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Bilan de la cyberaction : Audition de l'OPECST sur les Hydrocarbures non conventionnels : Petits débats entre amis..

Mise en ligne du 15/04/2013 au 28/03/2014

Nos députés et sénateurs, emboîtant le pas à MM. Bataille et Lenoir, s’interrogent depuis novembre 2012 sur les alternatives à la Fracturation hydraulique, cherchant un moyen de contourner la loi et de délivrer, au mépris du risque climatique, sanitaire, social et environnemental, les Hydrocarbures non conventionnels que la nature a pris soin de piéger dans la roche. Jeudi 18 avril prochain, dans le cadre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, ils auditionneront1 des « spécialistes » du sujet. Un débat univoque qui ne prendra en compte que les aspects de « technique technicienne ».

Bilan de la cyberaction :

3962 participants

Présentation de la cyberaction :

Ouvert à la presse, mais pas aux associations et encore moins aux collectifs citoyens, cet exercice exclut surtout les scientifiques qui pourraient donner un utile contrepoint à une réflexion tronquée et volontairement orientée. Absents donc les toxico-chimistes, hydrogéologues, spécialistes de la santé, mais aussi des ingénieurs et techniciens développant et mettant en œuvre des solutions innovantes pour produire de nouvelles énergies de flux à faible impact environnemental.

C’EST POURQUOI NOUS DENONCONS CETTE « AUDITION » dont les résultats prévisibles confèreront à ses participants une lourde responsabilité face aux risques majeurs et avérés liés à l’éventuelle Exploration et Exploitation des HNC1. Le cas échéant et le moment venu, nous citoyens, ne manquerons pas de rappeler cette responsabilité aux élus, devant les institutions civiles voire pénales de la République.

Est-ce délibérément que nos parlementaires ignorent un corpus d’informations pourtant peu susceptible de subjectivité, puisqu’émanant en grande partie de l’Agence pour la diffusion de l’information technologique2 et notamment des Bulletins électroniques3 du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes ? Ces informations aisément accessibles et qui, entre autres, documentent ce communiqué ainsi que son développement, nous permettent d’affirmer que la multiplication de conférences, colloques, tables rondes et autres auditions ne sont que des déclinaisons de l’effort d’acceptabilité sociétale auquel se livre depuis l’été 2012 le lobby pétro-gazier en France comme ailleurs en Europe.

Ce lobbysme est pour le moins complaisament soutenu par la vision court-termiste4 de productivistes cyniques, qu’ils soient responsables gouvernementaux ou dirigeants d’entreprises. Nous dénonçons cette vision aveugle aux dramatiques conséquences5.
En effet, Ces simulacres de débats ne trompent plus personne.
Les citoyens confient des mandats, entre autres législatifs, pour promouvoir des politiques responsables, courageuses et, en ces temps de crise endémique, visionnaires ! Pas pour pérenniser des visions passéistes de modèles surannés et délétères.

Lucides et responsables, les collectifs et les associations engagés contre l’E&E des HNC ainsi que pour une transition vers la sobriété énergétique et les énergies renouvelables, appellent à la mise en place immédiate de toute mesure permettant de limiter le recours à l’énergie, sous quelque forme qu’elle puisse se présenter, et de développer prioritairement un bouquet d’énergies où les sources renouvelables seront privilégiées. Ils dénoncent la fuite en avant que constitue l’essorage des ressources fossiles finies.

Il en va de la responsabilité de l’Etat au regard des générations futures.
Signature des collectifs : dimanche 14 avril 2013 à 00h00

Garrigue-Vaunage-30, Basta !Gaz-30, Hautes-Cévennes-30, Collectif citoyen Ile-de-France Non aux gaz et pétrole de schiste, Collectifs Isérois Stop aux gaz & huile de roche mère–38, Collectif Nîmes anti-schiste–30, Association Stop au gaz de schiste-Non al gas d'esquist-47, Collectif Non au gaz de schiste-91, Collectif non au gaz de schiste Cigalois-30,


Pour aller plus loin ; développement et analyse


Nous tenons à rappeler que la nomination1 de la Commission2 prévue pour réécrire la loi du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique pour l’extraction des hydrocarbures3, s’est interrompue sous la pression des collectifs et des associations à l’issue de la Conférence environnementale des 13 et 14 septembre 2012. Pour autant, la Commission des affaires économiques du Sénat à saisi dès le lendemain de la conférence de presse du Président Holande4 soit le 14 novembre 2012, l’OPECST d’une étude de faisabilité sur « Les techniques alternatives à la FH pour l’exploration et l’exploitation des HNC »5 : habile transfert d’initiative qui dédouane opportunément une majeure partie de l’exécutif pour le moins attentiste sur le sujet.

Mais quelles questions nos parlementaires se posent-ils ?
Prévoient-ils d’évoquer les risques, environnementaux, sanitaires ou climatiques6, générés par l’éventuelle exploitation de ces « réserves ultimes » de gaz ou de pétrole ? Vont-ils débattre de l’intérêt économique réel des ces hypothétiques réserves, au vu des interrogations fortes sur la rentabilité de cette filière en Amérique du Nord78 ? Envisagent-ils de s’interroger sur la compatibilité entre la mise sur le marché de nouvelles énergies fossiles et l’impérieuse transition énergétique visant principalement à réduire nos émissions de gaz à effet de serre9 ?
Eh bien, non !

La première chose que veulent savoir nos élus, c’est combien nous avons d’HNC sous nos pieds. Les gens sérieux ont déjà répondu qu’il était impossible de le savoir sans fracturer. Mais ils vont tout de même poser la question à un panel de dirigeants de l’industrie pétrolière, qui a tout intérêt à surestimer ces « réserves » pour justifier les recherches et animer les spéculations boursières. On remarquera en particulier la présence, parmi les personnes qui seront auditionnées, d’un représentant de l’Agence internationale de l’énergie, laquelle avait notamment évalué les réserves exploitables polonaises à 5 300 Md de mètres cubes de gaz de « schiste », avant que l’Institut polonais de géologie ne ramène, au vu des premiers sondages sur le terrain, ce chiffre entre 350 et 770 Md de m310 et que l’Institut de géophysique états-unien11 ne corrige à 38 Md de m3. Sans parler des déconvenues liées à une toujours possible « piètre qualité » du gaz12.

Leur deuxième question peut se résumer à : comment extraire ces hydrocarbures en évitant de parler de Fracturation hydraulique ? Ceci pour permettre de contourner discrètement la loi de juillet 2011 qui interdit l’utilisation de la FH pour l’E&E des hydrocarbures, mais (quelle « chance » pour eux !) sans la définir. Loi ayant d’ailleurs fait l’objet en janvier dernier d’une Question prioritaire de constitutionnalité, transmise fin mars dernier au Conseil d’Etat13. Le lobby est vraiment actif sur tout les fronts !
Dans l’étude de faisabilité du rapport de l’OPECST14, MM. Bataille et Lenoir nous prévenaient déjà que, pour eux, « hydraulique » s’entendait comme « principalement à partir d’eau », reconnaissant toutefois que « les termes de « fracturation hydraulique » sont parfois employés pour désigner la fracturation par injection de tout type de liquide (eau, mais aussi : propane liquide, voire hélium ou azote liquides par exemple) ».

Et ce sont bien entendu ces techniques-là15 que vont promouvoir les intervenants de la deuxième table ronde, bien qu’aucune d’entre elles n’ait fait et ne fera, les preuves ni de son efficacité, ni de sa rentabilité économique, ni surtout de son innocuité.

En effet, quels que soient les noms dont on les affuble, et quelles qu’elles puissent être, les techniques d’extraction des hydrocarbures de roche mère ou de houille produisent à terme les mêmes résultats délétères qui seront, in fine, supportés par La Collectivité et par les générations futures. Et ce, bien longtemps après que la volatilité des capitaux des multinationales ait rendu difficile la traçabilité de leurs responsabilités.

Mais, d’après l’annonce officielle de cet exercice1, un Comité scientifique est là pour conseiller nos élus et contrebalancer l’omniprésent lobby pétrolier. Hélas, nous avons quelques raisons de douter de sa neutralité ! En effet :


Enfin remarquons, entre autres, la présence de M. J. F. Thrash, PD-G d’eCORPStim17 qui a récemment commandé à l’Institut français d'opinion publique une étude très orientée18 aux résultats discutables. A noter qu’eCORP détient en participation, des permis d’exploration en France…

Les collectifs contre les HNC promeuvent une transition énergétique dont la réalité objective s’ancre dès l’avant premier choc pétrolier dans les travaux du Club de Rome19, notamment le rapport « Meadows »20 dont la pertinence a encore été rappelée l’an dernier21. C’est aussi le message de notre ministre de l’Ecologie, Delphine Batho : « …L'enjeu de la transition énergétique n'est pas d'aller chercher de nouveaux hydrocarbures… ». Cette prise de conscience fédère aussi actuellement de nombreux campus états-uniens22. Et elle a encore été soulignée par l’actuel président de l’Organisation des Nations Unies23 : le Coréen Ban Ki-moon « …Nous devons aussi adopter, d'ici à 2015, un instrument universel et juridiquement contraignant relatif au climat… ».

Alors… de simples « dommages » collatéraux et ni responsable, ni coupable ?

  1. http://www.senat.fr/fileadmin/Fichiers/Images/opecst/programme_auditions_publiques/progAP_HNCschiste18avril2013.pdf  
  2. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72619.htm  
  3. http://www.adit.fr/  
  4. http://www.bulletins-electroniques.com/  
  5. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72437.htm  
  6. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72016.htm  
  7. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72017.htm  
  8. http://www.actu-environnement.com/ae/news/gaz-schiste-Commission-nationale-orientation-se-structure-16743.php4  
  9. http://www.developpement-durable.gouv.fr/Creation-de-la-Commission.html  
  10. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024361355&dateTexte=&categorieLien=id  
  11. http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/11/14/ou-en-est-le-debat-sur-les-gaz-de-schiste-en-france_1790365_3244.html  
  12. http://www.assemblee-nationale.fr/opecst/faisabilite_alternatives_fracturation.pdf  
  13. http://collectif-scientifique-gaz-de-schiste.com/index.php?option=com_content&view=article&id=49&Itemid=61  
  14. http://www.monde-diplomatique.fr/2013/03/AHMED/48823  
  15. http://www.global-chance.org/IMG/pdf/GC33p90-100.pdf  
  16. http://www.citepa.org/fr/pollution-et-climat/la-france-face-a-ses-objectifs  
  17. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/26/20002-20120326ARTFIG00683-la-pologne-dechante-sur-ses-reserves-en-gaz-de-schiste.php  
  18. http://www.usgs.gov/  
  19. http://www.heraldscotland.com/news/home-news/burning-issue-poor-gas-quality-could-end-scots-drilling-plan.20723754  
  20. http://www.actu-environnement.com/ae/news/loi-fracturation-hydraulique-recours-qpc-conseil-etat-18276.php4  
  21. http://www.assemblee-nationale.fr/14/cr-oecst/faisabilite_hydrocarbures_non_conventionnels.pdf  
  22. http://www.energiesactu.fr/production/gaz-de-schiste-quelles-alternatives-la-fracturation-hydraulique  
  23. http://www.allianceenergie.fr/iso_album/ancre_rapport_ghrm_%5B2012-07-20%5D.pdf  
  24. http://www.ecorpstim.com/fr/  
  25. http://www.stopaugazdeschiste07.org/spip.php?article457  
  26. http://www.clubofrome.org/  
  27. http://www.clubofrome.org/?p=326  
  28. http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/25/la-croissance-mondiale-va-s-arreter_1707352_3244.html  
  29. http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/72468.htm  
  30. http://www.romandie.com/news/n_Ban_Ki_moon__il_sera_bientot_trop_tard_pour_sauver_la_planete75030420132042.asp  

La lettre qui a été envoyée :


Madame, Monsieur le Parlementaire
Jeudi 18 avril dernier, dans le cadre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, députés et sénateurs ont auditionné des « spécialistes » du sujet. Un débat univoque qui ne prendra en compte que les aspects de « technique technicienne ».

Ouvert à la presse, mais pas aux associations et encore moins aux collectifs citoyens, cet exercice exclut surtout les scientifiques qui pourraient donner un utile contrepoint à une réflexion tronquée et volontairement orientée.

NOUS DENONCONS CETTE « AUDITION » dont les résultats prévisibles confèreront à ses participants une lourde responsabilité face aux risques majeurs et avérés liés à l’éventuelle Exploration et Exploitation des HNC1. Le cas échéant et le moment venu, nous citoyens, ne manquerons pas de rappeler cette responsabilité aux élus, devant les institutions civiles voire pénales de la République.

Veuillez croire en notre mobilisation.

 

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credible

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laissons une planète propre à nos enfants et petits enfants

calimero
Le 25/03/2016 à 08:29:01

Compte rendu de la réunion du 16 septembre 2013 entre les parlementaires responsables du rapport de l’OPECST et les représentants du Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste
Nous nous sommes rendus, le lundi 16 septembre à la Préfecture de l’Hérault à l’invitation de JC LENOIR, Sénateur UMP, et C. BATAILLE, Député PS, tous deux en charge, pour l’OPECST du rapport sur “les techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels”, qui souhaitaient entendre spécifiquement une représentation du Collectif 07.
Il semble en effet que l’action résolue du Collectif, et son rôle dans la lutte contre les GDS aient attiré suffisamment l’attention des parlementaires pour nous valoir cette invitation.
Etaient présents :
Jean Claude LENOIR, Sénateur de l’Orne & Christian BATAILLE, Député du Nord
Fabrice ROBERT & Catherine FORGEARD, respectivement Conseiller & Administratrice principale au Sénat Paul REYNARD & Alain SOULELIAC-BOISSEL pour le Collectif 07
La réunion qui a duré 1h40 a débuté à 14H40 par un exposé de la mission confiée par l’OPECST aux deux parlemen- taires, et du point d’avancement de leur travail. Les parlementaires ont entendu les intervenants techniques à Paris et ont complété leur information, cet été, par un voyage d’étude aux USA (TEXAS & PENSYLVANIE). A l’issue de leur rapport d’étape présenté en juin dernier, leur souhait était d’entendre les avis et comprendre les motivations des opposants aux GDS dont il semble en effet que le Collectif 07 apparaisse comme une référence. Le Sénateur LENOIR a également précisé que cette opposition était ressentie comme quasi générale dans le “grand sud de la France”. De notre côté, nous avons précisé que nous entendions cette rencontre comme un débat, et souhaitions entendre les arguments de nos interlocuteurs.
Nous vous donnons ci-après quelques éléments qui ont pour but de faire partager nos échanges, et l’ambiance, sans prétendre à l’exhaustivité. Nous vous indiquons ensuite comment nous avons ressenti nos interlocuteurs, puis la rencontre elle-même, et les suites que nous avons à donner.
Pour donner une idée des points abordés par les parlementaires
(en caractères “normal”, les argumentaires des parlementaires et en italique et en bleu les argumentaire Collectif 07)
- La recherche de GHDS est nécessaire : elle s’inscrit parfaitement dans le processus de transition énergétique, dans lequel elle peut non pas s’ajouter à, mais simplement remplacer un approvisionnement extérieur, et donc contri- buer à l’allègement de la dette extérieure du pays. Il n’est pas exclu que l’arrivée de la « french production » entraîne une baisse du prix du gaz (exemple US).
- Recherche et exploitation sont obligatoirement le fait de compagnies étrangères, et les hydrocarbures extraits en France seraient vendus sur le marché international, avec un prix fixé à la bourse de Londres, auquel les entreprises françaises devraient se plier. Compte tenu des volumes attendus, dans le meilleur des cas, la mise sur le marché ne saurait entraîner une baisse des prix, d’autant que les conditions d’exploitation seraient bien plus onéreuses que celles rencontrées aux USA.
- L’argument ne serait recevable que dans l’utopie Montebourienne d’une compagnie française nationale exploitant de façon monopolistique les gisements (fut-ce avec une technologie US), et s’affranchissant, en tant qu’opérateur public, de la mise sur le marché international des produits extraits(exemple Venezuelien).

- Le calcul bénéfice-risque, compte tenu des spécificités de la FH, d’une part, du terrain où elle s’exercerait, d’autre part, permet d’affirmer que, même envisagée comme une source de remplacement d’hydrocarbures gazeux, d’ores et déjà approvisionnés à l’extérieur, l’exploitation des GDS va à l’encontre de la volonté d’assurer la TE (dans l’hypothèse où les réserves seraient à la hauteur des chiffres annoncés). En complément, exemple des USA où le boom des GDS s’est traduit corrélativement par un effondrement des efforts faits en direction des énergies renouvelables.
- Les USA disposent de la technologie, de gisements faciles à exploiter et du marché de NY sur lequel le gaz est proposé.
- La dangerosité immédiate avérée, l’impact environnemental futur prévisible sur les puits fermés depuis des années, les difficultés propres aux pays européens (relief accidenté, densité de population, etc...)
- Le climat : nous avons un quota d’émissions de CO2 à ne pas dépasser d’ici à 2050 pour rester sous les deux degrés de hausse des températures. Aujourd’hui, les émissions des projets d’extraction fossiles en cours font déjà exploser ce quota. Il est donc impensable, quelle que soit la méthode d’extraction, d’aller chercher de nouvelles ressources fossiles.
- Différence USA / Europe : rapport de Schlumberger sur les profondeurs de forages (1,5 fois plus profonds qu’aux USA) et sur la surface des bassins qui selon l’opérateur triplerait les coûts de production) et déclaration du PDG de Shell (Peter Voser) pour qui la densité de population élevée est un obstacle majeur à l’exploitation des GDS en Europe.
- MM LENOIR & BATAILLE sont revenus de leur voyage d’étude aux USA enthousiasmés par le principe de sécurité absolue régissant les exploitations visitées, notamment le fait que sous chaque machine dotée d’un moteur ther- mique un bac de rétention était installé pour recueillir d’éventuelles fuites de carburant (sic). Pas de commentaire spécifique sur les conséquences sanitaires relevées, sinon une inscription en faux véhémente concernant les relevés de radioactivité dans l’Ohio.
- Evocation des divers essais de techniques autres (propane, par exemple) sur lesquels les parlementaires sont vite passés, convenant qu’aucune alternative crédible n’existait.
- Quelle technique alternative à la FH ? Référence au “Clean stream” développé aux USA par Halliburton en partenariat avec Schlumberger sur une cinquantaine de puits, à un coût prohibitif, qui interdit pour le moment toute généralisation. Opération de “green washing” sans lendemain.
- Quelle que soit la technique employée, vous n’empêcherez pas la remontée des radio-nucléïdes, des métaux lourds et autres acides avec les boues de forages.
- Mais nous avons en France la société Véolia qui fait des progrès remarquables dans le traitement des boues de forages !
- La France est le seul pays au monde avec la Bulgarie, “vous vous rendez compte, avec les Bulgares, la France !!!????” à interdire la FH ?
- Il peut arriver qu’un pays soit seul, ou presque dans une attitude de refus, et qu’il s’avère ultérieurement qu’il a eu raison. On rappelle à M. LENOIR qu’à une époque pas si éloignée, un Président de sa propre obédience politique a pris seul le risque de refuser de s’engager dans un conflit. (Irak)
- Euh, mais, ce n’est pas pareil(...).
- Les doutes de plus en plus sérieux qui pèsent sur l’avenir financier des compagnies US spécialisées dans le fracking nous laissent penser à un grand mouvement spéculatif qui risque de s’interrompre brutalement (rappel de la crise des « start up », puis des “subprimes”, les deux ayant les USA pour origine).
- De nombreuses sociétés pétrolières cèdent des actifs pour survivre (en août 2012, le groupe BHP Billiton inscrit 2,8 mil- liards de dépréciation sur ses investissements dans les gaz de schiste, en juin 2012, le PDG d’ExxonMobil, juge devant ses actionnaires qu’il perd sa chemise avec les gaz de schiste, à l’automne 2013, le PDG de Cheasapeak, l’opérateur historique du gaz de schiste aux USA, est démissionné suite aux lourdes pertes dues à l’exploitation des gaz de schiste).
- Les représentants des compagnies US rencontrés par nos interlocuteurs ne leur ont pas du tout donné l’impression que leurs employeurs étaient en difficulté (sic !).
- Peu avant leurs faillites retentissantes, Enron et Lehman Brothers revendiquaient une parfaite santé financière, et pourtant...
- Euh...
- Avec nos réserves nous pourrions assurer 20 à 30% de notre indépendance énergétique
- Les chiffres de production annoncés sont systématiquement surévalués, et doivent tous être revus à la baisse (exemple de la Pologne où les opérateurs privés se retirent, faute de rentabilité)
- L’Agence américaine de l’énergie (EIA) a publiés le 10 juin les nouveaux résultats de ses estimations de réserves de gaz de schiste.
La France, comme la Pologne dégringole au classement.
Tandis qu’en 2011, l’Hexagone fanfaronnait en dixième place mondiale des pays dotés de sous-sols riches en gaz de schiste (avec un magot estimé à 5,1 milliards de mètres cubes), elle est aujourd’hui sortie du classement américain. Entre temps, près de 1,2 milliard de m3, soit 24% des réserves précédemment estimées, semblent s’être évaporés. Sur certaines zones, la baisse est encore plus marquée. Ainsi, le bassin du Sud-est (un triangle situé grosso modo entre Montpellier, Nice et Grenoble) renfermerait dix fois moins de ressources que celles évaluées il y a deux ans.
- Les experts reconnaissent aussi que des quantités de gaz de schiste même modestes ne pourront être produites sans le soutien de subventions publiques. Des mesures fiscales telles que des crédits d’impôt, réductions d’impôt, redressements ou amortissements accélérés, seront nécessaires pour développer leur exploitation.
Pour preuve :
En Angleterre Georges Osborne (ministre des finances) annonce des allègements d’impôts aux compagnies pétrolières qui exploitent les GDS
En Pologne, le premier ministre, Donald Tusk annonce que l’état investira plus de 12 milliards d’€ dans les GDS d’ici 2016. Aux USA, le boom des GDS a démarré avec la modification de la loi sur l’eau, laissant les mains libres aux compagnies dans l’utilisation sans contrôle des produits chimiques les plus efficaces, sans souci de la contrepartie environnementale.
- Les USA ont fait le choix de privilégier leur production de gaz nationale afin de favoriser la ré-industrialisation du pays : les résultats sont magnifiques, au point que des fleurons de l’industrie française lorgnent vers cet Eldorado de l’énergie pas chère.
- Un peu plus de 3$ le million de BTU sur le marché de NY, pour un coût de production entre 7 & 8$, avec des conditions d’exploitation très favorables ! On se demande quel avenir cette situation préfigure. On imagine la transposition de l’ex- ploitation en Europe, avec des coûts très largement supérieurs.
- Aux USA, la baisse du prix d’achat du gaz aux pétroliers s’est très faiblement répercutée sur le prix de vente aux particu- liers. Elle est plus sensible pour les entreprises qui se sont largement équipées en gaz pour leurs besoins en énergie. Lorsque le prix du gaz va doubler, voir tripler pour s’ajuster au prix de revient, l’industrie américaine, si “florissante” aujourd’hui risque subir un sérieux contre coups.
- Christian BATAILLE insiste, en tant qu’élu du Nord Pas de Calais, sur le fait que la France doit commencer par exploiter le gaz de houille.
- Attention à l’amalgame. Vous ne faites pas la différence entre le gaz de mine et le gaz de couche.
les exemples d’exploitation de gaz de couche pour lesquels la fracturation hydraulique est nécessaire produit des effets environnementaux désastreux dans les pays qui la pratiquent comme l’Australie.
- Euh... Nous on exploite le gaz de houille sans fracturer !
Ce que nous avons perçu de nos interlocuteurs
La défense du nucléaire est le cheval de bataille de M. BATAILLE, avec le gaz de houille, espoir de son département. Il communie parfaitement avec son “adversaire politique” dans un certain nombre de credo :
• “Ne pas exploiter, à la grande rigueur, faute d’une technique satisfaisante, mais il est incompréhensible de ne pas faire de recherches, pour connaître les ressources”.
• “Errare humanum est, sed perseverare diabolicum”. MM. LENOIR & BATAILLE, soi-disant opposés (?) politi- quement, sont manifestement de véritables complices, chacun critiquant sans ménagement l’attitude de son propre camp politique. Errare :13/07/2011, loi de circonstances, dictée par des considérations purement élec- torales, voilà pour l’avis de M. LENOIR sur le passé, où son parti était majoritaire ; perseverare diabolicum : attitude très critique de M. BATAILLE à l’égard de la majorité actuelle et de l’exécutif qui s’entêtent dans une position “rétrograde”).
• Une admiration sans bornes pour le miracle Etatsunien : tout y est beau, tout y est productif, tout y est sécurisé, franc du collier, les entreprises sont éthiques, les banques irréprochables, et la meilleure preuve de l’intérêt économico-financier de l’exploitation des HGDS en Europe c’est que des compagnies US souhaitent venir forer chez nous.
• Le sentiment corrélatif que la France est en réel déclin, avec son déficit commercial abyssal et sa résistance mortifère au progrès. Nous faisons de plus en plus figure de pays pauvre à côté de l’insolente santé de notre teutonne voisine et de son excédent colossal.
• L’absence de questionnement sur les raisons pour lesquelles deux pays comme la RFA et la France, placés, peu ou prou, dans les mêmes conditions quant aux ressources énergétiques propres, se retrouvent dans des situations si différentes du point de vue de leurs balances commerciales respectives (et ce depuis des années).
• Un mépris certain pour la Bulgarie : l’appartenance commune de notre grande nation et d’un fabricant de yaourts au club des anti-FH est manifestement un traumatisme ! Pensez, même les Espagnols sont plus malins que nous !
• Une foi inébranlable dans la croissance à tout prix
• Ils nous ont répété, tout au long de notre entretien “Il faut aller voir”, “Il faut faire avancer les connaissances”.
• Chaque fois que nous leur avons opposé un argument, avec des sources vérifiées, ils nous répondent “nous n’en avons jamais entendu parler”. Sont-ils réellement naïfs au point de croire tout ce que leur disent les indus- triels ou sont-ils simplement de leur côté ?
Notre sentiment à l’issue de la rencontre
• Les interlocuteurs (surtout M. LENOIR) ayant une grande pratique du débat, nous avons été heureux d’être deux plutôt rodés à l’exercice.
• La présence du Collectif était indispensable : l’invitation nous donne à l’évidence un surcroît de crédibilité. A la fin de la rencontre, nous avons été interrogés avec une curiosité manifeste sur nos parcours personnels respectifs. Il nous semble que les deux parlementaires ont été surpris. Peut-être ne s’attendaient-ils pas à un travail collectif aussi pointu et un argumentaire aussi développé.
• Le dossier “Bassin d’Alès” a été évoqué de manière liminaire.
Lenoir et Bataille soutiennent que l’on ne connaît pas la géologie de ce territoire.
Les Hydrocarbures sont exploités depuis 1844 dans cette région. La géologie en est parfaitement connue.
Cela a été pour nous l’occasion de faire valoir les compétences que nous revendiquions au titre de la Commission scientifique du Collectif.
Les suites
• Transmission par courrier du dossier élaboré par la Commission scientifique, ainsi que, par mail, de sources que nous avons pu citer lors de la rencontre (sur certaines situations financières, sur les dommages environ- nementaux, les déclarations de compagnies opératrices (Shell) ou d’intervenants (Schlumberger), documents dont MM LENOIR et BATAILLE n’auraient, selon leur dire, pas connaissance.
• Les parlementaires ont fait rapidement allusion, sur le dossier “Bassin d’Alès”, à l’avis de M. SERANNE, cher- cheur au CNR-UMR de Montpellier, comme confirmant la thèse de recherche d’hydrocarbures convention- nels. Ce même M. SERANNE est invité, en même temps que Thomas PORCHER, le 19 septembre, à Alès, à l’occasion des “JEUDIS DU DEPUTE” de F. VERDIER. L’un de nous (Alain) a prévu de s’y rendre en compagnie de Michel M et il sera intéressant de recueillir l’avis de ce scientifique.
Conclusion
Nous n’avons évidemment pas fait changer d’avis ces 2 parlementaires mais nous avons insinué un doute dans leurs certitudes.
Cela ne changera pas leur rapport, mais pour eux, aujourd’hui, les opposants aux hydrocarbures conventionnels ne sont plus des “écolos en peaux de lapins” mais des personnes averties et connaissant parfaitement les dossiers...
Paul REYNARD & Alain SOULELIAC-BOISSEL pour le Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste Mercredi 18 septembre 2013

Collectif 07 Stop au Gaz de Schiste
Le 23/09/2013 à 15:20:10

Il ne faut pas être devin pour constater que nous basculons rapidement vers une oligarchie qui ne dit pas son nom et son corollaire sécuritaire impitoyable qui fera tout pour écraser ceux qui voudrons se dresser devant leurs projets!! Ceci n'est pas de la parano, c'est la réalité! Et il est grand temps pour beaucoup de monde d'ouvrir les yeux et de refuser le diktat de quelques sombres personnes et de leur tristes desseins! Reprenons nos vies en main! Nous sommes tout à fait capables de vivre autrement! Il ne faut pas se résigner et se dire que peut être ont-ils raison? Non et Non!! Les hommes politiques que nous élisons (quelle mascarade!)ne feront absolument rien pour barrer la route à tout ces pollueurs et destructeurs! Ils leur dérouleront des tapis rouges, s'en mettront plein les poches au passage et vous enlèveront encore un peu plus de cette soi-disante liberté qu'il nous reste encore! Nous ne pouvons pas les laisser faire.

kris
Le 13/07/2013 à 17:14:27

Réponse de Philippe PAUL le 24/06/2013
Sénateur du Finistère - Maire de Douarnenez

Madame, Monsieur,

Vous avez bien voulu appeler mon attention sur l’audition organisée par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), le jeudi 18 avril dernier, relative aux techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Je vous en remercie.

L'Office parlementaire vient de présenter les premières conclusions de ses travaux en cours. Je tenais à vous en faire part immédiatement.

Le rapport d’étape émet neuf recommandations que les rapporteurs, Christian Bataille, député SRC du Nord, et Jean-Claude Lenoir, sénateur UMP, souhaitent voir rapidement suivies d'effets.

Ce pré-rapport, adopté à l'unanimité des membres de l'Opecst présents lors de sa présentation, sera remis au Premier ministre et aux ministres de l'Ecologie et du Redressement productif. Le rapport final est pour sa part attendu à l'automne.

Quel est son message central ? Dès l'avant-propos, les rapporteurs expliquent que, compte tenu des enjeux de sécurité d'approvisionnement et économiques, il est nécessaire d'étudier la possibilité d'exploiter les ressources de notre sous-sol. Mais pas à n'importe quel prix. Pour cela, il faut se demander comment faire progresser les technologies et comment encadrer leur usage pour garantir leur innocuité environnementale. Ils estiment qu'une exploration/exploitation des hydrocarbures non conventionnels respectueuse de l'environnement est possible, à condition de favoriser la recherche sur ce sujet et de mettre en place un cadre réglementaire adapté.

Interrogé sur la compatibilité entre la loi du 13 juillet 2011 interdisant le recours à la fracturation hydraulique et la proposition de l'Opecst d'effectuer quelques dizaines de ce type d'opérations pour évaluer la ressource française. Les deux parlementaires expliquent que leur démarche s'inspire du rôle crucial joué par l'Opecst dans le cadre de la législation relative à l'enfouissement des déchets radioactifs. Le rapport sur la fracturation hydraulique se veut l'équivalent de celui sur la gestion des déchets nucléaires de haute activité, rédigé par Christian Bataille en 1990, qui a abouti l'année suivante à "loi Bataille" validant leur enfouissement.

Enfin, les rapporteurs répondent par avance aux opposants à l'exploitation des hydrocarbures non conventionnels qui la juge incompatible avec l'impératif de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les hydrocarbures exploités en France ne s'ajouteraient pas à la consommation française actuelle, expliquent-ils, mais se substitueraient aux importations. Un raisonnement qui, selon eux, ne s'oppose pas aux premières conclusions du débat national qui suggèrent que pour atteindre le Facteur 4 il est nécessaire d'ici 2050 de diviser par deux la consommation énergétique française.

Pour atteindre ces objectifs, la première recommandation du rapport est de faire de la connaissance de notre sous-sol dans tous ses aspects une priorité de la recherche, en utilisant notamment les techniques non invasives telles que l'analyse sismique. Cependant, ce premier point passe par l'abrogation de la circulaire du 21 septembre 2012 de la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, qui précise l'application de la loi du 13 juillet 2011. Celle-ci indique que la technique "de sismique réflexion" ne pourra être utilisée que dans les zones géographiques où cela peut être justifié par la recherche d'hydrocarbures conventionnels.

Si les premiers résultats sont concluants, il faudra forer quelques dizaines de puits d'exploration en appliquant toutes les précautions aujourd'hui connues, propose le document. Les rapporteurs n'ont d'ailleurs pas manqué de préciser qu'une quarantaine d'opérations de fracturation hydraulique ont été réalisées en France avant son interdiction.

Une fois la ressource évaluée, il conviendra de poursuivre la recherche sur les techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures de roches mères et leurs effets sur l'environnement, suggère le rapport.

Pour cela il émet trois recommandations : en premier lieu, il faudrait mettre en œuvre la loi du 13 juillet 2011 dans toutes ses composantes en établissant la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux, en rendant au Parlement le rapport annuel prévu par l'article 4 et en mettant en place le programme d'expérimentations scientifiques sous contrôle public.

Les deux autres recommandations visent à établir un programme de recherche conforme aux orientations proposées par l'Alliance nationale de coordination de la recherche pour l'énergie (Ancre) et à conduire des expérimentations dans un puits test, destinées à valider des techniques de stimulation améliorées.

Enfin, les rapporteurs proposent d'utiliser les hydrocarbures non conventionnels pour faciliter la transition énergétique et de créer un intérêt local à l'exploitation des ressources du sous-sol. L'Opecst espère que la problématique des hydrocarbures non conventionnels sera incluse dans le débat sur la transition énergétique et qu'il sera envisagé de faire partiellement financer la transition énergétique par les éventuelles retombées financières des gaz de schiste. Quant à l'acceptation des riverains et des collectivités locales, l'office estime qu'elle pourrait être obtenue en réformant le code minier pour faire bénéficier les collectivités locales et les propriétaires qui pourraient être impactés de retombées financières.

Au-delà des premières recommandations concrètes, le rapport d’étape sur les techniques alternatives à la fracturation hydraulique devrait contribuer au débat national de transition énergétique afin de modifier la loi française.



Avec mes sentiments les meilleurs.

Philippe PAUL

--
Philippe PAUL
Sénateur du Finistère - Maire de Douarnenez
T. 01.42.34.28.30.
F. 01.42.34.42.57.
p.paul@senat.fr.  

Finistère
Le 24/06/2013 à 17:23:03

Chère Madame,

J’ai bien reçu votre mail par lequel vous souhaitez appeler mon attention sur l’audition qui s’est tenue hier dans le cadre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques et qui, selon vous, aura de lourdes conséquences compte tenu du débat univoque sur cet important dossier. Suite à votre mail, j’ai saisi le Directeur de l’Initiative parlementaire et des Délégations afin de relayer vos inquiétudes et solliciter des éléments d’information à ce sujet.

Je ne manquerai pas de vous tenir informée de la suite qui sera réservée à ma démarche.

Restant à votre disposition, je vous prie d’agréer, Chère Madame, l’expression de mes meilleures salutations.

Charles REVET, Sénateur de la Seine-Maritime

Charles REVET, Sénateur de l
Le 26/04/2013 à 15:34:43

De plus en Amérique chaque puis a généré un nombre d'emplois, en moyenne inférieur à un 1:
500 000 puits pour 100 000 emplois
Cette industrie ne nécessite que très peu de main-d’œuvre
On ne va pas résorber le chômage avec ça

Le seul profit serait celui des industriels au détriment, comme souvent, de environnement

Lionel Bécus
Le 22/04/2013 à 14:20:37

Bonjour à toutes et tous,

L'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques) s'est réuni hier.
Synthèse : Laissons faire les spécialistes pour rendre la fracturation "propre". Voir :
Dans Politis de ce matin :
http://www.politis.fr/Gaz-de-schiste-des-parlementaires,20840.html  
Une bonne analyse de Marine Jobert :
http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-alternative-a-la-fracturation-hydraulique-la-fracturation-hydraulique,34250  
Un rapport d"étape" est annoncé pour le printemps.
Nous ne lâcherons pas !

Cordialement,
Vincent

Alain Uguen
Le 19/04/2013 à 10:51:51

Quelle que soit la "technique technicienne" employée elle causera des dégâts environnementaux considérables et plus grave, contamination de l'eau, bien le plus précieux, de plus en plus rare et polluée déjà au-dessus de l'admissible. L'Australie est en plein débat sur l'effet désastreux de l'exploitation des gaz de schistes selon la méthode américaine polluante de l'eau que les australiens ont importés servilement, comme si ce pays pouvait se permettre d'en gaspiller...!! En France nous avons ( pour combien de temps) encore le choix....
Laisserons nous à des sociétés qui n'habitent pas le pays qu'elles dévastent au nom du seul profit, polluer la source de la Vie qu'est l'eau, sans compter la dégradation des sites naturels avec atteinte à l'air ?
Montaigne, déjà, disait : " Le bon sens est la chose la mieux partagée au monde, ceux qui en ont le moins n'en demandent pas davantage" fin de citation.
Et l'intelligence, n'est profitable à l'humanité que dans le sens où elle est à son service pour le bien de tous. Avis aux "experts et autres scientifiques de tous poils" aux propos lénifiants qui ont déjà tellement détruit et pollué en s'enrichissant au nom du progrès....

Novalis
Le 17/04/2013 à 14:38:23

Les parlementaires ne peuvent se contenter de l'avis d' "experts" qui sont en lien avec les industries des hydrocarbures. Ils doivent aussi consulter les chercheurs indépendants ( aux USA des chercheurs universitaires ont "planché sur l'étude de l'air aux environs des puits de forages et( leurs résultats sont alarmants)... Faudra-t-il attendre comme aux USA 10 ans de saccage pour le faire ? Ils doivent aussi connaître l'avis des citoyens des collectifs, qui ne sont pas des "contre tout", ni des ignares, mais qui sont très informés et s'inquiètent légitimement de leur santé, de leur environnement, de l'avenir qu'ils préparent à leurs enfants et petits-enfants, de la valeur de leur patrimoine.

josie
Le 17/04/2013 à 08:17:03

-=> Refus catégorique de l'exploitation des gaz de schistes <=-

Novalee
Le 16/04/2013 à 08:54:38

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