la santé publique et de l’environnement – sanctions pénales)

-de rendre les distributeurs responsables de la collecte et de la destruction des produits retirés du marché

-d’interdire la publicité pour les pesticides destinée aux jardiniers amateurs

Lors de l’examen de ce projet de loi au Sénat l’année dernière, le groupe socialiste a estimé que ces dispositions étaient insuffisantes, nous avons donc obtenu par voie d’amendements :

-l’interdiction de l’épandage aérien et un encadrement des possibilités de dérogations

-l’interdiction de l’utilisation de ces produits ou son encadrement dans les zones utilisées par le grand public et des groupes vulnérables

-un rapport annuel du Gouvernement au Parlement sur les volumes de produits phytopharmaceutiques utilisés dans le secteur agricole et hors secteur agricole

-la conformité du matériel agricole aux exigences sanitaires, environnementale et de sécurité (et non uniquement leur bon fonctionnement)

-la délivrance d’une préconisation écrite lors d’un conseil spécifique à l’utilisation des produits phytopharmceutiques (substance active, cible, dose recommandée, conditions de mise en œuvre…)

En revanche, en raison de l’opposition farouche de la majorité, nous n’avons pas réussi à faire adopter d’autres amendements plus contraignants qui visaient à :

-détailler les types de connaissances nécessaires pour manipuler ces produits dangereux

-imposer aux distributeurs des produits phytopharmaceutiques un principe de non rémunération des vendeurs en fonction des volumes vendus, afin qu’ils puissent véritablement accompagner les agriculteurs dans une démarche plus durable

-orienter la recherche agronomique sur les objectifs des politiques environnementales

-faciliter la mise sur le marché et la vente des produits naturels peu préoccupants puisque le décret publié en juin pose problème en assimilant les substances actives aux éléments naturels.

Les dispositions adoptées ne sont donc malheureusement pas accompagnées d’efforts au niveau de la formation des agriculteurs, au niveau de la recherche sur la lutte intégrée contre les ravageurs, sur des pratiques culturales plus économes en intrants, ce qui aurait permis d’atteindre plus rapidement l’objectif fixé.

Quant aux moyens financiers inscrits dans le budget 2010, force est de constater qu’ils sont insuffisants pour mettre en œuvre les objectifs du Grenelle de l’environnement.

Le projet de loi Grenelle II examiné au Sénat le 8 octobre 2009 n’a toujours pas été inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale alors que le texte a été déclaré d’urgence par le Gouvernement.

Suite aux propos tenus par le Président de la République lors du dernier Salon de l’agriculture, nous doutons comme vous de la réalité des convictions écologiques et de l’action effective du Gouvernement en ce domaine

Nous pouvons vous assurer que les parlementaires socialistes continueront à soutenir les dispositions du Grenelle de l’environnement et notamment celles qui permettent d’accompagner la transition de notre agriculture vers des systèmes de production plus respectueux de l’environnement.

Vous félicitant pour votre démarche citoyenne,

Très cordialement.
Simon SZMIDT

Rés. Le Pt Monsart apt.11 - 155, allée Monsart 06370 MOUANS SARTOUX
Tél : +33(0)9 52 60 68 53
Portable : +33(0)6 76 82 37 29
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Marie-Thérèse Bruguière > Sénateur de l'Hérault - Maire de S

Messagede alain » 04 Mai 2010 9:48

Madame,

Vous avez bien voulu me contacter pour me faire part de votre inquiétude concernant les pesticides.

Sachez que le gouvernement par le « Grenelle 1 » a pour objectif de réduire de moitié l’usage des produits phytopharmaceutiques en 10 ans en accélérant la diffusion de méthodes alternatives sous réserve de leur mise au point. Cette ambition s’est traduite par la mise en œuvre du plan Ecophyto 2018. Afin d’évaluer les possibilités techniques et les impacts économiques de la réduction de l’usage de pesticides pour les principales cultures et construire des scénarii nationaux de réduction de l’usage des pesticides, les ministères du développement durable et de l’agriculture ont confié à l’INRA l’organisation de l’étude Ecophyto R&D.

Ces travaux montrent qu’une réduction de l’ordre de 30 du recours au x pesticides serait possible, avec des changements de pratiques substantiels, sans perte de marges pour les agriculteurs dans un contexte économique analogue à celui de l’année 2006, mais avec une diminution des volumes de production de l’ordre de 5 % en moyenne. L’étude permet d’identifier des leviers d’action à même de permettre une réduction des utilisation de produits phytosanitaires via la conception, la diffusion et l’adoption de systèmes de culture économes en pesticides. Cette étude montre également que l’effort de recherche agronomique et d’expérimentation sur les itinéraires à bas intrants doit être maintenu dans les années qui viennent.

Concernant la réduction des pollutions par les pesticides, le Gouvernement mène une politique globale d’intervention (aspects réglementaires et fiscaux, programme nationale de réduction des pollutions en concertation avec l’ensemble des partenaires professionnels et associatifs).

Le Grenelle de l’environnement a pris un engagement radical en fixant un objectif de réduction de 50 % des usages de pesticides d’ici 2018, dans le cadre du plan Ecophyto 2018.

Vendredi dernier a été signé également un accord-cadre avec la Société nationale d’Horticulture de France. Le milieu non-agricole représente 5 % des usages de pesticides en France.

Au plan européen, dans le cadre de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en 2008, le ministère de l’Agriculture et de la Pêche a été particulièrement actif dans le domaine de la lutte contre les pesticides. Une nouvelle législation européenne est en cours de finalisation avec pour objectif l’harmonisation de la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, al sécurisation et la réduction de l’utilisation des pesticides.

Enfin, les abeilles, acteurs de la biodiversité, sont indispensables à l’agriculture, mais elles sont menacées de disparition. Les études scientifiques disponibles à ce jour mettent en évidence différentes causes à cet affaiblissement : les maladies des abeilles, les pesticides, les conditions environnementales… Sur la base du rapport de Monsieur Martial DADDIER, député de Haute-Savoie, un plan est en cours de mise en œuvre. Il comporte notamment la création d’un institut technique apicole et d’une interprofession apicole.

En espérant vous avoir apporté les renseignements nécessaires ,

Je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Marie-Thérèse Bruguière
> Sénateur de l'Hérault - Maire de Saint-Aunès
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