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Cette cyberaction est maintenant terminée

Bilan de la cyberaction : Stoppons les financements de l’Union européenne en faveur des grands barrages dans les pays du Sud !

Mise en ligne du 08/03/2012 au 29/03/2013

La Banque européenne d’investissement (BEI) est la Banque publique de l’Union européenne. Dotée d’un mandat de développement et d’éducation, elle a pourtant accordé depuis 2003 près de 900 millions d’euros de prêts aux grands barrages dans les pays du Sud. Or les grands barrages ne constituent pas une énergie propre et durable : leurs conséquences sont désastreuses pour l’environnement et pour les populations locales. Il est temps que la Banque de l’Union européenne arrête de soutenir ces projets néfastes et oriente ses financements vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables ! Pour faire pression sur la BEI, signez notre cyberaction !

Bilan de la cyberaction :

7044 participants

Bonjour,

Avant tout nous vous prions de nous excuser pour notre silence, et renouvelons nos remerciements pour le soutien que vous avez apporté à nos actions.

Soutien important, car en effet la cyberaction Stoppons les Financements a suscité l'agacement de la Banque Européenne d'Investissement, permettant de générer un dialogue animé où nous avons pu réitérer nos arguments en faveur de l'arrêt des financements par les Institutions européennes des projets de grands barrages. Je vous mets ci-joint l'échange de mails avec la BEI
http://www.cyberacteurs.org/pdf/Lettre-de-la-BEI.pdf   
: c'est un peu long mais illustratif de l'usage d'un ton vindicatif par la BEI...pourtant aisément démontable par de solides arguments. Celui-ci sera aussi bientôt disponible sur notre site.

L'ensemble des revendications communes porté par le réseau Counter Balance dont nous faisons partie a été compilé dans le document que je vous mets également en pièce jointe et qui a été mis à la connaissance de la BEI à l'occasion de la révision de sa politique.
http://www.cyberacteurs.org/pdf/Politique-de-la-BEI-commentaires.pdf   

Pour l'heure, nous sommes encore dans l'attente de connaître les positionnements que la Banque va prendre, et notre dernière réponse est restée lettre morte. En parallèle, les actions menées dans les réseaux européens continuent de dénoncer les investissements non durables et non solidaires des institutions financières européennes telles que la BEI ou la BERD. Nous lançons actuellement une campagne sur le financement par ces deux institutions d'usines à charbon en Europe, dont nous dénonçons l'absurdité: d'une part l'Union européenne affiche un objectif de réduction des gaz à effet de serre de 20% en 2020, de l'autre des institutions censées participer à ces efforts cautionnent et soutiennent pourtant la production d'une énergie la plus polluante, le charbon.

Pour illustration de ces actions, je vous invite à regarder le résumé de l'action menée par le réseau Counter Balance et les Yes Men lors de la dernière Assemblée Générale de la BEI:

http://www.counterbalance-eib.org/?p=2232
 

En vous priant encore une fois de nous excuser de ce manque de suivi, dû à une reconfiguration de l'équipe, j'espère que nous aurons l'occasion de continuer à défendre les luttes de concert.

Solidairement,

Malika Peyraut
Chargée de Campagne
Institutions financières internationales
Les Amis de la Terre
 www.amisdelaterre.org.  
Tel: +33 (0)1 48 51 18 98

Présentation de la cyberaction :

Les Amis de la Terre et une vingtaine d’organisations françaises et internationales demandent à la Banque publique de l’Union européenne de mettre un terme au financement des grands barrages et de soutenir la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables !

Sous couvert de financer une énergie propre et durable, la Banque européenne d’investissement a accordé depuis 2003 près de 900 millions d’euros de prêts aux grands barrages dans les pays du Sud. En Afrique, la BEI a ainsi financé 8 barrages mais n’a pas investi un euro pour l’éducation et la santé ! Pourtant ces mega-projets ne profitent pas aux populations locales et sont désastreux pour l’environnement.

1)Les grands barrages ne sont « verts ». Leur construction crée des réservoirs qui libèrent de grandes quantités de gaz à effet de serre par décomposition des matières organiques issues des forêts et terres inondées. On estime ainsi qu’au moins 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales sont dues aux barrages : un impact plus important que celui du secteur aérien.

2)Ils bouleversent le fonctionnement des écosystèmes et des cours d’eau : 60 % des rivières sont gravement altérées par les grands barrages. Déforestation, diminution des terres fertiles, baisse des stocks de poisson et de la qualité de l’eau ont d’énormes impacts sur les conditions de vie des communautés locales. De plus, les retenues d’eau constituent un terrain propice à l’apparition de maladies telles que la dengue et le paludisme.

3)Les grands barrages ne permettent pas, en milieu rural notamment, un accès à l'énergie pour tous. Les coûts de construction et d'entretien se répercutent sur le prix de vente, hors de portée pour les populations pauvres. En réalité, l’énergie produite par les grands barrages alimente surtout les besoins des grosses industries. Ainsi au Cameroun, la BEI s'apprête à financer la construction du barrage de Lom Pangar, pour permettre l’expansion d’une usine de fonte d’aluminium alors que la moitié de la population n’a pas accès à l’électricité.

Dans de telles conditions, pourquoi, la Banque européenne d’investissement, qui doit contribuer dans les pays du Sud aux objectifs de l’UE, à savoir l’éradication de la pauvreté et le développement durable, s’implique-t-elle dans les grands barrages ?

En réalité, il semble que la BEI juge principalement les projets sur leur rentabilité. De plus, la BEI souffre d’un manque alarmant de règles sociales et environnementales et se contente des études d’impacts fournies par les promoteurs pour approuver les projets qu’elle finance. Ces lacunes ont conduit droit dans le mur quelques uns de ses projets : le tunnel du barrage de Gilgel Gibe 2 en Ethiopie s’est effondré début 2010 quelques jours seulement après son inauguration ; le projet hydroélectrique de Dos Mares (détenu à 100 % par le groupe français GDF Suez) a provoqué en août 2010 l’inondation d’un village suite à l’ouverture d’une écluse…

Face aux égarements de la Banque européenne d’investissement, nous vous invitons à interpeller son président et d’exiger de la BEI :

- une réorientation prioritaire de ses financements vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables de sorte à garantir l’accès à l’énergie pour tous de façon soutenable ;

- l’adoption d’un moratoire sur le financement des grands barrages tant que la BEI ne s’est pas dotée concrètement des meilleurs normes environnementales et sociales internationales en vigueur

- le lancement d’une évaluation multipartite de sa politique de prêts à l’énergie pour déterminer comment les prêts de la BEI peuvent assurer le développement d’énergies réellement propres,
bénéficiant aux plus pauvres et répondant aux objectifs de développement de l’UE, et mettre en oeuvre une politique cohérente en la matière ;

Pour plus d’informations vous pouvez télécharger notre document de campagne ici et vous rendre sur le site :  www.amisdelaterre.org/grandsbarrages.  

La lettre qui a été envoyée :


Monsieur le président,

Depuis 2003, la Banque européenne d\'investissement a accordé près de 900 millions d\'euros de prêts aux centrales hydroélectriques sous couvert de financer une énergie propre et durable. Or les conséquences désastreuses des grands barrages sur l’environnement et sur la vie des populations locales sont aujourd’hui bien connues. Le rapport final de la Commission mondiale des barrages, créée par la Banque mondiale et rendu public en novembre 2000 estime en effet que « dans de trop nombreux cas, le prix payé par les personnes déplacées, les communautés en aval, les contribuables et le milieu naturel pour s’assurer de ces bénéfices a été inacceptable et souvent inutile, particulièrement du point de vue social et environnemental ».
Afin de garantir que les grands barrages contribuent réellement au développement, ce rapport propose une réforme des processus de planification existants incluant entre autres l’évaluation des besoins en eau et en énergie, la confirmation documentée que le grand barrage soit la meilleure option possible, la nécessité d’obtenir le consentement des populations locales et de s’assurer que les bénéfices soient redistribués et que les personnes affectées soient indemnisées correctement, le respect des normes sociales et environnementales et l’évaluation périodique de l’exploitation de ces barrages.

A ce jour, la BEI ne répond en rien à ces exigences étant donné qu’aucune de ces recommandations n’a été adoptée dans vos politiques d’action. C’est pourquoi je vous demande de réorienter prioritairement vos prêts au secteur énergie vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables ainsi que d’instaurer un moratoire sur le financement des grands projets hydroélectriques tant que la BEI n’aura pas adopté concrètement les recommandations de la Commission mondiale des barrages, des normes environnementales et sociales strictes, des critères de lutte contre la pauvreté, et une transparence fortement accrue.
Ces conditions sont indispensables pour que la BEI respecte enfin le mandat de développement que lui impose l’Union Européenne hors de l’UE.

En vous remerciant de l’importance que vous accorderez à cette demande, je vous prie d’agréer, Monsieur le président l’expression de ma plus haute considération.

 

4 commentaires

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Projet actuel en cours en Turquie, qui doit faire "faire un grand bond en avant au pays" (vers le gouffre?):
un méga-barrage qui va ensevelir sous les eaux à la fois les habitations de 2 millions de personnes et des sites archéologiques prestigieux.
Un grand bond vers… l'inconscience !

Anibé
Le 16/03/2012 à 15:51:33

Vivant au sein d'une Démocratie Représentative, il est évident que le peuple n'ai plus son mot à dire quant aux décisions prises au Conseil Européen une fois les députés choisis pour nous représenter (à moins bien sûr de garder son nez collé dans un journal officiel et de lancer des pétitions -seul semblant de recours démocratique qu'il nous reste, à défaut de référendum- à chaque fois qu'un projet en voie d'être voté, menace l'intégrité des citoyens ou de notre planète; et là, on n'en voit plus la fin!). Nous n'avons donc pas d'autre choix que de faire confiance à des représentants en espérant qu'ils aient la sagesse requise et l'intelligence suffisante pour prendre des décisions favorables à, et équitables pour tous les membres de la communauté ainsi que raisonnable pour notre environnement naturel (vous savez, celui qui nous permet à tous -vous les décideurs, votre progéniture et nous qui subissons vos décisions- de vivre de par ses ressources?) et non aux portefeuilles de lobby corporatiste et autres banques privées. Croisons les doigts!

melimele
Le 09/03/2012 à 17:40:11

La sagesse l'emportera ! Tant qu'un souffle de vie nous animera, essayons d'être toujours, encore et encore dans la recherche de cette Sagesse, agrandir sans cesse son Cercle jusqu'à ce que nous puissions entendre l'écho des clameurs enchanteresques de notre semblable tant à l'autre bout de la Terre qu'à notre plus proche et intime environnement !

roseamoon
Le 09/03/2012 à 15:01:32

"Les petits ruisseaux font les plus grandes rivières", le contraire est un non sens aussi absurde que les projets assassins de ces financiers qui n'ont de grand que la cupidité !

roseamoon
Le 09/03/2012 à 14:59:19

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