cyberaction N° 498 : Brésil : Non au projet d'amendement menaçant la restitution des territoires aux indiens
cyberaction mise en ligne le jeudi 25 octobre 2012
Elle sera envoyée à : Présidente de la République du Brésil, et son ambassadeur à Paris
Un projet d’amendement à la Constitution brésilienne, le PEC 215, va rendre encore plus difficile la restitution aux Indiens du Brésil de leurs territoires traditionnels.
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L’Association brésilienne des Juges pour la Démocratie condamne et rejette cet amendement. Elle a lancé une pétition adressée à la Présidente Dilma Rousseff pour lui demander de garantir les droits constitutionnels des Indiens et de délimiter sans tarder leurs territoires.
Au Brésil, la Constitution de 1988 prévoyait que la démarcation des territoires indiens aurait été faite dans les cinq ans. Vingt-quatre ans plus tard on est loin du compte. Sur 1046 territoires indiens, seulement 363 ont été régularisés. Et pour 348 d’entre eux, le processus de démarcation, qui est très long, n’a même pas été entamé.
Un projet d’amendement à la Constitution, le PEC 215, a été approuvé à la fin de l’année dernière par la Commission Constitution et Justice du Congrès brésilien. Alors que selon la Constitution, il revient à la Présidence de la République brésilienne d’homologuer les territoires indiens, cet amendement envisage que, désormais, toute démarcation devra être soumise à l’approbation des sénateurs et des députés. Etant donné la composition du Congrès brésilien largement opposée aux Indiens, cet amendement mènera à la paralysie totale du processus de démarcation des territoires indiens du Brésil, selon le Conseil indigène missionnaire (CIMI).
Les Guarani-Kaiowá sont une de ces ethnies indiennes qui attendent désespérément qu’on leur restitue une partie de leur territoire ancestral. Ils vivent une véritable tragédie. Depuis le début du vingtième siècle, ils ont perdu 90% de leur territoire situé dans l’Etat du Mato Grosso do Sul. Leurs terres sont aux mains d’éleveurs de bétail, de planteurs de soja ou d’entreprises de canne à sucre qui les ont presque entièrement déboisées. Les Guarani Kaiowá vivent confinés dans des réserves exiguës ou dans des campements précaires au bord des grand-routes, le long des terres qui appartenaient autrefois à leur ethnie. Leurs conditions de vie sont dramatiques.
Depuis 2005, plus de 100 enfants sont morts de sous-alimentation. C’est le groupe de population qui connaît le plus fort taux de suicide du pays. Las d’attendre que l’Etat leur restitue une partie de leurs territoires traditionnels, ainsi que le prévoit la Constitution, quelques communautés ont décidé de retourner sur leurs terres ancestrales pour y vivre selon leurs coutumes. Mais elles y sont victimes de harcèlements, de menaces et même d’assassinats. Dernier exemple en date : le 10 août dernier, des pistoleiros ont attaqué la communauté guarani-kaiowá d’Arroio Korá dont le territoire a été homologué en 2009 mais d’où les non Indiens ne sont pas partis. Ils ont tué un enfant et emmené un homme qui n’a toujours pas été retrouvé.
Nous vous proposons de vous joindre à la mobilisation relayée par ICRA international en interpellant la Présidente du Brésil et son Ambassadeur à Paris
Amicalement
Alain Uguen
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Commentaires
7 cyberacteurs ont commenté cette cyberaction :
une fois de plus l'humain contre l argent
on peut s inquieter
Posté par hela
Le 20/11/2012 à 20:45:21
Lunely E.Raador, je partage complètement ta pensée.
D'après moi c'est une honte d’empêcher de la sorte des peuples de vivre non seulement sur leurs territoires, mais aussi dans des conditions de vie décentes. Ce n'est pas humain.
J'espère réellement que cette pétition aboutira. Et que le gouvernement brésilien prendra conscience qu'il doit accélérer cette procédure de restitution des terres que prévoyait la Constitution de 1988.
Posté par Camille D
Le 01/11/2012 à 22:33:27
En défendant les droits les plus élémentaires des Natifs d'Amérique ce sont les droits de toutes les minorités du monde entier qui sont exploitées,spoliées,niées que l'on défend aussi.
Le plus désolant,hélas,c'est que Mme Dilma Rousseff s'est faite élire sous une étiquette de gauche.La gauche dans le monde s'adapte assez facilement aux exigeances du capitalisme sauvage!!!
Posté par Ecrins 05
Le 01/11/2012 à 21:47:44
Derrière notre signature , c'est notre coeur qui est là pour accompagner les indiens dans leur juste cause!
Posté par mamiebio
Le 30/10/2012 à 15:52:24
@ Lunely E Raador : comme vous avez raison !! Hélas, beaucoup ne le savent pas encore !
Posté par vivi
Le 30/10/2012 à 15:39:31
Je remercie Lunely E Raador pour son message tellement Vrai.
Posté par Henriette
Le 30/10/2012 à 13:16:04
Depuis la nuit des temps, les indiens vivaient avec et par les esprits de la terre ;
la terre, mère nourricière, fille de l'univers, soumise à ses cycles et à ses cataclysmes.
Leurs ancêtres se mêlaient aux créatures qui la peuplent et la fécondent dans un respect mutuel transmis de génération en génération. Une culte-ure fondamentale !!!
Grand en vérité est l'enseignement que les indiens nous ont prodigué, à l’image d’un certain prophète mort sur la croix par amour pour des ignorants qui voulaient UN coupable.
N'eût été la bestialité et la cupidité de peuples autoproclamés "civilisés" !
Ceux-là n'ont eu –NOUS n’avons eu de cesse…
QUE…- d'usurper des territoires n'appartenant qu’à ceux qui les font VIVRE ET RESPIRER
- de violer femmes et ESPRITS LIBRES
- de dépecer, tuer, acculturer, soudoyer, asservir, écraser,
-d’acheter, de revendre ces ressources qui sont A TOUS et à personne à la fois et qui n’ont d’autre raison d'être que DANS LE PARTAGE ET LA VÉNÉRATION.
Le temps du sacrifice de l'indien est accompli.
Celui de la résurrection enfin venu.
A l’aube d’un jour nouveau, laissons-nous illuminer.
EN CHACUN DE NOUS SOMMEILLE UN INDIEN.
QU'IL S’ÉVEILLE ENFIN!
C'EST MON VŒU LE PLUS CHER.
IL EST ENCORE TEMPS.
ÉTAT D'URGENCE.
Posté par Lunely E Raador
Le 30/10/2012 à 12:43:52
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