Cette pétition est maintenant terminée

Bilan de la pétition : Pour une agriculture d’avenir en Bretagne et ailleurs, sauvons ensemble la ferme de Coat Keroëc.

Sur 5,5 hectares à la ferme de Coat Keroëc en Tremeoc, Yveline Hélias entretient depuis 14 ans un cheptel composé de 20 ovins, 2 vaches, 2 porcs et une petite basse cour. Elle cultive également sur ces terres quelques légumes.

Bilan de la pétition :

2722 participants

Yveline, Christiane, ainsi que les associations qui la soutiennent, souhaitaient tout d'abord vous remercier chaleureusement, ainsi que tous les signataires de la pétition, et également informer ces derniers de la situation actuelle d’Yveline. En effet, les choses évoluent plutôt positivement en ce moment : son expulsion a été suspendue, ce qui lui permet de continuer sa bataille juridique et de faire appel de la décision du tribunal tout en poursuivant un peu plus sereinement son activité paysanne.

Nous avons donc rédigé un texte que vous trouverez ci-dessous . En effet il est important pour nous de les tenir les signataires de la pétition au courant de cette évolution, car nous sommes persuadés que leur mobilisation, ainsi que la fête de soutien qui a eu lieu, ont eu une importance non négligeable dans cette bataille remportée, même si l’issue du conflit demeure incertaine.

Message d'Yveline
Chers amis,

Je remercie les très nombreuses personnes et associations qui m'ont soutenue par leur signature, leur aide, leur présence à la fête du 17 avril 2011 qui fut un très beau moment. Vous pourrez en avoir un aperçu dans le court reportage que France 3 Bretagne y a consacré :
http://www.dailymotion.com/video/xigga4_fest-deizh-de-soutien-a-yveline-helias_news
 

Je souhaite également vous faire part de mon soulagement, en vous annonçant que, le 11 octobre dernier, la Cour d'Appel de Rennes a répondu favorablement à notre demande de "référé suspension à l'exécution provisoire de l'expulsion", procédure que nous avions mise en œuvre, en juin, avec nos avocats, dans la suite logique de l'Appel que nous faisions de la décision du Tribunal des Baux Ruraux pour la reconnaissance d'un bail rural en ma faveur.
L'expulsion a donc été suspendue, c'est à dire qu'elle dépend maintenant de la décision que prendra la Cour d'Appel de Rennes sur la question du bail, à une date encore indéterminée.

D'autres péripéties nous attendent d'ici là, mais cette suspension est déjà une décision capitale, car elle me permet de poursuivre mon activité paysanne, désormais reconnue, sans l'angoisse d'être expulsée à tout moment.

Nous sommes nombreux à penser que c'est le fort mouvement de soutien qui a évité mon expulsion immédiate de la ferme de Coat-Keroëc ou j'exerce une activité paysanne depuis quinze ans.
Christiane et moi sommes soulagées d'avoir enfin réussi à sortir du huis-clos familial où on voulait nous confiner. Et une question plus vaste et d'intérêt général qui nous tient à cœur a été mis en avant : le maintien d'une agriculture paysanne avec tout ce qu'elle implique.

Merci encore à tous, et... à suivre !

Yveline Hélias

Présentation de la pétition :

Les animaux sont traités avec le respect dû aux êtres vivants et les terres ne connaissent comme amendement que le fumier produit par le bétail, ignorant pesticides et engrais chimiques. Brebis et vaches donnent du lait qui est transformé en fromages, yaourts, etc. Les sous-produits de cette transformation permettent l’engraissement des porcs. La viande des agneaux et des porcs est vendue en caissettes. Toute cette production est écoulée en vente directe sur le marché local, à la ferme et au sein d’une AMAP. Yveline est aidée dans sa tâche par un jeune éco-volontaire qui a ainsi l’occasion de découvrir l’agriculture paysanne.

Cette petite exploitation est aujourd’hui menacée de disparition : en effet, les frères et soeurs d’ Yveline Hélias, qui voudraient utiliser terres et bâtiments à des fins plus lucratives que leur usage agricole, ont intenté diverses actions en justice pour tenter de la chasser. Un verdict du tribunal des baux ruraux vient de tomber: Yveline doit libérer les terres et malgré un recours en appel, elle est menacée d’une expulsion immédiate.

Il faut sauver la ferme de Coat Keroëc, non seulement pour préserver, aujourd’hui, l’outil de travail et l’activité d’Yveline mais encore pour permettre, demain, à des jeunes de s’installer et de vivre sur cette ferme.
Ce procès s’inscrit dans un contexte de pression foncière qui tue l’emploi et la paysannerie et ne permet plus à terme de vivre et travailler au pays.

La menace qui pèse sur cette petite exploitation a déjà eu raison, hélas, de nombreuses fermes de taille modeste qui auraient été des outils de travail idéaux pour de nombreux « porteurs de projets » contraints au chômage, faute de pouvoir s’installer. Au moment où le modèle agricole est remis en cause pour les désastres qu’il a causés, le maintien d’une agriculture paysanne est un enjeu d’avenir. En effet, ce sont ces petites exploitations qui sont garantes de campagnes vivantes, où la terre reste nourricière, où bêtes et gens vivent en harmonie pour contribuer localement, en une période de crise sociale, économique et écologique, à l’autosuffisance alimentaire.

Voir l'article du télégramme
Petites fermes. Un modèle à défendre
http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/petites-fermes-un-modele-a-defendre-08-04-2011-1261905.php  

Texte de la pétition :


Nous, signataires de ce texte, apportons tout notre soutien à Yveline Hélias dans le combat qu’elle mène pour la sauvegarde des petites fermes. Nous demandons
*aux responsables politiques, à tous les échelons - du national, régional, départemental au communal - de prendre des mesures pour la préservation des petites exploitations agricoles et l’installation de jeunes paysans
* à tous les syndicats agricoles de s’engager véritablement dans ce combat.

 

35 commentaires

credible


Pour la défense des petites exploitations, pour que les paysans puissent continuer à cultiver la terre dans des conditions décentes, soutenons Yveline Hélias.

Posté par Gweltaz
Le 15/05/2011 à 22:13:31

 

Bonjour l'avant-dernière!

j'espère que tout va bien pour toi.

A bientôt peut-être en des circonstances plus sereines.

Posté par la Paysanne de Paris
Le 12/05/2011 à 18:55:14

 

Salut les cocos!!:! (Tata, tonton cousin cousines...)

je vous ai encore reconnus!!!!

ca fait longtemps dis donc!
la forme???
On n'aime plus les tracteurs alors????
gros gros bisous les piuous pious!!

Posté par l'avant dernière
Le 12/05/2011 à 17:27:43

 

La fête de soutien à Yveline Hélias fut belle, joyeuse et très chaleureuse! Merci à tous ceux qui y ont participé et surtout à ceux, nombreux, qui n'ont pas épargné leur temps pour que ce moment soit une réussite! un beau moment qui nous a fait à tous très chaud au coeur.
Pour ceux qui n'ont pas pu y assister et qui voudrait en avoir un aperçu, voici le reportage que France 3 a consacré à cette journée, organisée à l'occasion de la journée internationale pour les luttes paysannes
http://www.dailymotion.com/video/xigga4_fest-deizh-de-soutien-a-yveline-helias_news  

Posté par La Paysanne de Paris
Le 28/04/2011 à 17:41:05

 

Cher Anonyme,
De plus en plus de petites exploitations disparaissent en France et dans le monde, alors que, selon la FAO, ce sont les petits paysans qui assurent la subsistance de la majeure partie de la population.
Avec eux, c'est un savoir ancestral qui disparaît, pour être remplacé par des connaissances technologiques et agronomiques (OGM, viande à hormones, engrais, pesticides).
En Bretagne, nous sommes particulièrement touchés par l'agriculture intensive qui a profondément modifié le paysage: remembrement, extension des porcheries industrielles, problème des nitrates dans l'eau...
En outre, actuellement, en France, tous les 6 ans, l'équivalent d'un département agricole est urbanisé!
C'est pourquoi il me semble essentiel de défendre les petits paysans qui, malgré une très grande pauvreté et de fortes pressions politiques, essaient de préserver un savoir-faire.
Ils sont l'expression de nos terroirs et de nos traditions.
Et il est également essentiel qu'ils puissent transmettre leur expérience, afin que l'agriculture ne devienne pas la proie du machinisme, et que les petites fermes ne finissent pas en musées pour les enfants...

Pour terminer, je vous transmets cet article publié récemment dans "Le Monde":

POLLUTION A L'AZOTE: UNE LOURDE FACTURE POUR L'EUROPE
Article paru dans l'édition du 14.04.11
Une étude sans précédent évalue de 150 à 740 euros par habitant et par an son coût sanitaire et financier

Personne n'ignorait que l'usage d'engrais en agriculture, comme la combustion d'énergies fossiles dans l'industrie ou la forte circulation automobile en zones urbaines, avait un impact sur l'environnement, à travers la dispersion de composés azotés comme les nitrates. Mais jamais son coût tant économique que sanitaire n'avait été évalué en Europe. Or celui-ci est loin d'être négligeable, révèle une étude rendue publique, lundi 11 avril, lors d'une conférence internationale « Azote et changement global », organisée par le Centre d'écologie et d'hydrologie d'Edimbourg (Ecosse).

Fruit de cinq années de travail mené par des chercheurs de toute l'Europe, cette étude, « Evaluation européenne pour l'azote », estime le coût annuel des dommages causés par l'azote dans l'Union européenne de 70 à 320 milliards d'euros, soit de 150 à 740 euros par personne et par an.

En augmentant les rendements agricoles, les engrais azotés ont certes permis d'accompagner la demande alimentaire croissante. Il n'empêche, ce coût des dommages liés aux excès d'azote dans l'air, les sols et l'eau, est « nettement plus élevé qu'on ne l'imaginait », reconnaît Jean-François Soussana de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a pris part à cette étude.

Plus de 10 millions d'Européens résident dans des zones où le taux de nitrates dans l'eau dépasse les seuils réglementaires, avec des risques sur la santé s'ils boivent régulièrement cette eau sans qu'elle soit bien traitée. La pollution azotée de l'air due à la pulvérisation d'engrais sur les cultures agricoles, mais aussi à l'industrie et à la circulation urbaine, entraîne elle-même la formation de particules à l'origine de maladies respiratoires et pouvant réduire l'espérance de vie de plusieurs mois. Cette pollution de l'air aurait ainsi entraîné, en 2000, la mort prématurée de 300 000 à 400 000 personnes en Europe.

A cela s'ajoutent les phénomènes d'algues vertes et de zones marines biologiquement mortes provoqués par les nitrates qui se répandent le long des côtes bretonnes, en mer du Nord, en Adriatique et dans la Baltique.

Autant de phénomènes qui entraînent des coûts en matière de santé, de traitement et d'épuration des eaux, auxquels il faut intégrer les pertes, difficilement chiffrables, liées à la dégradation des écosystèmes et à l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique.

Ces coûts représenteraient, selon l'étude, plus du double des bénéfices résultant de l'utilisation de l'azote dans l'agriculture européenne. Autrement dit, seraient deux fois plus élevés que les gains de rendements agricoles permis par le recours à des engrais chimiques.

Pour les chercheurs, une prise de conscience s'impose sur la nécessité de réduire les excès d'azote dans l'environnement. Cette réduction passe notamment par une évolution des pratiques agricoles à l'origine des fortes concentrations de nitrates dans les grandes régions de culture.

Ainsi, parmi les zones affichant un taux très élevé de pollution de l'air par l'ammoniac figurent la Bretagne et le nord de la France, la plaine du Pô en Italie, le sud de l'Allemagne, le centre de la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, une partie du Danemark. Autant de régions de cultures et d'élevages intensifs.

« Le choix a été fait en Europe d'une certaine spécialisation régionale alors qu'une polyculture associée à de l'élevage permettrait une meilleure gestion de l'azote », relève Jean-François Soussana. En partie du fait de cette spécialisation régionale, aujourd'hui, « les effluents d'élevage sont davantage considérés comme un déchet qu'ils ne sont utilisés comme fertilisants », abonde Pierre Cellier, autre chercheur de l'INRA ayant contribué à l'étude, « or le lisier issu des exploitations d'élevage peut s'utiliser comme engrais organique pour les cultures végétales ». Cela permettrait de minimiser la dispersion d'azote dans l'environnement.

Pour Pascal Ferey, chargé de l'environnement à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), encore faudrait-il que la réglementation française et européenne encourage de tels transferts. « Or dans les zones fortement exposées à la pollution, d'un côté, le taux d'azote organique issu des élevages est fixé à 170 kg maximum par hectare et par an et, de l'autre, les exploitations de cultures de végétaux peuvent utiliser plus de 200 kg d'azote par hectare sous formes de produits chimiques », relève cet agriculteur.

Réduire les excès d'azote dans l'environnement passe aussi, pour les chercheurs, par une évolution des habitudes individuelles. L'usage de véhicules « propres », la fin des longs trajets en voiture ou encore une consommation raisonnée de viande sont en effet autant de façons de limiter son « empreinte azote ».
Laetitia Van Eeckhout


Posté par Marie
Le 23/04/2011 à 15:03:18

 

Bonjour Anonyme,
je pense effectivement qu'il s'agit d'un malentendu et que Marie, indignée par les procédés des frères et soeurs d'Yveline et de Gabriel, a été un peu vive et vous a malencontreusement froissé(e).
Je trouve pour ma part dommage que les frères et soeurs Hélias n'assument pas leur point de vue pécunier (qui peut, somme toute, se comprendre), et tentent de discréditer la démarche d'Yveline, alors que celle-ci a toujours pris soin dans les différents articles de journaux de ne pas évoquer ses frères et soeurs par respect pour eux.
Je rappelle de plus qu'Yveline n'exploite qu'une petite partie de la terre, tout le reste est laissé aux entreprises agricoles dont nous parlions dans les commentaires précédents. La majeure partie de la terre n'est donc pas cultivée par Yveline, cependant une procédure d'expulsion a été engagée contre elle sur la petite partie qu'elle occupe, et ce par la majorité des frères et soeurs. C'est cela qui est contesté.
La raison de cette contestation et de cette indignation n'est pas seulement le procédé vis à vis de la personne d'Yveline, c'est aussi que celle-ci a un savoir faire unique et mène son activité de façon à vendre à prix très raisonnable des produits exceptionnels, et que ce serait tout simplement dommage que cette activité prenne fin.
Oserais-je vous conseiller de visiter le marché de Quimper si vous ètes habitant de cette région ?

Posté par Gerard
Le 23/04/2011 à 14:59:40

 

Soutenons Yveline Hélias, trop de petits paysans sont en danger, comme le montrait mardi soir le documentaire d'Arte "Planète à vendre"... trop de Bretons vivent dans des caravanes ou dans de petites masures pour pouvoir louer leur maison à des touristes... Bretagne, as-tu vendu ton âme? Soutenons les rares petites exploitations qui subsistent, contre vents et marées!

Posté par un anonyme
Le 23/04/2011 à 14:45:04

 

Bonsoir Gérard,

Comme vous prenez le temps de me répondre, je prends le temps de faire de même. Je suis l'"anonyme", fausse manip qui fournit de manière pratique un pseudo parmi d'autres.

J'avais bien lu le commentaire de Marie, et pour être honnête, il m'avait choqué. Soit c'était du mépris ou bien, peut-être, une très grande maladresse. Voici les questions que son post avait soulevées : en quoi l'utilisation de machines ainsi de son téléphone pour le travail de la terre mériterait le mépris ? Il existerait donc encore en France des agriculteurs bio qui bêcheraient leur parcelle de céréales à la main (comme beaucoup de monde, j'en mange au petit dej) à l'aide d'une charrue tractée avec des chevaux ? Il faut donc "pratiquer l'agriculture comme au siècle dernier, comme elle s'est pratiquée des siècles durant! " (je cite) pour avoir le droit d'être respecté et défendu dans ses droits ? Une reconversion à l'agriculture biologique ne serait donc pas méritante ? Je pense qu'au contraire, il faut communiquer dans le monde agricole sur l'expérience des agriculteurs qui ont eu le courage de changer leurs méthodes de production. Si on se met à dénigrer ces exemples au prétexte que ces exploitants n'ont pas toujours été "bio", c'est aller droit dans le mur en décourageant les agriculteurs et l'évolution des mentalités en faisant preuve d'intolérance ! Je ne suis pas agriculteur et je n'ai pas la science infuse, mais, par chez moi, les "machines agricoles" sont tellement chères que les exploitants s'associent et utilisent leur téléphone pour appeler la CUMA du coin. Et cela ne fait pas d'eux des incompétents ! Enfin, vivre son travail "comme une corvée" n'enlève aucune légimité à la valeur du travail fourni et aux droits d'un travailleur.

Pour faire rapide : après réflexion, et après lecture des commentaires, je n'ai pas signé la pétition que l'on m'avait fait suivre. Le post de Marie et celui de la soeur d'Yveline et Gabriel m'ont fait arriver à la conclusion que tout cela, c'était un peu "parole contre parole" (ou à qui était présenté "plus bio que l'autre", etc. ) et par expérience, dans les *histoires de famille*, seul le droit compte à défaut d'accord.
Bon week-end.

Posté par un anonyme
Le 23/04/2011 à 00:07:33

 

« Anonyme », vous avez mal lu le commentaire de Marie qui défend justement le statut des paysans. L’autre candidat à l’exploitation de la terre de Coat Keroec n’en est pas un : Gabriel Hélias est un artisan terrassier. Il s’est pendant longtemps occupé des terres de Coat Keroec, qu’il faisait cultiver par une entreprise agricole, en culture conventionnelle (maïs en général, ce qui est très polluant).
La ferme a pris une orientation bio sous l’impulsion d’Yveline. Par ailleurs, cette dernière ne demande pas à exploiter toutes les terres et Gabriel est libre de s'impliquer davantage dans leur culture s'il le souhaite. Mais je ne pense pas que ce soit le cas car cela a toujours été pour lui une corvée.

En 30 ans, j'ai vu presques toutes les petites fermes alentour disparaître lors des règlements des successions. Ne nous laissons pas troubler par les dires des frères et soeurs d'Yveline qui cachent des arguments pécuniers et soutenons Yveline Hélias dans son combat pour la défense des petites fermes.

Posté par Gerard
Le 22/04/2011 à 17:23:50

 

Je connais Yveline et Gabriel Hélias car je suis leur soeur. Je soutiens Yveline car je trouve son projet remarquable.
Je suis consternée (le mot est faible) par les procédés utilisés par certains de mes frères et soeurs pour arriver à leurs fins , à savoir l'expulsion. Leurs affirmations ici sont de petits arrangements avec la vérité, qui changent en fonction des circonstances et des interlocuteurs.
Je ne rentrerai pas dans les détails.

Posté par rennaise
Le 19/04/2011 à 17:32:56

 

Salut, "l'anonyme" répond à Marie. Première précision : je ne connais pas les belligérants mais j'ai vu la pétition. La décision de justice des baux ruraux (!) me semblait inexplicable et j'ai donc fait une recherche sur le net pour en savoir plus.

J'ai trouvé le message des frères et soeurs sur le site http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Yveline-ne-veut-pas-devenir-paysanne-sans-terre_dep-1764885_actu.Htm  

Mon message est juste pour dire qu'à lire les journaux, l'affaire n'a pas l'air aussi pas simple que ce qui est décrit dans la pétition. Je trouve dommage qu'une affaire de famille et de baux ruraux soit jetée ainsi en pâture sur le net, sans que l'on connaisse les tenants et les aboutissants. Votre réponse ne fait que me conforter dans cette idée ... cela ne fait pas avancer le débat qui me semble le plus important : le respect des travailleurs de la terre. Sur ce, je vous laisse à votre combat de soutien à Yveline Hélias.

Posté par un anonyme
Le 19/04/2011 à 15:18:39

 

Je réponds au commentaire laissé par "anonyme": d'abord, de quel "post" parlez-vous? Je ne vois nul post de ce genre sur le net. Eclairez-nous!
Par ailleurs, les frères et soeurs ne nient pas qu'ils veulent l'expulser! A 61 ans, en plus! Comment osent-ils parler de "solidarité fraternelle"? C'est grotesque et ridicule.
En outre, je connais un peu Gabriel et je sais qu'il n'a jamais lui-même cultivé les terres: il faisait appel à des entreprises pour labourer, semer (et quoi? du maïs), répandre des engrais et pesticides... car oui, avant l'arrivée d'Yveline, Gabriel n'était pas un paysan bio! C'est avec son arrivée qu'il s'est converti.
Soyons clairs: Gabriel n'a jamais été un paysan, il exerçait le métier d'artisan en travaux publics, mais il entretenait juste les terres pour percevoir les primes! Comment oser comparer avec l'activité d'Yveline, qui pratique l'agriculture comme au siècle dernier, comme elle s'est pratiquée des siècles durant!
Enfin, les frères et soeurs ont pratiqué des évaluations de la ferme au prix fort, par des sociétés immobilières telles que "Luxor" à Quimper, et ils parlaient lors de "longères" et non de ferme...
De quelle transmission Gabriel est-il capable? Apprendre à contacter une entreprise agricole pour qu'avec une grosse machine elle vienne travailler la terre?
Quant à la maison et aux terres d'Yveline, parlons-en! Sa soeur Agnès a tout fait pour la chasser aussi de ses propres biens et également pour l'empêcher de vendre en décourageant d'éventuels acheteurs...
Un tel acharnement, un tel harcèlement, une telle hypocrisie, c'est honteux...

Posté par Marie
Le 19/04/2011 à 13:42:37

 

Pour alimenter le débat, voici un post (des frères et soeurs d'Yveline) trouvé sur le net et que je fais suivre. Cela peut permettre de mieux comprendre les éléments du jugement du tribunal des baux ruraux. Il ne semble pas s'agir d'une histoire de spéculation immobilière (le jugement serait alors incompréhensible) mais d'un conflit entre deux exploitants, et finalement de l'expulsion de l'un ou de l'autre ! Face à un tel conflit, il paraît donc difficile de prendre parti sans connaître tous les éléments du dossier.

Gabriel Hélias cultive les terres de la ferme en agriculture biologique depuis 1995 (la conversion a été validée en 1998). Il n'a jamais été question de vendre la ferme "au prix de l'immobilier". Gabriel y travaille depuis l'âge de 15 ans et a consacré une grande partie de sa vie à l'entretien et à l'amélioration de l'exploitation. Il a un bail rural sur les 12 hectares de terres agricoles, et il nous a proposé d'acquérir la ferme le 11/06/2006 à un prix qui nous a semblé raisonnable. Il proposait à Yveline une solution transitoire pour ses activités en attendant d'accéder à la retraite et offrait aux autres membres de la famille de séjourner ponctuellement à Coat Keroec comme par le passé. Ce souci d'équité a entraîné l'adhésion de la majorité d'entre nous, mais Yveline n'y a pas souscrit et n'a pas non plus fait de contre-proposition. Elle a, par contre, contesté le bail de Gabriel, ce qui nous a conduits devant le Tribunal Paritaire qui a confirmé ce dernier comme titulaire du bail rural. Une affaire de famille ? La famille HELIAS était remarquablement solidaire avant la mort de nos parents. Nous avions organisé le maintien à domicile de nos parents handicapés, en embauchant du personnel qui assurait une présence 24 heures sur 24, alimentant pour cela un compte commun, chacun selon ses moyens, nous relayant pour assurer les week-ends et les congés du personnel. Yveline est venue en 1996 à Coat Keroec avec 5 ou 6 brebis, après une brouille avec son associée, une maraîchère biologique des Côtes-d'Armor. Elle promettait alors de chercher ailleurs des terres en location, et nous l'avons rétribuée pour ses heures de présence auprès des parents. Gabriel pour la dépanner l'a laissée faire pâturer ses brebis sur ses terres qui étaient en reconversion en agriculture biologique. Il lui faisait toutes les corvées : foin quand elle partait en juin, fumier, clôtures, etc... et pendant plusieurs années, elle lui a laissé la responsabilité de son troupeau en été, le tout bénévolement. En remerciement, elle a contesté à Gabriel son droit de bail, pour essayer d'obtenir l'attribution préférentielle de tous les biens lors de la sortie d'indivision. Remarquons par ailleurs que, après le décès de nos parents, la famille était en droit de faire mettre la maison sous scellés. Pourtant, par solidarité, nous ne l'avons pas fait et nous avons encore laissé pendant huit ans à Yveline la jouissance des bâtiments et de la terre dont elle avait besoin, jusqu'à un âge décent de retraite (61 cette année, et non 58 comme dit dans l'article). Yveline était propriétaire d'une maison et de terres agricoles achetées en 1986 et 2003 à faible coût dans le Centre Bretagne, près du domicile d'une de ses soeurs. Elle a choisi de les revendre en 2008, juste avant l'effondrement de la bulle immobilière, réalisant ainsi une confortable "plus-value". Nous sommes donc confiants dans ses capacités à rebondir, d'autant qu'elle a une autre profession et que de nombreux amis sont prêts à l'aider. Gabriel HELIAS est un paysan engagé et respectueux de l'environnement qui cultive des céréales biologique et produit du jus de pommes biologique sur la ferme de 12 hectares depuis une quinzaine d'années. Il a vu ses droits reconnus par les tribunaux. Il a tenu cette ferme sous différents statuts depuis 1965 ; il sera, le moment venu, le mieux à même d'assurer la transmission. Les frères et soeurs d'Yveline Hélias.

Posté par un anonyme
Le 19/04/2011 à 12:16:05

 

Rectification du lien pour la réponse de la famille Hélias à l'article Ouest -France du 15 avril : à lire <b>juste en dessous de l'article </b> en question
http://www.brest.maville.com/actu/actudet_-Yveline-ne-veut-pas-devenir-paysanne-sans-terre_dep-1764885_actu.Htm  

Un agriculteur (bio!) qui exploite 12hectares de terre depuis 1965, ça mérite aussi d'être entendu et soutenu. Pour le maintien des petites fermes !

Posté par Domi
Le 19/04/2011 à 10:26:09

 

On peut lire la réponse de la famille dans ouest france 19 avril
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Paysanne-sans-terre-Qui-expulse-qui-_40734-1769384------29024-aud_actu.Htm  
Ainsi que leur réponse sur le lien suivant juste en dessous de l'article du 15 en faveur d'Yveline :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Paysanne-sans-terre-Qui-expulse-qui-_40734-1769384------29024-aud_actu.Htm  

Une terre + deux paysans bio = un de trop ... on est bien loin de la défense des petites structures contre le méchant capitalisme !

Posté par Domi
Le 19/04/2011 à 09:32:34

 

On peut lire la réponse de la famille dans ouest france 19 avril
<a>http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Paysanne-sans-terre-Qui-expulse-qui-_40734-1769384------29024-aud_actu.Htm</a>  
Ainsi que leur réponse sur le lien suivant juste en dessous de l'article du 15 en faveur d'Yveline :
<a> http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Paysanne-sans-terre-Qui-expulse-qui-_40734-1769384------29024-aud_actu.Htm  </a>

Posté par Domi
Le 19/04/2011 à 09:27:39

 


la famille ,c'est sacré !
pourquoi frère et soeur ne défendent pas le courage de leur soeur agricultrice ?
oseront-ils anéantir 14 années de dur labeur?
je souhaite que le bon sens et la sagesse soient au rendez-vous d'une bonne entente !
que cette journée soit bénéfique au bon sens.
au nom de la Famille .

Posté par un anonyme
Le 16/04/2011 à 17:34:59

 

bonjour!

Voici un nouvel article de Ouest France cette fois, en faveur d'Yveline:
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Yveline-ne-veut-pas-devenir-paysanne-sans-terre-_40734-1765022------29019-aud_actu.Htm  

Rendez-vous dimanche 17 pour soutenir les sans-terre du pays Bigouden et d'ailleurs!

Posté par La paysanne de Paris
Le 15/04/2011 à 13:39:50

 

J'ai vécu une situation similaire, en Midi-Pyrénées. Face aux pressions, chantages, manipulations, vandalisme, plaintes abusives et usage d'arguments juridiques, il est primordial de s'assurer de la légalité du contrat qui maintient un paysan sur ses terres, et de veiller à ne laisser aucune porte d'entrée juridique possible à ceux qui tenteront tout pour s'emparer de ce bien, par quelque moyen, direct ou détourné, que ce soit. J'ai dû ma victoire finale, au bout de deux ans et demi d'âpre combat et de stress, au fait d'envisager cela comme un long jeu d'échec; j'ai dû imaginer régulièrement par où mon projet de conversion bio allait être attaqué, pour parer les attaques et déjouer les pièges. Je souhaite lucidité, courage, juste stratégie et patience à ceux qui font oeuvre de protéger le Vivant et qui cultivent la terre dans le respect de la Nature.

Posté par OdO
Le 12/04/2011 à 13:31:17

 

Je suis tombé par hasard sur cette pétition, je viens de la signer.

Ca me touche d'autant plus que je connais bien ce coin. De tout coeur avec vous.

Bon courage aux exploitants de la petite ferme !

Posté par dédé l'éco-jar
Le 11/04/2011 à 18:25:16

 

Bonjour,

@marie, vivi : Effectivement, quand Yveline est venue s'installer et aider ses parents en fin de vie, cela semblait convenir à sa famille... C'est effectivement après leur décès que les choses se sont compliquées, et que son activité ne leur a pas parue légitime, pas "sérieuse" (parce que non génératrice de profit...). La proposition de rachat d'Yveline ne leur convient pas tant par le caractère alternatif de son projet que par le fait qu'elle ne leur servira pas à réaliser une belle plus value...
Le verdict du tribunal a beaucoup étonné, y compris les avocats d'Yveline et de ceux qui la soutiennent aussi bien par sa brutalité (apparemment, il est rare qu'une mesure d'expulsion soit prononcée dans ce cas de figure) que par le contenu du jugement, plein d'inexactitudes qu'une lecture attentive du dossier aurait pu corriger, et reprenant des arguments fallacieux de la partie adverse, pourtant démontés par l'avocat d'Yveline...

Devant tout cela, nous ne baissons pas les bras, pourtant...

Posté par La paysanne de Paris
Le 11/04/2011 à 12:47:27

 

je souhaite vraiment qu'elle puisse rester dans sa ferme qu'elle mène de façon écologique et respectueuse. Il faut vraiment aider ces petits producteurs plutôt que ces "usines à porcs" qui s'étalent en Bretagne !
Mais, je me pose une question : C'est bien une histoire d'héritage ? Les parents sont décédés et les frères et soeurs veulent se partager l'héritage ? Cela semble normal aussi ....
En fait, il faudrait qu'elle puisse payer à ses frères et soeurs leur part d'héritage. Mais, je doute qu'elle ait suffisamment de ressources pour cela. Comment faire ? Ne pourrions-nous faire un petit don si nous étions nombreux ?

Posté par vivi
Le 10/04/2011 à 18:11:17

 

elle revient à la ferme pour s'occuper de ses parents agés : que faisaient ses frères et soeurs à cette époque ?? ils ne trouvent rien à redire, d'après l'article du journal ; je suppose que aujourd'hui les parents sont décédés : c'est bien facile (et mesquin) maintenant de vouloir vendre les terres à prix fort ; au rythme on ça va, bientôt il n'y aura plus de terres agricoles, que du béton. Mais pensez, Tréméoc, pays bigouden, proximité de la mer, tout pour faire un beau lotissement, ou un village pour touristes !!! Je ne comprends pas très bien l'accord du tribunal qui ordonne son expulsion, ni sur quelle base : qui a demandé cette expulsion ? la famille, le maire de la commune ? pour y cultiver des tulipes ? Bien à vous Yveline et je souhaite que ce tribunal revienne sur sa décision. Kenave, chanz vad doch.

Posté par marie
Le 09/04/2011 à 00:57:55

 

je trouve cela scandaleux j'en ai parlé avec d'autre personne et il se trouve qu'elles ont constaté que ce n'ai pas étonnant qu'il y ai du chômage avec une mentalité pareille .cette personne veut s'en sortir sans rien demander et voilà on lui enlève son outil de travail.SA famille devrait ce dire que si elle était dans la position de leur soeur qu'est ce quelle ressentirait a leur égard.elles ne savent sans doute pas la qualité de ses produit
je serai si je le peu là bas dimanche
tenez bon et bon courage











Posté par tata
Le 08/04/2011 à 15:08:15

 

Pour tous ceux qui soutiennent Yveline dans son combat, le Télégramme de Quimper a fait un article sur son histoire... N'hésitez pas à aller le lire!
http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/petites-fermes-un-modele-a-defendre-08-04-2011-1261905.php  

Et pour ceux qui seraient du côté de Quimper, une Journée de mobilisation et fest-deiz de soutien à la ferme de Coat Keroëc aura lieu le 17/04.

Posté par la paysanne de Paris
Le 08/04/2011 à 13:10:30

 

De plus,là où la famille d'Evelyne pourrait "
déchanter",c'est en prenant effectivement con
naissance des obstacles administratifs qui ne
manqueront pas de se lever lorsqu'elle voudra
transformer les 5,5ha en opération juteuse...
Aujourd'hui,la politique en ruralité,c'est d'
empêcher l'"étalement urbain",pour éviter les
spéculations foncières,y compris par les expl
oitants eux-mêmes!Alors,bien défendue,Yveline
a encore de beaux jours devant elle!

Posté par stoppeur
Le 08/04/2011 à 11:47:20

 

Pour donner un avenir à ce que fait Yveline
Hélias avec 5,5ha,il y a intérêt à la mettre
rapidement en contact avec "Terres de Liens"
ou la Confédération Paysanne.Je suis personne
llement partant pour lui rendre visite et org
aniser une 1ère rencontre avec sa famille et
tous les volontaires ayant des idées en tête
pour sauver sa ferme...En étant plusieurs à faire face,et particulièrement motivés,l'adve
rsité devrait se muer en coopération active?!

Posté par stoppeur
Le 08/04/2011 à 11:39:09

 

Voilà bien la stupide cupidité de ce qui exis
te dans les campagnes!Si la famille d'Yveline
Hélias avait idée de ce que l'"agriculture al
ternative" peut permettre de faire comme mira
cles,elle arrêterait d'emblée son harcèlement
à son égard!Il suffirait de se rendre en Alle
magne pour visiter 1 exploitation ultra-moder
ne pour bien se fixer les idées...Même avec q
ques ha,c'est tout à fait possible de faire
vivre une famille,aujourd'hui...Si on veut...

Posté par stoppeur
Le 08/04/2011 à 11:28:18

 

Bravo à Yveline ... n'y aurait il pas moyen , avec l'aide de la confédération paysanne et de clubs d'investissement comme les cigales , ou grâce à une tontine etc ... de créer une structure juridique avec plein de porteurs de parts, mises à un "petit" prix, par exemple des parts de 50 ou 100 euros , pour permettre à tous ceux qui souhaitent la soutenir de l'aider à racheter les parts, estimées à leur juste prix agricole, de ses frères et sœurs ? quelque chose comme cela avait été fait, je crois, sur le Larzac pour empêcher l'installation d'un camp militaire ... A vos idées et compétences !

Posté par Sylvegarde
Le 05/04/2011 à 18:35:07

 

La jalousie est un vilain défaut, c'est même un des sept péchés capitaux...
En d'autres temps, la Bible raconte qu'elle conduisit Caïn à tuer Abel, avant que - pris de remords - il n'aille se pendre ...
La façon dont sa propre famille veut dépouiller Yveline semble comparable.
Honte à ceux qui se sont rendus complices de cette cupidité et à ceux qui n'ont pas eu le courage de s'interposer pour défendre une agricultrice non polluante et un outil de production agricole du présent et de l'avenir!

Posté par Robin des prés
Le 04/04/2011 à 09:41:06

 

Bonjour,
Il faut combattre, coûte que coûte, pour défendre Yveline HELIAS et son exploitation véritablement paysanne. Les moyens juridiques ont-ils été épuisés ? Nous savons bien que les instances rurales sont noyautées par les syndicats FNSEA/gouvernement. Au-delà, quelles actions concrètes sont envisagées, telles que manifestations de masse ? Veuillez me tenir informé pour me joindre à ce qui sera envisagé collectivement. Merci. Cordialement.
AK

Posté par Alain KERJAN
Le 03/04/2011 à 21:14:39

 

Il est difficile de s'immiscer dans une affaire de famille... Mais cet exemple ouvre encore une fois le débat de ce que représente l'argent dans les sociétés qui lui sont inféodées... Il va de soi qu'il est insensé de poursuivre la politique agricole telle qu'elle est maintenue depuis la guerre de 1945. Bien sûr, le rendement incomparable des terres (ou de ce qu'il en reste tant elles sont épuisées et dépendantes des intrants)a permis de nourrir l'explosion démographique. Mais à quel prix ? ! Les paysans chassés par les remembrements, attirés par les lumières de la Ville et les industries, ne sont plus aujourd'hui autonomes et ne peuvent plus vivre réellement de leur travail hors subventions -que je ne leur plains pas ! Tout un pan du tissus social a disparu et doit trouver une renaissance sous peine de perdre tout sens de la relation à la nature.
Bon courage à tous ceux qui tâchent vaillamment de vivre sur des terres en loes entretenant.
PC

Posté par Pierre des Cévennes
Le 03/04/2011 à 14:54:34

 

Bien du courage à Yveline qui mérite !

Que diable, laissons-lui son outil de subsistance, qu'elle exerce qui plus est dans le respect de la vie et de l'environnement.
Je voudrais bien que chacun soit capable de se poser les mêmes exigences...

Posté par LN
Le 01/04/2011 à 11:12:26

 

Pourquoi la SAFER n'a t elle pas pu s'imposer dans cette affaire?
C'est son travail de protéger les terres agricoles des lobbies immobiliers

Posté par Didier
Le 01/04/2011 à 10:05:50

 

Un agriculteur est un ARTISAN courageux et volontaire,
un agriculteur est un HERITIER de la civilisation humaine qui a conquis son autonomie,
un agriculteur es le premiert REGULATEUR de la VIE sur Terre,
il a droit à notre respect et à tous les égards : VIVRE DE SON ACTIVITE EN NOUS FAISANT VIVRE !

Posté par Petit Bombyx
Le 01/04/2011 à 09:26:50

 

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